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Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.
| Poste | Unité | Prix / unité | Quantité | Total |
|---|---|---|---|---|
| Travaux de béton | ||||
| Coffrage pour fondations et murs | m² | 27,90 € | - | |
| Coulage fondations filantes en tranchée | m³ | 62,00 € | - | |
| Mise en œuvre et nivellement béton de propreté | m² | 12,40 € | - | |
| Coulage de dalle de fondation (radier), épaisseur 100 mm | m² | - | ||
| Coulage de dalle de fondation (radier), épaisseur 150 mm | m² | - | ||
| Coulage de dalle de fondation (radier), épaisseur 200 mm | m² | - | ||
| Coffrage pour dalle de plancher (système Doka/Peri) | m² | - | ||
| Décoffrage dalle de plancher | m² | 9,00 € | - | |
| Ligature armatures | t | 542,50 € | - | |
| Pose et ligature treillis soudé 100x100 | m² | 4,20 € | - | |
| Pose et ligature treillis soudé 150x150 | m² | 4,65 € | - | |
| Coulage escalier béton y compris coffrage | m³ | - | ||
| Mise en place coffrage escalier | ml | - | ||
| Démontage coffrage escalier | ml | 18,60 € | - | |
| Chape traditionnelle jusqu'à 7 cm | m² | 13,95 € | - | |
| Chapes mécaniques - ciment | m² | 16,30 € | - | |
| Chapes mécaniques - anhydrite auto-nivelante | m² | 18,30 € | - | |
| Installation plancher poutrelles hourdis céramique | m² | 31,00 € | - | |
| Couche d'accroche bitumineuse | m² | - | ||
| Pose de membrane d'étanchéité bitumineuse | m² | - | ||
| Découpe joints de dilatation | ml | 7,75 € | - | |
| Lissage mécanique du béton à l'hélicoptère | m² | 7,00 € | - | |
| Pompage de béton | m³ | - | ||
Ce que comprend la prestation et comment elle se mesure
Dans un devis, le coffrage se compte en général en mètres carrés de surface en contact direct avec le béton. Pour un mur, on compte donc habituellement les deux faces. Un mur de dix mètres de long et d'un mètre de haut représente ainsi environ vingt mètres carrés de coffrage, et non dix. Pour une semelle filante, on compte les joues latérales si elles sont coffrées, et pour une dalle, seulement sa rive périphérique.
Avant de signer, vérifiez ce que la ligne du devis inclut exactement. Elle couvre en général :
- la pose du coffrage, avec étaiement, entretoises et tiges de serrage ;
- le décoffrage, c'est-à-dire le démontage une fois le béton durci ;
- le nettoyage et l'évacuation du matériel de coffrage ;
- le matériel : planches de l'entreprise, location de banches, ou matériel fourni par vous.
En pratique, il arrive souvent qu'une entreprise compte le décoffrage à part et qu'une autre l'inclue. Les devis paraissent alors très différents pour le même travail. Pensez aussi aux réservations, aux angles et aux redans. Le devis doit dire clairement s'ils sont compris.
Les types de coffrage et quand choisir lequel
Le coffrage traditionnel en bois
Il se fait en planches de sapin, souvent d'environ 24 mm d'épaisseur, ou en contreplaqué résistant à l'eau, assemblés avec des chevrons, des liteaux et des piquets. Il se fabrique sur place selon la forme de l'ouvrage. Son atout, c'est la souplesse : il s'adapte aux courbes, aux murs biais, aux plans irréguliers et aux petits volumes pour lesquels faire venir un système ne vaut pas la peine. Ses défauts : il demande beaucoup de main-d'œuvre, consomme plus de matériau et laisse un parement moins propre, avec l'empreinte du bois et les joints entre planches. Pour des fondations qui finiront sous la terre, cela ne gêne pas.
Les banches et coffrages à cadres
Ce sont des cadres en acier ou en aluminium avec une peau de coffrage, qui s'assemblent par des verrous et se serrent par des tiges traversantes. Sur les chantiers, on voit couramment des systèmes de fabricants comme Peri ou Doka, mais il en existe beaucoup d'autres. Le montage est rapide, les murs sont droits et le parement propre. Ce coffrage supporte aussi une poussée du béton plus forte. Il se justifie pour des murs de sous-sol droits, des murs de soutènement assez longs et partout où le mur ne sera pas enduit. Il est le plus souvent loué, donc une bonne organisation compte : chaque jour de plus sur le chantier se paie.
