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Cloison en plaques de plâtre double peau : mise en œuvre, matériaux et contrôle

Une cloison double peau est une cloison en plaques de plâtre qui reçoit deux plaques superposées de chaque côté de l'ossature métallique, au lieu d'une seule. Une fois peinte, elle ressemble à une cloison classique.

Mis à jour 09/2026·13 min read·9 price list items
Prix d'une prestation standard
52,70 €/ m²
Fourchette indicative
42,16 € - 68,50 €
Appartement de 60 m²
7905,00 €
Prix pour cette prestation uniquement - hors fournitures et hors travaux préparatoires. Il ne s'agit pas du prix d'un chantier complet.
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Plaques de plâtre et doublage9 postes

Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.

PosteUnitéPrix / unitéQuantitéTotal
Systèmes en plaques de plâtre
Cloison sur ossature métallique, double parementm²52,70 €-
Cloison sur ossature métallique, simple parementm²36,45 €-
Doublage de mur en plaques de plâtrem²27,90 €-
Plafond droit suspendu en plaques de plâtrem²35,65 €-
Habillage de plafond sous rampant en plaques de plâtrem²43,40 €-
Plafond modulaire démontable (avec ossature)m²-
Cloison en plaques de plâtre haute dureté (antichoc)m²-
Pose de pare-vapeur sous plafond en plaques de plâtrem²2,15 €-
Isolation intérieure de cloison sur ossaturem²3,90 €-
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Ce qui distingue la cloison double peau et quand elle s'impose

Le principe reste celui de toute cloison en placo : des rails fixés au sol et au plafond, des montants verticaux emboîtés dedans, de la laine minérale dans le vide et un parement de chaque côté. Sur une cloison double peau, on visse deux épaisseurs de plaques par face, en général des BA13 de 12,5 mm. Avec des montants de 48 mm, on obtient une cloison d'environ 98 mm, souvent appelée 98/48. Avec des montants de 70 mm, elle fait environ 120 mm, et autour de 140 mm avec des montants de 90.

Pourquoi deux plaques ? Parce que la masse et la rigidité du mur jouent directement sur l'isolation acoustique, sur la résistance aux chocs et sur la charge qu'il peut porter. La seconde plaque recouvre aussi les joints de la première. Le mur devient plus homogène et les fissures aux joints se font plus rares.

Choisissez la double peau surtout dans ces cas :

  • vous séparez une chambre ou une chambre d'enfant du séjour et le calme compte pour vous ;
  • vous prévoyez d'y accrocher des meubles hauts de cuisine, un téléviseur ou des étagères chargées ;
  • la cloison se trouve dans une salle de bains et recevra du carrelage ;
  • le mur est haut, par exemple sous un pignon de combles ou dans une pièce à grande hauteur sous plafond ;
  • une certaine résistance au feu est demandée, par exemple entre un garage et l'habitation ou autour d'un local technique ;
  • dans un couloir où une poussette, un vélo ou un meuble risque de heurter le mur.

Double peau ou simple peau : comparaison

La liste de prix NUMIQ propose aussi une ligne séparée pour la cloison en plaques de plâtre simple peau. Les deux solutions sont courantes et correctes, mais elles ne servent pas aux mêmes endroits. En résumé :

  • Parement : la simple peau a une plaque par face, la double peau en a deux. Pour chaque mètre carré de mur, il faut donc deux fois plus de plaques, de vis, et un traitement en plus pour les joints de la première épaisseur ;
  • Épaisseur : à ossature égale, la double peau prend environ 25 mm de plus. Dans un petit couloir ou près d'une porte, ces centimètres comptent parfois ;
  • Acoustique : avec de la laine minérale, les deux atténuent le bruit, mais la double peau nettement mieux. La différence s'entend surtout sur les voix et la musique ;
  • Solidité : la simple peau sonne plus creux et une plaque cède plus facilement sous un choc. La double peau donne une impression proche d'un mur maçonné ;
  • Charges : les objets légers tiennent sur les deux. Pour des meubles lourds, une simple peau demande presque toujours des renforts. La double peau offre plus de marge, mais les renforts restent conseillés pour les charges vraiment lourdes ;
  • Hauteur : d'après les tableaux des fabricants de systèmes, la double peau autorise une hauteur de cloison plus grande à ossature égale ;
  • Temps et poids : la double peau demande nettement plus de temps de pose et le matériel pèse plus lourd, ce qui se ressent quand il faut tout monter à pied dans les étages.

