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Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.
| Poste | Unité | Prix / unité | Quantité | Total |
|---|---|---|---|---|
| Toitures et couvertures | ||||
| Installation pare-vapeur | m² | 4,50 € | - | |
| Pose de charpente bois (structure porteuse) | m² | - | ||
| Installation liteaux pour toiture tuiles | m² | - | ||
| Installation contre-liteaux | m² | 6,05 € | - | |
| Bardage de façade - joint debout | m² | 31,00 € | - | |
| Couverture à joint debout / agrafée | m² | 29,45 € | - | |
| Pose membrane d'étanchéité PVC (toit plat) | m² | - | ||
| Test d'étanchéité membrane PVC (toit plat) | m² | - | ||
| Pose de couverture en tuiles céramiques/béton | m² | 46,50 € | - | |
À quoi sert le pare-vapeur et où le poser
Chaque logement produit beaucoup de vapeur d'eau : la cuisine, la douche, le linge qui sèche et même la respiration. L'air chaud et humide cherche naturellement à sortir. S'il pénètre dans l'isolant et s'y refroidit, il se transforme en eau. Une laine minérale mouillée isole beaucoup moins bien, le bois des chevrons et des solives prend l'humidité, des moisissures apparaissent, et les plaques de placo comme les ossatures métalliques finissent abîmées.
Une règle s'applique toujours : le pare-vapeur se place du côté chaud de l'isolant, c'est-à-dire vers la pièce. Jamais entre l'isolant et l'extérieur, car il enfermerait alors l'humidité dans la paroi.
Sur le terrain, on rencontre deux situations :
- la pose en toiture : la membrane se fixe sous les chevrons ou sous l'isolant posé entre chevrons, dans les rampants des combles aménagés, et se raccorde aux autres couches du toit ;
- la pose dans un plafond en placo : la membrane se place au-dessus des plaques de plâtre, sous l'isolant du plafond ou du plancher des combles.
Dans un plafond en placo, l'ordre des couches depuis la pièce vers le haut est le suivant : plaque de plâtre, ossature (fourrures), pare-vapeur, isolant, puis charpente ou plancher. Dans les combles, les deux cas se rejoignent souvent : le plafond plat se prolonge par les rampants, et c'est justement cette jonction qui doit rester continue.
Pare-vapeur, frein-vapeur ou membrane hygrorégulante
On parle souvent de « pare-vapeur » pour toutes les membranes, mais elles ne se valent pas :
- le pare-vapeur classique (polyéthylène ou film avec couche aluminium réfléchissante) bloque presque totalement la vapeur, il convient aux isolations courantes ;
- le frein-vapeur ralentit seulement la vapeur et laisse la paroi sécher de façon contrôlée, il se choisit pour les parois dites ouvertes à la diffusion ;
- la membrane hygrorégulante change de perméabilité selon l'humidité : en hiver elle protège l'isolant, en été elle laisse la paroi sécher vers l'intérieur, on la voit souvent dans les combles et en rénovation de maisons anciennes.
Le bon choix dépend de l'ensemble de la paroi : type d'écran sous toiture, type d'isolant, présence ou non d'une lame d'air ventilée. Les règles de l'art sont décrites dans les DTU et dans les avis techniques des fabricants. En cas de doute, faites vérifier la composition par un maître d'œuvre ou un artisan expérimenté. Pour un film réfléchissant, suivez la notice du fabricant : en général, la face brillante est tournée vers la pièce.
Les accessoires du système comptent autant que la membrane : adhésifs pour les jonctions, mastic élastique pour le raccord aux murs, manchettes pour les passages de câbles, de tuyaux et de spots. Prenez la membrane et les adhésifs chez le même fabricant, c'est la garantie qu'ils tiennent bien ensemble.
Ce qui facilite ou complique le chantier
La difficulté, et donc le coût, dépend surtout du nombre de détails à traiter, bien plus que de la surface. Un plafond plat dans une maison neuve au plan simple, avec peu de passages, reste le cas le plus facile. Demandent plus de travail :
- des combles qui mêlent plafond plat et rampants, avec une transition continue à soigner ;
- de nombreux spots encastrés, bouches de VMC ou haut-parleurs au plafond ;
- des fenêtres de toit, un conduit de cheminée et des murets autour desquels il faut découper et mastiquer la membrane ;
- une rénovation avec de vieux murs irréguliers, plus difficiles à raccorder de façon étanche ;
- les membranes hygrorégulantes et les accessoires haut de gamme ;
- le travail en hauteur sous le faîtage, qui nécessite un échafaudage.