Le coffrage à poutrelles et grands panneaux
C'est une solution intermédiaire : des poutrelles bois, souvent de type H20, et des panneaux trois plis ou filmés. On l'utilise pour des murs plus hauts et là où les cadres ne tombent pas juste avec les dimensions. Sur les maisons individuelles, on le rencontre moins souvent.
Le coffrage perdu
En France, les blocs à bancher sont très répandus. Ce sont des blocs creux en béton que l'on empile à sec, que l'on arme puis que l'on remplit de béton. Ils restent dans le mur pour toujours. Pour les sous-sols, on trouve aussi des blocs en polystyrène ou en béton de bois qui isolent en même temps. Rien à décoffrer, et une petite équipe s'en sort. Un tel mur figure toutefois en général comme une ligne à part dans le devis, pas comme du coffrage au mètre carré. Sur un sol plus ferme, les semelles filantes se coulent aussi souvent directement en pleine fouille, sans coffrage. Il faut pour cela un terrain cohérent et des parois de fouille nettes.
Comment décider
Pour des semelles dans un sol cohérent, le coffrage est souvent inutile. Il faut coffrer la partie hors sol, ou les zones où la terre s'éboule. Pour des murs de sous-sol qui doivent rester étanches, on préfère un mur coulé en place dans des banches, éventuellement avec des joints d'étanchéité dans les reprises de bétonnage. Pour un soubassement de clôture ou un muret bas, le bois ou les blocs à bancher suffisent. Le choix final revient toutefois aux plans établis par le bureau d'études structure.
Ce qui doit être prêt avant l'arrivée de l'équipe
Une équipe qui arrive sur un chantier mal préparé perd du temps, et l'attente finit en général sur la facture. Avant de commencer, il faut :
- des plans avec le calcul de structure : dimensions des fondations et des murs, armatures, classe de béton et position des réservations ;
- l'implantation par un géomètre, surtout en limite de propriété et pour les premières fondations, où une erreur décale toute la maison ;
- la fouille terminée, à la bonne profondeur, avec un fond sans boue ni eau stagnante ;
- le béton de propreté sous la dalle ou sous les murs, si les plans le prévoient, pour que le coffrage repose sur une base plane ;
- un accès pour le camion de matériel, puis pour la toupie et la pompe à béton ;
- les fourreaux et réservations prévus avec le plombier et l'électricien : évacuations, arrivée d'eau, alimentation électrique et prise de terre.
Pour la terre, sur une construction neuve, la norme NF C 15-100 prévoit en général une boucle à fond de fouille posée avant le coulage. Ce point se voit avec l'électricien avant que l'équipe ne ferme les coffrages, car après il est trop tard.
Ce qui facilite ou complique le travail
À surface égale, la main-d'œuvre, et donc le montant final, peut varier beaucoup. Le travail est facilité par :
- un plan simple et rectangulaire, avec de longs tronçons droits ;
- des dimensions répétitives, qui permettent de réutiliser le coffrage plusieurs fois de suite ;
- un béton de propreté bien plan, sur lequel on monte facilement ;
- un bon accès et de la place pour stocker le matériel juste à côté du mur.
Il est compliqué par :
- les courbes, les murs biais, les nombreux angles, redans et niches ;
- beaucoup de réservations et d'ouvertures à coffrer à part ;
- les murs hauts, qui demandent un échafaudage ou des passerelles avec garde-corps ;
- une fouille étroite, où le coffreur peut à peine se retourner, et un terrain en pente ;
- le béton apparent, qui ne sera pas enduit et exige des joints soignés et des panneaux de qualité ;
- le travail en hiver ou dans la boue, quand il faut protéger le coffrage et prolonger la cure du béton.
Les fouilles profondes doivent être protégées contre les éboulements, soit par un blindage, soit par des talus à pente sûre. C'est une question de sécurité, pas seulement de confort, et cela fait partie de la préparation du chantier.
Coordination avec les autres corps de métier et planning
Le coffrage se trouve au milieu de la chaîne et presque tout en dépend. Avant lui viennent le géomètre, le terrassement et le béton de propreté. Pendant le coffrage se relaient les ferrailleurs et le plombier avec l'électricien, qui posent les fourreaux et la boucle de terre. Après lui viennent le coulage, le décoffrage, puis l'étanchéité, l'isolation du sous-sol et le remblai.
Pourquoi est-ce important ? Un fourreau d'évacuation oublié doit être percé après coup à la carotteuse. Sur un mur étanche, chaque trou ajouté est en plus un risque d'infiltration. Il vaut donc la peine que le plombier et l'électricien vérifient eux-mêmes le mur avant la fermeture de la seconde face.
