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| Poste | Unité | Prix / unité | Quantité | Total |
|---|---|---|---|---|
| Protections solaires | ||||
| Pose de volets roulants / stores extérieurs | pce | 100,75 € | - | |
| Pose de tringles à rideaux et rails | pce | 38,75 € | - | |
| Pose de stores intérieurs | pce | 69,75 € | - | |
Volet roulant, BSO ou store screen : quelle différence ?
Trois systèmes partagent cette ligne du tarif. Ils se posent de façon assez proche, mais chacun répond à un besoin différent.
Le volet roulant
Le volet roulant est constitué d'un tablier en lames d'aluminium qui s'enroulent sur un axe logé dans un coffre au-dessus de la fenêtre. Les lames courantes sont remplies de mousse isolante, ce qui atténue un peu le bruit et le froid. Les lames extrudées, en aluminium plein, sont plus rigides et se choisissent quand la résistance à l'effraction compte. Le volet roulant permet d'obtenir une obscurité presque totale, d'où son succès dans les chambres. Son défaut : une fois baissé, il bloque la vue et presque toute la lumière.
Le brise-soleil orientable (BSO)
Le BSO, qu'on appelle aussi store vénitien extérieur, possède des lames indépendantes que l'on peut orienter. Vous pouvez ainsi couper le soleil direct tout en laissant entrer une lumière diffuse. Les lames les plus répandues ont un profil en C ou en Z, en différentes largeurs. Les lames en Z se recouvrent mieux une fois fermées et assombrissent davantage la pièce. Le BSO craint en revanche le vent fort : il doit être remonté quand les rafales se lèvent. C'est pourquoi on associe très souvent aux BSO motorisés un capteur de vent qui les remonte automatiquement.
Le store screen (store zip)
Le screen est une toile technique qui s'enroule dans un coffre et glisse dans des coulisses équipées d'un système zip. La fermeture à glissière retient la toile sur toute sa hauteur : elle ne claque pas au vent et ne laisse pas passer les insectes. Le screen filtre le soleil tout en gardant la vue sur l'extérieur, avec un aspect très contemporain. Il convient bien aux grandes baies vitrées et aux portes-fenêtres de terrasse. L'occultation reste partielle, sauf si vous choisissez une toile occultante spécifique.
Où placer le coffre et les coulisses
Avant de commander, il faut décider où iront le coffre et les coulisses. Ce choix détermine l'aspect de la façade, la difficulté de pose et le risque de pont thermique.
Pose en applique sur la façade
Le coffre se fixe sur la façade au-dessus de l'ouverture, et les coulisses de chaque côté, également sur la façade. C'est la solution la plus rapide sur une maison existante quand on ne touche pas à l'isolation. Le coffre reste visible, d'où l'intérêt de choisir une forme et une teinte assorties aux menuiseries ou à l'enduit. Sur une façade isolée par l'extérieur, la fixation doit traverser l'isolant jusqu'au mur porteur, avec des cales d'écartement ou des chevilles spéciales pour ITE. Une cheville plantée seulement dans le polystyrène ne tiendra pas.
Pose en tableau (sous linteau)
Le coffre se place sous le linteau et les coulisses dans le tableau, c'est-à-dire sur les côtés de l'ouverture. La façade reste plus nette, mais la partie vitrée perd la hauteur du coffre. Le tableau doit être assez profond pour accueillir le coffre et pas trop irrégulier.
Coffre intégré ou coffre tunnel
Le coffre disparaît dans l'isolation ou dans le linteau, et de l'extérieur on ne voit qu'une fente étroite. C'est élégant, mais cela se prévoit avant l'ITE ou avant la pose des fenêtres. Le coffre doit être isolé lui-même, sinon une zone froide apparaît au-dessus de la fenêtre. Il existe aussi des menuiseries livrées avec leur coffre intégré, posées en une seule fois. Sur une ITE déjà terminée, le coffre intégré reste rare, car il oblige à ouvrir la façade puis à reprendre l'enduit.
