Rénovation de salle de bain : le déroulé semaine par semaine et comment y survivre

Une rénovation de salle de bain, ce n'est pas trois jours de bruit et c'est plié. Il y a un ordre à respecter, des temps d'attente et quelques moments où rien ne bouge sans vous. Ce guide vous accompagne du début à la fin pour que vous sachiez ce qui vous attend demain comme dans deux semaines.
Sommaire de l’article
- En bref
- Combien de temps dure une rénovation de salle de bain
- Avant le premier coup de masse : ce qu'il faut décider
- Choisissez votre entreprise et calez une date
- Commandez les sanitaires avant de démolir
- Arrivées d'eau, robinetterie et bâtis encastrés
- Autorisations et copropriété
- Voisins, syndic et règlement de copropriété
- Comment vivre sans salle de bain
- La rénovation de salle de bain semaine par semaine
- Semaine 0 : dernière vérification
- Semaine 1 : démolition et réseaux
- Semaine 2 : cloisons, enduits, chape et étanchéité
- Semaine 3 : faïence et carrelage
- Semaine 4 : pose des équipements et nettoyage
- Étanchéité : là où l'on se trompe le plus souvent
- Jusqu'où doit aller l'étanchéité
- Comment l'appliquer correctement
- Ce qui se passe sur les chantiers
- Où l'on attend : les temps de séchage
- Ce qu'il faut photographier avant de tout refermer
- Quand vous devez être présent
- Où le planning se grippe et comment l'éviter
- Les sujets de litige les plus fréquents entre clients et artisans
- Liste de contrôle pour la réception des travaux
- De quoi se compose le prix d'une rénovation de salle de bains
- Combien ça va coûter et comment faire le calcul
- Articles associés
En bref
Pour une salle de bain classique, les travaux eux-mêmes durent en général deux à quatre semaines, davantage si vous changez beaucoup de choses. Mais avant, il faut compter plusieurs semaines de préparation : choisir les sanitaires, les commander et décider de l'emplacement des arrivées et évacuations. Ce qui prend le plus de temps, ce n'est pas la démolition, c'est l'attente du séchage et de la marchandise qui n'est pas arrivée. Plus vous décidez tôt et plus tout est livré avant le démarrage, plus vite vous retrouvez votre douche. Cet article porte sur le déroulé et le planning, les prix actuels de la main-d'œuvre et des matériaux selon l'ampleur des travaux figurent sur la page Rénovation de salle de bains.
Combien de temps dure une rénovation de salle de bain
Réponse honnête : ça dépend. Une petite salle de bain en appartement, sans déplacer les évacuations, va généralement plus vite qu'une salle de bain de maison où l'on abat des cloisons et où l'on tire de nouveaux réseaux à travers la moitié de la maison. À titre indicatif :
- Préparation et choix : deux à six semaines avant le démarrage. Oui, voire plus si vous passez trois week-ends de suite à choisir votre carrelage.
- Travaux proprement dits : en général deux à quatre semaines pour un chantier courant.
- Marge de sécurité : au moins quelques jours en plus. Sans elle, le planning devient aussi fiable que la météo à dix jours.
La durée ne dépend pas seulement du talent de l'artisan. Elle dépend aussi des temps de séchage imposés par les fabricants et du fait que tout soit prêt le jour où l'artisan en a besoin. Un seul siphon manquant peut bloquer toute la pose des équipements.
Avant le premier coup de masse : ce qu'il faut décider
C'est la phase la plus calme, mais aussi la plus importante. Tout ce que vous ne tranchez pas ici, vous le trancherez dans la poussière, sous pression, avec un artisan qui attend, perceuse à la main.
Choisissez votre entreprise et calez une date
Les bons artisans ont souvent un planning plein plusieurs mois à l'avance. Contactez-les tôt, comparez les devis et mettez noir sur blanc qui fait quoi. Pour vous aider à choisir, lisez notre article comment choisir le bon artisan pour sa rénovation. Demandez aussi si l'artisan fait tout lui-même ou s'il fait appel séparément à un plombier, un électricien et un carreleur. C'est ce qui détermine la fluidité de l'enchaînement des étapes.
Commandez les sanitaires avant de démolir
Baignoire, paroi de douche, WC suspendu, meuble vasque, robinetterie. Certains articles sont en stock, d'autres ont un délai de livraison de plusieurs semaines. Le carrelage d'une collection précise n'est pas toujours disponible immédiatement non plus. L'idéal est d'avoir tout chez vous, ou au moins une date de livraison confirmée, avant le début des travaux. Vérifiez la marchandise dès réception, pas le jour de la pose.