La simple peau convient bien pour un dressing, une séparation dans un bureau, un habillage de cellier ou partout où l'on n'attend rien de particulier côté bruit ou charge. Si vous hésitez pour une chambre ou une salle de bains, la pratique montre qu'il est bien plus compliqué de renforcer un mur après coup que de le monter directement en double peau.

Ce qui doit être prêt avant l'arrivée du plaquiste

La plaque de plâtre supporte mal l'humidité et les supports irréguliers. Vérifiez quelques points avant la pose.

État du chantier

  • les travaux humides, enduits et chape, sont terminés et secs, sinon les plaques absorbent l'humidité et les joints fissurent plus tard ;
  • les fenêtres sont posées et le bâtiment est fermé, chauffé en hiver à plus de 10 °C environ ;
  • le sol et le plafond sont sains et à peu près plans à l'emplacement de la cloison, les gros défauts sont repris avant.

Les décisions à prendre en amont

Une fois la seconde face fermée, l'intérieur du mur n'est plus accessible. Fixez donc à l'avance :

  • la position exacte de la cloison et des portes, avec largeur et hauteur de passage et type d'huisserie ;
  • l'emplacement des prises, interrupteurs, points lumineux et câbles réseau ;
  • l'emplacement de la cuisine, du téléviseur, du lavabo, du WC suspendu ou du chauffe-eau, pour prévoir les renforts ;
  • si la cloison repose sur la dalle porteuse ou sur la chape finie.

Ce dernier point pèse lourd sur l'acoustique. Si la cloison est posée sur une chape flottante ou un parquet qui passe d'une pièce à l'autre sous le mur, le bruit circule par le sol et la double peau perd une partie de son effet. Quand on vise un vrai confort acoustique, on fixe la cloison sur la dalle et on interrompt la chape à son emplacement.

Matériaux et choix des plaques

Ossature

On utilise des rails et des montants en acier galvanisé, le plus souvent en 48, 70 ou 90 mm. Pour une cloison d'habitation, le 48 est très répandu, le 70 donne un vide plus confortable pour l'isolant et les gaines. Le 48 reste intéressant quand chaque centimètre compte et que le mur n'est pas haut. Le 70, le 90 ou des montants doublés s'imposent pour les grandes hauteurs ou les réseaux volumineux. Autour des portes, on renforce les montants, par exemple en les doublant ou avec des profilés de renfort, pour que l'huisserie ne vibre pas à chaque fermeture.

Plaques

  • Plaques standard (BA13 grises à parement blanc) : pour les pièces sèches, chambres, séjour, couloir ;
  • Plaques hydrofuges (vertes) : pour les salles de bains et cuisines. La plaque seule n'est pas étanche : dans la douche et autour de la baignoire, elle reçoit un système de protection à l'eau sous carrelage avec bandes d'angle ;
  • Plaques feu (roses ou rouges) : là où le mur doit résister au feu. Cette résistance ne vaut que pour le système complet tel que décrit par le fabricant, c'est-à-dire profilés, isolant, plaques et vis précis ;
  • Plaques phoniques et haute dureté : plus denses, elles améliorent l'atténuation du bruit ou la tenue aux charges et aux chocs. Elles conviennent bien pour une chambre côté voisin ou un studio de musique à la maison.

On peut aussi combiner, par exemple une première plaque standard et une seconde hydrofuge. L'essentiel est que l'ensemble réponde à ce que vous attendez du mur.

Isolant et petites fournitures

Dans le vide, on place de la laine de verre ou de roche d'une épaisseur proche de la largeur des montants. Sous les rails et contre les montants de rive, on colle une bande résiliente qui désolidarise le métal du bâtiment et limite la transmission du bruit. Pour la première plaque, on utilise en général des vis d'environ 25 mm, pour la seconde d'environ 35 mm, afin de traverser les deux épaisseurs et de bien accrocher dans le profilé. Les joints de la plaque extérieure se traitent avec enduit et bande, les angles saillants avec des cornières ou bandes armées.