La manœuvre : sangle, manivelle ou moteur
Le mode de manœuvre joue sur le confort au quotidien et sur ce qu'il faut préparer dans le mur.
- La sangle est simple et demande peu d'entretien. Elle convient aux petits volets, mais sur un grand tablier lourd, tirer devient pénible. Elle nécessite un enrouleur côté intérieur et un passage à travers le dormant ou le mur.
- La manivelle (treuil) se rencontre sur les volets comme sur les BSO. Elle traverse le mur ou le cadre en biais, avec une tige articulée à l'intérieur. C'est fiable, mais elle reste visible dans la pièce.
- Le moteur se loge dans l'axe d'enroulement ou dans le profil haut du BSO. Il se commande par interrupteur, télécommande radio ou via une installation domotique. Vous pouvez programmer des horaires, regrouper plusieurs fenêtres et ajouter des capteurs de soleil ou de vent. Sur les grandes dimensions et sur les BSO, c'est aujourd'hui le choix courant.
Un moteur filaire demande une alimentation électrique jusqu'à la fenêtre. Le raccordement au tableau et la création du circuit relèvent d'un électricien qualifié, dans le respect de la norme NF C 15-100. Le poseur installe et règle le moteur, mais le branchement sur l'installation de la maison reste le travail de l'électricien. Si les câbles sont tirés après coup, ils passent souvent sous moulure ou dans une saignée qu'il faudra reboucher avant le passage du peintre en bâtiment. Il existe aussi des volets à motorisation solaire, avec un petit panneau sur le coffre et une batterie, qui évitent de tirer un câble. Ils conviennent bien en rénovation, à condition que la façade reçoive assez de lumière.
Ce qui doit être prêt avant la pose
La pose en elle-même va vite quand tout est prêt. Le temps se perd surtout quand on découvre sur place qu'il manque quelque chose.
- Un métré précis. Les fermetures sont fabriquées sur mesure et ne se recoupent pas sur le chantier. La prise de cotes est en principe réalisée par le fournisseur, qui en assume alors la responsabilité.
- L'alimentation du moteur. Le câble doit attendre près de la fenêtre avant l'arrivée des poseurs, idéalement sous gaine, pour pouvoir être remplacé plus tard.
- L'accès aux fenêtres. Au rez-de-chaussée, une échelle suffit. Aux étages, on travaille depuis l'intérieur, depuis un échafaudage ou avec une nacelle. En construction neuve ou pendant une ITE, il est très avantageux de poser tant que l'échafaudage est en place.
- De la place à l'intérieur. Retirer rideaux, voilages, plantes et meubles devant les fenêtres pour pouvoir percer et circuler.
- Du courant et un coin pour le matériel. Les poseurs ont besoin d'une prise et d'un peu d'espace pour déposer coffres et coulisses.
Ce qui facilite la pose et ce qui la complique
Une même ligne de tarif peut représenter des chantiers très différents. La pose est plus simple avec :
- un rez-de-chaussée ou un échafaudage déjà monté ;
- un mur plein et solide, sans vides ;
- des tableaux droits et une ouverture d'équerre ;
- un câble déjà en attente près de la fenêtre ;
- plusieurs fenêtres identiques à la suite, où les gestes se répètent.
Elle se complique avec :
- des étages élevés sans échafaudage, qui imposent une nacelle ou un travail depuis la fenêtre ;
- une ITE épaisse, qui demande des fixations longues ou des consoles d'écartement ;
- du béton cellulaire ou de la brique creuse, qui exigent des chevilles spéciales ;
- des tableaux de travers, où il faut caler les coulisses ;
- de grandes dimensions et des tabliers lourds, qui nécessitent deux personnes ;
- des câbles à tirer après coup et des saignées à reboucher ;
- la dépose d'anciens volets, persiennes ou stores.
Les erreurs classiques et leurs conséquences
Beaucoup de défauts ne se voient pas tout de suite, mais après le premier hiver ou le premier coup de vent.