Arrivées d'eau, robinetterie et bâtis encastrés
Les réseaux se posent en fonction des produits choisis. L'artisan doit savoir :
- quel type de robinetterie vous voulez pour la vasque, la baignoire et la douche (sur plage, murale, encastrée),
- les dimensions exactes et les hauteurs de pose du corps encastré de la douche et du bâti-support du WC suspendu, selon le fabricant,
- où seront le lave-linge, le sèche-linge, le radiateur ou le sèche-serviettes,
- où vous voulez les prises, les points lumineux et les interrupteurs.
Si vous changez d'avis une fois les réseaux recouverts, il faudra rouvrir un mur tout neuf. Et personne n'aime ça, surtout pas votre portefeuille ni votre nouvelle faïence.
Autorisations et copropriété
Remplacer le carrelage et les équipements sanitaires ne demande en général aucune autorisation, mais si vous touchez à des cloisons, à des éléments porteurs ou à des réseaux communs, renseignez-vous d'abord auprès de votre mairie. En copropriété, prévenez le syndic à l'avance, surtout si une intervention sur la colonne d'eau ou d'évacuation est prévue, car les travaux sur les parties communes peuvent nécessiter l'accord des copropriétaires.
Voisins, syndic et règlement de copropriété
Une salle de bain ne se rénove pas dans une bulle insonorisée. Le burinage s'entend chez les voisins du dessus, du dessous et parfois jusque dans la cage d'escalier d'à côté. Quelques précautions vous épargneront bien des tensions :
- Lisez le règlement de copropriété. Il précise souvent les horaires autorisés pour les travaux bruyants et d'éventuelles restrictions le week-end. Pensez aussi à vérifier les règles locales sur le bruit auprès de votre mairie.
- Prévenez vos voisins. Un mot dans le hall ou dans l'ascenseur avec les dates de démolition et vos coordonnées suffit. Le bruit passe mieux quand on sait quand il s'arrête.
- La coupure d'eau sur la colonne montante se planifie à l'avance avec le syndic. En général, il faut prévenir les autres logements desservis par la même colonne.
- Protégez l'ascenseur et les parties communes avec du film ou du carton. Les gravats se transportent en sacs, pas à bout de bras.
- Les déchets de chantier n'ont rien à faire dans les poubelles de l'immeuble. Louez une benne ou des sacs à gravats, ou apportez-les en déchetterie selon les règles de votre commune.
Comment vivre sans salle de bain
C'est la partie qu'on oublie le plus facilement en planifiant. Quelques semaines sans douche, et parfois sans WC, c'est long.
- Se doucher ailleurs. Chez les parents, chez des amis, à la salle de sport, à la piscine. Certains calent même leurs vacances sur la phase la plus pénible.
- Les WC. Si vous avez des toilettes séparées qui ne sont pas concernées par les travaux, vous avez gagné. Si le WC est dans la salle de bain, voyez avec l'artisan s'il peut le laisser en service le plus longtemps possible ou le rebrancher provisoirement. Sinon, il reste les toilettes chimiques ou l'hospitalité de la famille. Si vous refaites aussi les toilettes, découvrez ce qu'implique une rénovation des WC.
- La poussière. Démolition et ponçage l'envoient dans tout le logement. Couvrez les meubles, calfeutrez la porte de la salle de bain avec du film, sortez du couloir tout ce que vous ne voulez pas voir virer au gris.
- L'eau pour se laver. L'évier de la cuisine devient soudain le lavabo familial. Si l'artisan coupe l'eau dans tout le logement, gardez quelques bidons d'eau sous la main.
La rénovation de salle de bain semaine par semaine
Le déroulé suivant est indicatif et concerne une salle de bain classique, sans gros changement d'agencement. Les étapes peuvent se chevaucher ou s'étirer selon l'ampleur du chantier et les consignes des fabricants.
Semaine 0 : dernière vérification
Les sanitaires sont livrés ou confirmés, le carrelage aussi. Les voisins sont prévenus, le syndic aussi, les parties communes sont protégées. Videz la salle de bain jusqu'au dernier flacon de shampoing. L'artisan n'a pas à faire les cartons de votre stock de cosmétiques.