Le coffrage des fondations d'une maison courante prend en général à une équipe expérimentée d'un à plusieurs jours, selon l'ampleur et la complexité du plan. Les murs de sous-sol en banches se font habituellement par passes : on coffre un tronçon, on le coule, puis après durcissement on déplace le coffrage sur le suivant. Le béton supporte le décoffrage au bout de quelques jours, mais il n'atteint sa résistance prévue qu'au bout d'environ 28 jours. D'ici là, ne le chargez pas par un remblai ou d'autres ouvrages au-delà de ce que prévoit le bureau d'études.
Les erreurs courantes et leurs conséquences
- Serrage ou étaiement insuffisant. Le béton pousse sur le coffrage plus qu'on ne le croit, surtout en coulage rapide et avec un béton fluide. Résultat : un mur qui fait le ventre ou, dans le pire des cas, un coffrage qui éclate et du béton dans la fouille.
- Joints non étanches. La laitance s'échappe par les fentes et il reste dans le mur des nids de cailloux, c'est-à-dire des zones poreuses où le gravier est à nu. Elles sont plus faibles et laissent passer l'eau.
- Cales à béton absentes. L'armature touche le coffrage et apparaît en surface après décoffrage. Avec le temps, elle rouille et le béton autour éclate.
- Coffrage hors d'aplomb ou décalé. Un petit écart en fondation se retrouve dans la maçonnerie et jusqu'à la toiture. Le maçon rattrape ensuite au mortier ou à la colle ce qui aurait pu être droit.
- Réservations oubliées. Le perçage après coup abîme les armatures et, en sous-sol, menace l'étanchéité.
- Arête supérieure mal réglée. Si le coffrage n'est pas de niveau, le béton ne le sera pas non plus. Le premier rang de blocs doit alors être rattrapé avec une épaisse couche de mortier.
- Décoffrage trop précoce. Les arêtes cassent, le parement s'arrache avec la planche, et par temps de gel le béton peut rester durablement plus faible.
- Pas d'huile de décoffrage. Le béton colle au bois, le parement s'arrache au démontage et le coffrage est perdu.
Guide pour bricoleurs : coffrer une petite fondation de clôture ou de muret
Le coffrage des fondations et des murs porteurs de la maison est à confier à une entreprise, selon les plans du bureau d'études. Une petite fondation de clôture, un muret de jardin ou un soubassement d'environ un demi-mètre de haut est en revanche à votre portée si vous avez l'outillage de base et un aide. Ne travaillez pas dans une fouille profonde non protégée contre les éboulements.
- Tracer l'axe de la fondation au cordeau sur des piquets et vérifier les angles droits, par exemple en mesurant les diagonales.
- Creuser la tranchée à la profondeur hors gel de votre région, ou à celle indiquée par le fabricant de la clôture, puis dresser le fond.
- Préparer les planches ou le contreplaqué résistant à l'eau et les enduire d'huile de décoffrage côté béton.
- Enfoncer des piquets côté extérieur du coffrage, en général tous les 60 à 80 cm environ, et y clouer les planches.
- Caler entre les planches des écarteurs de longueur exacte selon la largeur de la fondation et relier les deux joues en tête par des traverses.
- Contrôler au niveau et au cordeau l'aplomb, la planéité et le niveau de l'arête supérieure.
- Boucher les fentes importantes et rechausser le pied du coffrage avec de la terre pour que le béton ne fuie pas sous les planches.
- Mettre en place les armatures selon la notice du fabricant ou les plans et les poser sur des cales à béton.
- Placer les platines ou fers d'ancrage des poteaux et les gaines pour un câble de portail, si vous en avez besoin.
- Couler par couches, piquer chacune à la tige ou la vibrer et tapoter les planches au marteau.
- Tirer la surface à la règle sur l'arête du coffrage, puis humidifier le béton ou le couvrir d'une bâche pendant quelques jours.
- Décoffrer avec soin après quelques jours selon la température, nettoyer les planches et les stocker pour une autre fois.
Contrôle et réception du travail
Le coffrage se contrôle deux fois : avant le coulage, quand tout peut encore se corriger, et après le décoffrage, quand vous voyez le résultat. Faites le premier contrôle avec le conducteur de travaux ou le maître d'œuvre et, sur un ouvrage important, avec l'ingénieur structure, qui vérifiera les armatures.