- Un mauvais métré. Les coulisses ne tombent pas juste, le coffre est trop court ou le tablier ne descend pas jusqu'à l'appui. Souvent, la seule solution est de refabriquer la pièce.
- Des coulisses non parallèles. Le volet frotte, le BSO descend de travers et le moteur chauffe. On l'entend au bruit, puis l'usure s'installe.
- Une fixation dans l'isolant seul. Les coulisses prennent du jeu avec le temps et tout l'ensemble vibre au vent.
- Des trous non étanchés dans l'ITE. L'eau passe derrière l'enduit, l'isolant s'humidifie et l'enduit peut fissurer au gel.
- Un pont thermique au niveau du coffre. Une zone froide se forme au-dessus de la fenêtre, la condensation apparaît à l'intérieur et des moisissures peuvent suivre.
- Un câble sans gaine. En cas de panne, impossible de le remplacer sans casser.
- Des fins de course mal réglées. Le tablier écrase l'appui ou les lames viennent taper dans le coffre.
Il y a aussi les erreurs d'utilisation. On voit régulièrement des volets actionnés par temps de gel alors que le tablier est pris dans la glace : le moteur ou les lames y laissent des plumes. Les BSO, eux, souffrent quand ils restent baissés par grand vent. Demandez au poseur, lors de la remise, de vous montrer ce que votre installation supporte et ce qu'elle ne supporte pas.
Guide pour bricoleurs : prendre les mesures avant de commander
La pose côté extérieur, surtout en hauteur, et le raccordement du moteur sont à confier à des professionnels. En revanche, vous pouvez faire vous-même un premier relevé et préparer le terrain. Vous aurez une idée plus réaliste de ce qui est faisable et vous comparerez les devis plus facilement. Le métré définitif reste celui du fournisseur, qui s'engage sur les dimensions.
- Mesurer la largeur de l'ouverture côté extérieur en au moins trois points : en haut, au milieu et en bas.
- Mesurer la hauteur à gauche, au centre et à droite, puis noter la plus petite valeur.
- Contrôler au niveau à bulle l'aplomb des tableaux et l'horizontalité du linteau, et noter les écarts.
- Mesurer la profondeur du tableau entre le nu de la façade et le dormant, pour savoir si un coffre peut s'y loger.
- Vérifier si la façade est isolée par l'extérieur et estimer l'épaisseur de l'isolant d'après la profondeur du tableau ou les plans.
- Identifier le matériau du mur, à partir des plans ou d'anciens trous de perçage.
- Indiquer de quel côté doit se trouver la commande et où se situe la prise ou la boîte de dérivation la plus proche.
- Photographier chaque fenêtre de l'extérieur et de l'intérieur, puis envoyer les photos au fournisseur avec les mesures.
- Libérer l'espace devant les fenêtres avant la pose et démonter rideaux et tringles qui gêneraient.
Contrôle et réception des travaux
À la réception, faites-vous présenter chaque fenêtre. Demandez plusieurs montées et descentes complètes, et pour les BSO, plusieurs orientations des lames. Écoutez si le mouvement est régulier et si rien ne frotte. Regardez aussi depuis l'extérieur si les coulisses sont droites et les joints bien faits.
- les dimensions et le modèle correspondent à la commande, teinte du coffre et des coulisses comprise ;
- les coulisses sont d'aplomb, parallèles et solidement fixées ;
- la fermeture coulisse sans à-coups, sans frottement et sans bruit anormal ;
- le tablier ou les lames se posent bien à plat en bas et disparaissent entièrement dans le coffre en haut ;
- sur un BSO, les lames s'orientent de façon homogène sur toute la largeur ;
- sur un screen, la toile reste tenue dans le zip sur toute la hauteur et ne fait pas de vagues ;
- le moteur s'arrête aux bonnes fins de course et l'interrupteur ou la télécommande fonctionne ;
- le capteur de vent ou de soleil, s'il est prévu, est réglé et testé ;
- les traversées de mur et les perçages dans l'ITE sont étanchés ;
- les fenêtres s'ouvrent normalement et la commande ne les gêne pas ;
- les lieux sont propres, sans poussière ni chutes de matériaux ;
- vous avez reçu la notice d'utilisation, la garantie et, pour un moteur filaire, l'attestation de l'électricien pour le raccordement.