Semaine 1 : démolition et réseaux
Les premiers jours sont consacrés à la dépose des sanitaires, au décollage du carrelage et à l'évacuation des gravats. C'est la phase la plus bruyante et la plus poussiéreuse, mieux vaut donc respecter les horaires du règlement de copropriété. Le contenu des travaux de démolition varie selon que vous retirez seulement le carrelage ou que vous revenez au mur brut. Viennent ensuite les réseaux. Le plombier pose les nouvelles canalisations et évacuations, la plomberie est réalisée selon les emplacements que vous avez validés, puis vient l'essai de mise en pression. L'électricien prépare le câblage pour l'éclairage, les prises et un éventuel plancher chauffant. L'installation électrique doit être confiée à un électricien qualifié, et la salle de bain obéit à des règles strictes de volumes, détaillées dans notre article sur les volumes et luminaires autorisés dans la salle de bain. Si la salle de bain comporte une installation gaz, toute intervention est réservée exclusivement à un professionnel qualifié et habilité.
Semaine 2 : cloisons, enduits, chape et étanchéité
Si un doublage ou une nouvelle cloison est prévu, c'est maintenant. Les saignées des réseaux sont rebouchées, les murs remis d'aplomb, et une nouvelle chape peut être coulée au sol. Et voici la première grande attente. Enduits, ragréages et chapes doivent sécher, sinon impossible de coller quoi que ce soit dessus. Ensuite vient l'étanchéité sous carrelage, généralement en deux couches avec des bandes dans les angles et des manchettes autour des traversées. Cette étape ne se voit pas, mais c'est elle qui décide si, dans quelques années, vous devrez expliquer au voisin du dessous la tache sur son plafond. Pour en savoir plus, voyez comment se réalise l'étanchéité liquide autour de la baignoire et sous la douche.
Semaine 3 : faïence et carrelage
Enfin, la salle de bain commence à ressembler à une salle de bain. Le carreleur pose le carrelage au sol et la faïence au mur, gère les découpes autour des arrivées d'eau et les profilés. Après la pose, il faut attendre avant de faire les joints, selon les indications du fabricant de la colle, en général au moins une journée. Puis viennent les joints, et de nouveau une attente le temps qu'ils durcissent.
Semaine 4 : pose des équipements et nettoyage
On installe le WC, la vasque, la robinetterie, la paroi, les meubles, les luminaires, le miroir. L'électricien pose les interrupteurs et les prises. Pour finir, les joints silicone, qui ont eux aussi besoin de temps avant votre première douche. Ensuite, nettoyage, évacuation des derniers déchets et réception des travaux.
Étanchéité : là où l'on se trompe le plus souvent
Le carrelage et les joints ne sont pas étanches. L'eau n'est arrêtée que par la couche d'étanchéité placée dessous, et c'est elle qui revient le plus souvent dans les litiges et les sinistres liés aux salles de bains. En France, on parle de SPEC, système de protection à l'eau sous carrelage, et les experts en sinistres décrivent année après année les mêmes défauts d'exécution. Avant de signer, demandez aussi l'attestation d'assurance décennale de l'entreprise, car c'est elle qui couvre ce type de désordre après la réception.
Jusqu'où doit aller l'étanchéité
- Sol : toute la surface de la salle de bains, avec une remontée d'environ 15 à 20 cm sur les murs tout autour, pour former une sorte de cuvette.
- Douche : les murs jusqu'au-dessus de la tête de douche, et pour une douche à l'italienne sans paroi, volontiers jusqu'au plafond.
- Baignoire : les murs autour de la baignoire, au moins 20 cm au-dessus du rebord, avec un retour sur le mur voisin.
- Lavabo : la zone exposée aux projections, en général jusqu'à 1,2 ou 1,5 m de hauteur.
- Traversées : chaque tuyau, chaque sortie de robinetterie, chaque siphon de sol et chaque caniveau reçoit une manchette d'étanchéité, chaque angle et chaque jonction mur-sol une bande d'étanchéité.
Comment l'appliquer correctement
Le produit d'étanchéité liquide s'applique en deux couches, la seconde croisée par rapport à la première, et les bandes sont marouflées dans la première couche encore fraîche. L'épaisseur minimale à sec dépend du type de produit. Les valeurs courantes tournent autour de 0,5 mm pour les produits en dispersion, 1,0 mm pour les résines réactives et 2,0 mm en deux couches pour les mortiers d'étanchéité à base de ciment. Les valeurs exactes et le délai entre les couches figurent dans la fiche technique du produit. Un support poreux reçoit d'abord un primaire, un ancien carrelage un primaire d'accrochage. La pente vers l'évacuation se réalise dès la chape, et non avec une couche de colle plus épaisse sous le carrelage.
Ce qui se passe sur les chantiers
- Seuls les angles sont traités. Les bandes sont posées dans les angles, mais les murs de la douche sont restés sans étanchéité.
- Le corps encastré oublié. Le fabricant fournit avec le corps de mitigeur encastré une manchette d'étanchéité qui reste souvent dans le carton.