Les adhésifs et mastics ont une plage de température d'application. Par temps de gel ou sur un support poussiéreux, ils n'accrochent pas : c'est pourquoi on repousse parfois ce travail en hiver dans des combles non chauffés.
Les erreurs courantes
- Membrane posée du mauvais côté. C'est l'erreur la plus grave : l'humidité reste piégée dans la paroi.
- Recouvrement sans adhésif. Un simple chevauchement des lés n'est pas étanche, même s'il en a l'air.
- Ruban adhésif bas de gamme. Il se décolle avec le temps et la jonction ne joue plus son rôle.
- Pas de raccord aux murs. Une membrane simplement appuyée contre le mur laisse une fente continue sur tout le pourtour.
- Membrane percée. Pendant la pose de l'ossature, elle se déchire ou se perce facilement, et personne ne répare.
- Trous de spots faits après coup. Il arrive souvent que des trous soient découpés dans le plafond fini pour les luminaires, sans que personne ne refasse l'étanchéité.
- Coupures dans les angles et à la jonction avec les rampants. Ce sont les points les plus souvent négligés.
Les conséquences ne se voient pas tout de suite. Taches d'humidité, moisissures dans les angles ou factures de chauffage en hausse apparaissent après quelques hivers, quand le plafond est fermé depuis longtemps et qu'une réparation oblige à le démonter.
Vérifier le travail avant de refermer
Le pare-vapeur doit être inspecté avant d'être caché par le placo ou un lambris. Ensuite, il n'est plus visible. À la réception, vérifiez que :
- la membrane est posée avec la bonne face vers l'intérieur, selon la notice du fabricant ;
- tous les lés se chevauchent et chaque jonction est entièrement collée, sans plis ni bords décollés ;
- la membrane est raccordée en périphérie aux murs et aux pignons avec du mastic ou de l'adhésif ;
- la transition entre plafond plat et rampant est continue ;
- le conduit de cheminée, les tuyaux et les câbles ont leurs manchettes ou sont soigneusement collés ;
- la surface ne présente ni trou, ni déchirure, ni perforation d'agrafe ou de vis ;
- les adhésifs et mastics appartiennent au même système que la membrane ;
- sur un chantier exigeant, l'étanchéité à l'air a été contrôlée par un test d'infiltrométrie (porte soufflante).
Questions fréquentes
Toujours du côté chaud de l'isolant, donc vers la pièce chauffée. Pour les films réfléchissants, suivez la notice du fabricant : la face brillante est généralement tournée vers l'intérieur.
Oui, dès que le plafond sépare un espace chauffé d'un espace plus froid, par exemple des combles perdus ou un volume sous toiture. Entre deux étages chauffés, on n'en pose généralement pas.
Oui, cela se fait souvent lors d'une isolation des combles ou d'un plafond. Il faut d'abord examiner la composition existante. Dans les maisons anciennes, on choisit souvent une membrane hygrorégulante, qui gère mieux l'humidité déjà présente dans la paroi.
Oui, mais chaque passage doit être étanché avec une manchette ou de l'adhésif. Le plus simple reste de créer un vide technique sous la membrane et d'y faire passer les réseaux, sans jamais la percer.
Le pare-vapeur bloque presque totalement la vapeur d'eau, le frein-vapeur la ralentit seulement et laisse la paroi sécher. Le choix dépend de la composition complète de la toiture ou du plafond.
Travaux associés
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Comment se déroule la pose, étape par étape
Une solution qui a fait ses preuves est le vide technique : on fixe des tasseaux ou des fourrures sous la membrane, et le placo vient en dessous. Les câbles électriques et les boîtiers des luminaires passent alors dans cet espace sans percer la membrane. Si d'autres travaux sont prévus sur le toit, par exemple des contre-lattes ou des ouvrages de zinguerie, mieux vaut les organiser pour ne pas abîmer la membrane déjà posée.
L'électricité dans le plafond doit être confiée à un électricien qualifié, conformément à la norme NF C 15-100.