Questions fréquentes
Oui, le plus souvent en applique sur la façade ou en tableau, sans toucher à la fenêtre elle-même. Si vous prévoyez de changer vos menuiseries dans les prochaines années, mieux vaut traiter les deux en même temps : c'est à ce moment-là qu'un coffre intégré devient possible.
Tout dépend de la pièce. Pour une chambre où vous voulez le noir, le volet roulant est plus adapté. Pour un séjour ou un bureau où vous voulez vous protéger du soleil en gardant de la lumière, un BSO ou un screen est plus pratique. Le BSO craint davantage le vent, le volet roulant masque la vue une fois baissé.
Le raccordement au réseau électrique de la maison doit être fait par un électricien qualifié, selon la NF C 15-100. Le poseur installe et règle le moteur, mais l'alimentation et le branchement au tableau reviennent à l'électricien. Le plus simple est de faire passer le câble avant la pose. Une motorisation solaire évite ce câble lorsque l'ensoleillement de la façade le permet.
Pour une fenêtre courante bien accessible, généralement une à deux heures. Les grandes baies, le travail en hauteur, une ITE épaisse ou des câbles à tirer allongent le chantier. Une maison individuelle complète se fait en général en un à deux jours, si tout est prêt.
Ne forcez ni à la main ni au moteur. Attendez que la glace dans les coulisses ait fondu. Sur les volets motorisés, certains systèmes proposent un réglage ou un capteur qui limite la manœuvre par temps de gel : renseignez-vous auprès du poseur.
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Comment se déroule la pose sur place
La méthode varie selon le système, mais la base reste la même. Le poseur commence par vérifier que les dimensions livrées correspondent bien à l'ouverture et que les murs sont conformes à ce qui a été relevé au métré. Il trace ensuite l'emplacement du coffre et des coulisses. Celles-ci doivent être parfaitement d'aplomb et parallèles entre elles, sinon le tablier ou la toile frotte.
Vient ensuite le perçage et la fixation. Le type de cheville dépend du mur : en brique pleine ou en béton, une cheville classique suffit ; en brique creuse ou en béton cellulaire, il faut des chevilles adaptées à ces matériaux. Sur une ITE, on fixe à travers l'isolant jusqu'au mur porteur, et chaque trou est rendu étanche pour que l'eau ne s'infiltre pas dans l'isolation. On ne perce le dormant de la fenêtre que si le fabricant de la menuiserie l'autorise, sinon on risque d'abîmer le profilé et de perdre la garantie de la fenêtre.
Le coffre ou le profil porteur supérieur est alors fixé, puis le tablier, les lames ou la toile sont engagés dans les coulisses. Pour une sangle ou une manivelle, le poseur réalise la traversée du mur ou du cadre et monte la commande à l'intérieur. Pour un moteur, il raccorde le câble à la boîte de dérivation préparée et règle les fins de course, c'est-à-dire les positions où la fermeture doit s'arrêter en haut et en bas. Mal réglées, elles font pousser le tablier contre l'appui de fenêtre ou le remontent trop haut dans le coffre.
Pour finir, les jonctions extérieures sont calfeutrées au mastic, les capots sont posés et le poseur fait plusieurs cycles d'essai. Une fenêtre courante demande généralement une à deux heures. Une grande baie, un coffre intégré ou un accès compliqué peuvent prendre une demi-journée. Les mastics mettent, selon le fabricant, de quelques heures à quelques jours pour durcir complètement : évitez donc d'arroser les joints frais au jet dans les premières heures.