- Caniveau mal raccordé. Le caniveau de douche est posé, mais sa collerette d'étanchéité n'est pas intégrée au système.
- Perçages après coup. Les trous pour les étagères, la fixation de la paroi ou les profilés ne sont pas étanchés, et l'eau suit la vis jusque dans le mur.
- Uniquement du silicone autour de la baignoire. La baignoire ou le receveur sont posés sans bande d'étanchéité périphérique, et toute la protection repose sur un joint silicone qui finit par se fissurer.
- Carrelage posé sur un support humide. L'enduit ou la chape n'ont pas encore séché, mais le carreleur colle quand même pour tenir le planning.
Sur l'étanchéité, le carrelage se pose avec une colle flexible, en général de classe C2 au mur et une colle déformable de classe S1 au sol. Les angles et la jonction avec la baignoire ne se remplissent pas avec du mortier joint, mais avec un mastic silicone sanitaire. La façon de réaliser l'étanchéité de la salle de bains sous carrelage est détaillée sur une page dédiée.
Où l'on attend : les temps de séchage
La question qui revient le plus souvent pendant un chantier : pourquoi personne n'est venu aujourd'hui. La réponse est souvent très terre à terre. Quelque chose sèche.
- Les enduits et ragréages muraux doivent sécher selon l'épaisseur appliquée et les conditions de la pièce.
- Les chapes sont en général les plus longues à sécher. Pour une chape ciment, cela peut prendre plusieurs semaines, les mortiers à prise rapide réduisent ce délai selon les données du fabricant.
- Le primaire et l'étanchéité imposent un délai entre les couches, indiqué par le fabricant sur l'emballage.
- La colle à carrelage doit durcir avant les joints.
- Le silicone a besoin de temps avant d'être exposé à l'eau.
Ces pauses ne se sautent pas sans risque. Un artisan qui vous promet l'étanchéité et le carrelage le même jour utilise soit un système rapide spécifique, soit sa bonne étoile. Demandez-lui lequel des deux.
Ce qu'il faut photographier avant de tout refermer
Pendant le chantier, votre téléphone est votre meilleur allié. Les photos prises quand les réseaux sont encore visibles vous serviront un jour, pour percer une étagère ou en cas de réclamation.
- tous les murs avec les canalisations d'eau et les évacuations, idéalement avec un mètre ruban dans le cadre,
- le cheminement des câbles électriques et les boîtiers,
- l'essai de mise en pression, et si possible le manomètre,
- l'étanchéité, y compris les angles, les bandes et les manchettes autour du siphon de sol et des traversées,
- le bâti-support du WC et le corps encastré de la douche avant leur habillage,
- les étiquettes et références des matériaux utilisés.
Rangez les photos dans un dossier à part, avec un nom que vous retrouverez dans cinq ans. Par exemple « salle de bain réseaux », pas « IMG_fourre-tout ».
Quand vous devez être présent
L'artisan n'a pas besoin que vous restiez toute la journée à regarder par-dessus son épaule. Mais à certains moments, votre présence évite bien des soucis :
- Le premier jour. Vous passez le plan en revue ensemble, vous montrez où se trouvent le robinet d'arrêt général et le tableau électrique, vous décidez où stocker les matériaux.
- Avant de refermer les réseaux. Vous vérifiez l'emplacement des arrivées d'eau, des prises et des bâtis encastrés. Maintenant, c'est facile à modifier, dans une semaine, beaucoup moins.
- Au début du carrelage. Vous validez le point de départ, le calepinage des joints, l'emplacement des coupes et des profilés. Le carreleur ne lit pas dans les pensées, même si certains n'en sont pas loin.
- Les livraisons. Quelqu'un doit réceptionner et contrôler les colis.
- La réception des travaux. Vous ouvrez les robinets, tirez la chasse, contrôlez les pentes et les joints silicone, testez l'éclairage.
Où le planning se grippe et comment l'éviter
La plupart des retards ne viennent pas de la paresse. Ils naissent de petits détails qu'on aurait pu régler plus tôt.
- Marchandise manquante. Les sanitaires ou le carrelage ne sont pas arrivés. Solution : commander à l'avance et tout avoir chez soi avant le démarrage.
- Client indécis. Vous choisissez encore votre mitigeur alors que le plombier devrait avoir terminé. Solution : prendre toutes les décisions sur les arrivées et évacuations avant la pose des réseaux.
- Mauvaise surprise derrière le carrelage. Vieilles canalisations corrodées, murs de travers, humidité. Solution : prévoir une marge dans le planning et convenir à l'avance de la façon de gérer les travaux imprévus.