La pose d'une cloison double peau étape par étape

  1. Tracer l'emplacement de la cloison au sol, sur les murs et au plafond, reporter la ligne à la verticale au laser.
  2. Coller la bande résiliente sous les rails et sur les montants de rive.
  3. Fixer les rails au sol et au plafond avec des chevilles adaptées, en général environ tous les 60 cm à 1 m et avec au moins trois fixations par rail. Fixer les montants de rive aux murs.
  4. Mettre en place les montants renforcés des baies de porte, les ancrer en haut et en bas, et réaliser la traverse au-dessus de l'ouverture.
  5. Emboîter les montants dans les rails, généralement tous les 60 cm, tous orientés dans le même sens. Sous une dalle béton, les couper un peu plus courts pour laisser jouer la flèche du plancher.
  6. Visser la première plaque sur une face, environ 10 mm au-dessus du sol pour qu'elle ne pompe pas l'humidité.
  7. Poser les renforts pour objets lourds : traverses bois ou rails métalliques entre montants à la hauteur voulue.
  8. Passer les gaines électriques dans les ouvertures des montants et poser les boîtes. Cette partie revient à l'électricien.
  9. Remplir tout le vide de laine minérale, sans trous.
  10. Visser la première plaque sur l'autre face, puis la seconde plaque sur les deux faces. Décaler les joints verticaux de la seconde épaisseur d'au moins un entraxe de montants, et les joints horizontaux d'au moins 40 cm environ.
  11. Remplir les joints de la première épaisseur à l'enduit sans bande, traiter ceux de la seconde avec bande et enduit, puis poncer.

Pourquoi enduire la première épaisseur alors que personne ne la verra ? Parce que les joints vides laissent passer le son, et le feu en cas d'incendie. Les fabricants de systèmes prévoient ce traitement. Le sauter, c'est perdre une partie de ce pour quoi vous avez choisi une double peau.

Niveau de finition

Le soin apporté aux joints de la plaque extérieure se convient à l'avance. Les fabricants parlent souvent de niveaux Q1 à Q4 : un traitement de base suffit sous carrelage, un niveau courant convient sous une peinture mate ordinaire, un niveau plus poussé est utile avec une peinture satinée ou une lumière rasante venant de la fenêtre, et un enduit sur toute la surface répond aux exigences les plus élevées. Mettez-vous d'accord avec le plaquiste et le peintre en bâtiment, sinon les attentes divergent souvent.

Ce qui facilite le travail et ce qui le complique

La difficulté de la pose, et donc son coût, dépend beaucoup des conditions trouvées sur place.

  • Chantier simple : mur droit à hauteur constante, sans porte, sol et plafond plans, rez-de-chaussée ou ascenseur, peu de réseaux ;
  • Ce qui complique : plusieurs portes, des rampants de combles avec beaucoup de découpes, une hauteur au-delà du standard qui demande un échafaudage, de vieux plafonds irréguliers, un raccord sur des solives bois qui bougent ;
  • Ce qui allonge le temps : de nombreux renforts, une trappe de visite, beaucoup de boîtes électriques, des angles, des formes courbes, un niveau de finition élevé ;
  • Logistique : deux fois plus de plaques, c'est deux fois plus de portage. Au troisième étage sans ascenseur, cela représente beaucoup de manutention lourde.

Avec une double peau, tout se multiplie : chaque découpe de boîte, chaque tableau de porte et chaque angle se traite sur quatre épaisseurs au lieu de deux.

Coordination avec les autres corps de métier

Le plaquiste intervient au milieu du chantier, il vaut mieux connaître l'ordre des interventions :

  • Avant lui : maçonnerie et enduits, chape, éventuellement isolation et pose des menuiseries ;
  • Pendant : l'électricien, le plombier-chauffagiste et le ventiliste passent leurs réseaux une fois la première face fermée, avant l'isolant et la fermeture de la seconde. Fixez une date précise pour que l'équipe n'attende pas ;
  • Après lui : carreleur, peintre en bâtiment, poseur de sols et pose des portes.

Pour l'électricité, prenez des boîtes d'encastrement prévues pour cloisons sèches, assez profondes pour une double épaisseur de plaques. Ne placez pas les prises des deux faces exactement dos à dos : décalez-les d'au moins un espace entre montants, sinon le son passe par là. L'installation doit être réalisée par un électricien qualifié et conforme à la NF C 15-100. Photographiez les gaines avant de fermer le mur.

En salle de bains, les renforts pour le bâti de WC suspendu, le lavabo et la robinetterie se préparent avec le plombier. La protection à l'eau sous carrelage vient après le traitement des joints et avant le carrelage.