- les dimensions et la position du coffrage correspondent aux plans et à l'implantation ;
- les faces du coffrage sont d'aplomb et droites sur toute la longueur ;
- l'arête supérieure est de niveau et à la bonne hauteur ;
- les tiges de serrage, écarteurs et étais sont posés en nombre suffisant ;
- les joints sont étanches et le coffrage est fermé en pied ;
- les armatures ont leurs cales et ne touchent le coffrage nulle part ;
- tous les fourreaux, réservations et la boucle de terre sont en place selon les plans ;
- l'intérieur du coffrage est propre et les faces sont huilées ;
- après décoffrage, aucun nid de cailloux, armature apparente ni ventre n'est visible ;
- les arêtes et les angles sont entiers, sans épaufrures ;
- les trous des tiges sont bouchés et les abords débarrassés des restes de coffrage.
Questions fréquentes
Oui, dans un sol cohérent avec des parois de fouille nettes, les semelles filantes se coulent couramment en pleine terre. Il faut coffrer la partie hors sol et les zones où la terre s'éboule ou où la fouille est plus large que la semelle prévue. La décision doit s'appuyer sur les plans et sur le terrain réellement découvert au terrassement.
Les joues des fondations et des murs se retirent en général après environ un à trois jours, plus tard par temps froid. Tout dépend de la température, du type de béton et du fait que les arêtes tiennent ou non au décoffrage. Le coffrage et l'étaiement des planchers et des poutres, c'est un autre sujet : ils restent bien plus longtemps.
Parce que le béton touche le coffrage des deux côtés et que l'équipe doit monter, serrer et décoffrer les deux faces. Le métré en m² correspond donc en général à la surface totale en contact avec le béton. Quand vous comparez des devis, vérifiez que les entreprises comptent de la même façon.
Cela dépend de l'ouvrage. Les blocs à bancher sont simples pour les petits murs, les soubassements et les petites équipes, sans rien à décoffrer. Un mur coulé en banches est plus droit, plus homogène et souvent préféré pour un sous-sol étanche. Pour les murs porteurs, le choix revient aux plans de structure.
Ce sont des nids de cailloux. Ils apparaissent quand la laitance s'échappe par des joints mal fermés ou quand le béton n'a pas été assez vibré. Les petites zones se reprennent au mortier de réparation. Les plus grandes, surtout sur des murs enterrés, doivent être examinées par l'ingénieur structure ou le maître d'œuvre.
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Comment se fait le coffrage, étape par étape
Le coffrage des fondations
On commence par tendre des cordeaux sur les chaises d'implantation, puis on reporte l'arête de la fondation au fil à plomb. En coffrage bois, on enfonce des piquets dans le sol et on y cloue les planches. À l'intérieur, on cale des écarteurs de longueur exacte, qui fixent la largeur de la semelle. En tête, les deux joues sont reliées par des traverses pour que le béton ne les écarte pas. L'arête supérieure du coffrage est réglée au niveau optique ou au laser, car c'est sur elle que l'on tire le béton à la règle. Pour une dalle, on obtient un cadre de rive, maintenu de l'extérieur par des jambes de force.
Le coffrage des murs
Pour les murs, le principe est le même, mais tout est plus haut et les efforts plus importants. On monte d'abord une face du coffrage, on la règle et on la stabilise par des étais tirants-poussants fixés au sol. Vient ensuite le ferraillage, posé par la même équipe ou par des ferrailleurs. On fixe sur les armatures des cales à béton qui garantissent l'enrobage prévu. C'est seulement après que l'on ferme la seconde face. Les deux faces sont serrées par des tiges et des écrous. Les tiges passent dans des fourreaux plastiques pour pouvoir être retirées après le coulage. Les trous sont ensuite bouchés par des bouchons ou au mortier.
Les vérifications avant le coulage
Avant l'arrivée du béton, on contrôle l'aplomb au fil à plomb ou au niveau, la planéité au cordeau sur la longueur, les dimensions, la hauteur de l'arête supérieure, la solidité des assemblages et l'étanchéité des joints. Les faces en contact avec le béton reçoivent une huile de décoffrage, pour que le béton n'accroche pas. L'intérieur du coffrage est nettoyé de la sciure, de la terre et des bouts de fil de ligature. Par temps chaud, le bois est en général légèrement humidifié, pour qu'il ne pompe pas l'eau du béton.
Le coulage et le décoffrage
Le béton se met en place par couches et se vibre à l'aiguille vibrante. Le coffreur doit rester près du mur pendant le coulage pour voir si un assemblage cède ou si de la laitance s'échappe. Les joues des fondations et des murs se retirent en général après environ un à trois jours selon la température. Par temps froid, on attend plus. Après le décoffrage, le béton se cure : on l'humidifie ou on le couvre d'une bâche pour qu'il ne sèche pas trop vite.
Le cadre technique de ces travaux en France est décrit dans le NF DTU 21, qui traite de l'exécution des ouvrages en béton. Une entreprise sérieuse le connaît et travaille dans cet esprit.