- Artisans qui ne se croisent pas. L'électricien n'est pas disponible au bon moment. Solution : demander dès le départ qui coordonne les interventions.
- Impatience pendant le séchage. Raccourcir les temps de séchage finit toujours par se payer, simplement plus tard et plus cher.
- Coupure sur la colonne montante. Le syndic n'a pas prévenu les occupants à temps. Solution : fixer la date bien à l'avance.
Un bon planning n'est pas le plus court. C'est celui qui prévoit que quelque chose ne se passera pas comme prévu.
Les sujets de litige les plus fréquents entre clients et artisans
- Ce qui est compris dans le prix. Évacuation des gravats, étanchéité, joints silicone, pose des sanitaires, trappes de visite. Ce qui n'est pas écrit dans le devis peut revenir sous forme de travaux supplémentaires.
- La surprise derrière le carrelage. Des tuyaux corrodés ou un mur humide après la démolition. Convenez à l'avance que l'artisan vous montre et chiffre chaque travail de ce type avant de le commencer.
- Coupes et joints. De fines bandes de carreaux au plafond ou dans un angle, des joints qui ne se prolongent pas entre le mur et le sol. Validez le calepinage avant la pose, pas après.
- La pente. L'eau stagne dans la douche ou part vers la porte. C'est facile à vérifier : versez un seau d'eau et regardez où elle s'écoule.
- Qui est responsable de quoi. Quand le plombier, l'électricien et le carreleur ne viennent pas de la même entreprise, chacun peut rejeter la faute sur l'autre. Les photos de chaque étape sont alors la meilleure preuve.
Liste de contrôle pour la réception des travaux
- Avez-vous des photos des réseaux, de l'essai de pression et de l'étanchéité, bandes et manchettes comprises ?
- Avez-vous le procès-verbal de l'essai de pression et, pour une installation électrique neuve, le document de contrôle remis par l'électricien ?
- L'eau de la douche et du sol s'écoule-t-elle vers l'évacuation sans stagner nulle part ?
- Les joints silicone sont-ils continus, sans trous et sans mortier joint dans les angles ?
- Le carrelage sonne-t-il plein partout quand on le tapote, sans zones creuses ni carreaux qui bougent ?
- La robinetterie ne goutte-t-elle pas, le WC ne coule-t-il pas après la chasse, les siphons sous le lavabo sont-ils secs ?
- L'éclairage, les prises et la ventilation fonctionnent-ils, et le disjoncteur différentiel du tableau se déclenche-t-il au test ?
- Les trappes de visite sont-elles accessibles et s'ouvrent-elles ?
- Avez-vous les garanties, notices et bons de livraison des sanitaires et du système d'étanchéité ?
De quoi se compose le prix d'une rénovation de salle de bains
Le prix final dépend davantage de l'ampleur des travaux que de la taille de la pièce. Ce qui pèse le plus :
- la démolition et l'évacuation des gravats, surtout si l'on revient au mur brut,
- les nouveaux réseaux d'eau, d'évacuation et d'électricité, et le déplacement éventuel des équipements,
- la chape, le dressage des murs et l'étanchéité, dont l'ampleur n'apparaît souvent qu'après la démolition,
- la surface et le format du carrelage : les grands formats et les coupes complexes demandent plus de travail,
- les systèmes encastrés (WC suspendu, mitigeur encastré, caniveau de douche) par rapport aux solutions classiques,
- les sanitaires et accessoires, que le client choisit et paie en général lui-même.
Si la rénovation sert à adapter la salle de bains à l'avancée en âge, par exemple pour remplacer une baignoire par une douche de plain-pied, l'aide MaPrimeAdapt' peut financer une partie des travaux. Elle s'adresse notamment aux personnes de 70 ans et plus, sous conditions de ressources, et se demande via le réseau France Rénov' avant de signer le devis.
Combien ça va coûter et comment faire le calcul
Vous connaissez maintenant le déroulé, reste le budget. Le coût de la main-d'œuvre et des matériaux, les différences entre appartement et maison, quand une douche vaut mieux qu'une baignoire et à quoi faire attention pour l'étanchéité ou la réception : tout est sur notre page consacrée au prix d'une rénovation de salle de bain. Si vous voulez mesurer votre salle de bain, calculer les surfaces et savoir lire le devis d'un artisan, suivez notre guide pour calculer vous-même la rénovation de votre salle de bain. Dans l'application NUMIQ, vous pouvez ensuite préparer un chiffrage poste par poste et le comparer aux devis reçus. Et de leur côté, les artisans y montent rapidement un devis que leurs clients comprennent.
Équipe NUMIQ
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