Les erreurs qui apparaissent plus tard

  • Joints superposés : si la seconde plaque n'est pas décalée, le mur est affaibli aux joints et des fissures y apparaissent avec le temps ;
  • Bande résiliente oubliée : la cloison « résonne » sur son pourtour et le bruit passe dans le plafond et les murs. Impossible à corriger après coup ;
  • Isolant mal posé : une laine trouée ou tassée réduit l'affaiblissement acoustique, surtout sur les voix ;
  • Vis trop enfoncées : une vis qui déchire le carton ne tient plus la plaque. On voit ensuite des têtes qui ressortent ou une plaque qui bouge ;
  • Cloison bloquée sous le plafond : si les montants touchent la dalle sans jeu, la flèche du plancher met le mur en charge et l'angle en haut fissure ;
  • Plaques posées contre le sol : au lavage ou lors d'un dégât des eaux, la plaque boit l'eau ;
  • Joint de fractionnement absent : sur les très longs murs et au raccord avec des supports différents, il faut des joints selon le fabricant, sinon une fissure apparaît à un endroit aléatoire ;
  • Pose dans un chantier humide : les plaques se déforment et les joints fissurent une fois le chauffage lancé, souvent dès le premier hiver ;
  • Renforts oubliés : accrocher ensuite des meubles lourds dans les seules plaques avec des chevilles finit par un arrachement et un mur abîmé.

Durée des travaux

Le montage de l'ossature et des parements prend nettement plus de temps qu'en simple peau, puisque chaque face est vissée deux fois. Prévoyez aussi une pause pour les réseaux entre la fermeture de la première et de la seconde face. L'enduit de joint sèche selon le fabricant, en général jusqu'au lendemain, plus longtemps par temps frais et humide. Pour une finition soignée, on passe plusieurs couches, ce qui ajoute des jours. La peinture vient après séchage complet de l'enduit et application d'une impression, le carrelage après séchage de la protection à l'eau.

Guide pour bricoleurs : cloison double peau en pièce sèche

Si vous êtes habile, avec un bon niveau ou un laser et quelqu'un pour vous aider, vous pouvez monter cette cloison vous-même. Limitez-vous aux pièces sèches et aux murs de hauteur courante sans exigence feu. Laissez l'électricité à un électricien et ne touchez à aucun élément porteur.

  1. Tracer l'emplacement au laser au sol, au plafond et sur les murs, et vérifier qu'aucun réseau ne passe à cet endroit.
  2. Coller la bande résiliente sous les rails et les fixer au sol et au plafond.
  3. Emboîter les montants tous les 60 cm, légèrement plus courts que la hauteur sous plafond.
  4. Visser la première plaque sur une face, en laissant environ 10 mm au sol.
  5. Poser les renforts pour étagères et meubles, puis faire passer l'électricien.
  6. Remplir le vide de laine minérale sans trous, avec des gants.
  7. Visser la première plaque sur l'autre face, puis la seconde épaisseur avec joints décalés.
  8. Enduire les joints des deux épaisseurs, avec bande sur la plaque extérieure.
  9. Poncer, appliquer une impression et laisser sécher avant de peindre.

Les plaques sont lourdes : au plafond, manipulez-les toujours à deux. Pour la découpe et le ponçage, portez un masque anti-poussière et des lunettes.

Contrôle et réception de la cloison finie

Avant la fermeture de la seconde face, demandez à voir l'isolant, les renforts et les réseaux, et prenez des photos. Une fois le travail terminé, vérifiez :

  • la planéité du mur avec une règle de 2 m dans plusieurs directions, les écarts doivent correspondre au niveau de finition convenu et aux tolérances du DTU ;
  • l'aplomb du mur et des tableaux de porte au niveau ;
  • la largeur et la hauteur de la baie de porte, et l'absence de vibration des montants ;
  • des joints lisses sur la plaque extérieure, sans fissure ni bande visible ;
  • des têtes de vis enfoncées et enduites, sans carton déchiré ;
  • des angles saillants droits et protégés ;
  • des boîtes électriques bien tenues et aux emplacements prévus ;
  • un son plein quand vous frappez, un son creux trahissant un isolant ou une plaque manquants ;
  • le jeu au sol et le joint de raccord au plafond ;
  • la présence des photos des renforts, réseaux et isolant avant fermeture.

Questions fréquentes

Oui, avec le même isolant, elle atténue nettement mieux le bruit car elle est plus lourde et plus rigide. Les ponts phoniques gâchent toutefois le résultat : bande résiliente absente, prises dos à dos ou chape flottante commune sous le mur.

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