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Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.
| Poste | Unité | Prix / unité | Quantité | Total |
|---|---|---|---|---|
| Évacuation des gravats et déblais | ||||
| Évacuation des déblais (incl. chargement) | m³ | 15,50 € | - | |
| Évacuation de terre / Livraison de sable-gravier | km | 5,40 € | - | |
Ce que comprend l'évacuation des terres avec chargement
Le poste se décompose en général en trois étapes. D'abord le chargement : une pelle hydraulique, une chargeuse sur pneus ou une petite chargeuse reprend la terre sur le tas, ou directement dans la fouille, et la verse dans la benne du camion. Ensuite le transport jusqu'au lieu prévu. Enfin le déchargement sur place, que ce soit une installation de stockage de déchets inertes (ISDI), une plateforme de recyclage ou un terrain qui accepte de la terre pour du remodelage.
Certaines prestations ne font généralement pas partie de ce poste. Mieux vaut les clarifier dès le devis :
- Le terrassement lui-même est chiffré à part. L'évacuation commence au tas déjà constitué ou au chargement direct depuis la fouille.
- Les frais d'accueil sur le site de stockage ou de recyclage sont souvent facturés séparément, d'après le bon de pesée.
- Le nettoyage de la voirie et des roues des camions devient une prestation à part s'il dépasse un simple coup de balai.
- Le tri de la terre (gravats, racines, déchets divers) est en supplément si la terre n'est pas propre.
Le tarif est exprimé en mètres cubes. Au moment de commander, demandez s'il s'agit de m³ de terre en place, c'est-à-dire le volume de la fouille, ou de m³ de terre foisonnée, mesurés dans la benne. L'écart est plus important que ce que la plupart des gens imaginent.
Quel volume de terre partira réellement
Terre en place et terre foisonnée
Dans le sol, la terre est tassée depuis des années. Une fois extraite par la pelle, elle se décompacte et son volume augmente : c'est le foisonnement. On l'exprime par un coefficient. Pour les sols sableux, il tourne en général autour de 1,1 à 1,2. Pour les limons et terres franches, plutôt 1,2 à 1,3. Les argiles et les sols caillouteux peuvent dépasser ces valeurs. Concrètement, une fouille de 10 m³ peut remplir 12 à 14 m³ de bennes.
Pourquoi est-ce important ? Si votre budget compte en terre en place et que le transporteur facture au nombre de camions chargés, les chiffres ne coïncideront pas et la discussion risque de tourner au litige. Le plus simple est de convenir à l'avance de la méthode de mesure et de la faire figurer noir sur blanc dans le devis.
Comment on mesure le volume
Trois méthodes coexistent, chacune avec ses limites :
- Le calcul à partir des dimensions de la fouille est précis si la fouille est relevée avant remblai. Il donne le volume en place.
- Le nombre de camions multiplié par le volume de la benne est rapide, mais dépend du remplissage réel de chaque benne. Il donne un volume foisonné.
- La pesée sur le site d'accueil donne des tonnes, converties en m³ avec une masse volumique qui varie selon la nature et l'humidité de la terre.
Une argile gorgée d'eau est lourde. Le camion atteint souvent son poids maximal autorisé avant que la benne soit pleine en volume. C'est pourquoi, par temps de pluie, il faut parfois plus de rotations pour la même fouille.
Combien garder sur le terrain
Avant de tout faire partir, calculez la quantité de terre dont vous aurez besoin plus tard. Les remblais autour des fondations, des tranchées de réseaux et d'une fosse, la mise à niveau du terrain, les massifs surélevés ou le modelé autour de la maison consomment une quantité surprenante de matériau. On voit souvent des propriétaires tout évacuer, puis racheter de la terre six mois plus tard. À l'inverse, toutes les terres ne conviennent pas au remblai. L'argile se compacte mal, et la terre végétale n'a rien à faire sous une surface circulable ou une dalle.
Ce qui facilite le travail et ce qui le complique
Deux chantiers avec le même nombre de mètres cubes peuvent être très différents. Voici ce qui fait la différence.
Accès et espace de manœuvre
- Un accès large et un sol porteur permettent d'utiliser un gros camion trois essieux, qui emporte davantage à chaque voyage.
- Une rue étroite, des lignes aériennes basses ou des branches imposent un camion plus petit, donc plus de rotations.
- Un chargement depuis une cour, l'arrière de la maison ou le jardin peut obliger à acheminer d'abord la terre jusqu'au camion avec une petite chargeuse ou un dumper, ce qui ajoute une étape.
- Une interdiction aux poids lourds ou un pont limité en tonnage sur l'itinéraire rallonge le trajet par un détour.
Nature et état de la terre
- Une terre sèche, sableuse ou limoneuse se charge facilement et glisse bien hors de la benne.
- Une argile mouillée colle au godet et à la benne, pèse lourd et fait atteindre plus vite la limite de poids.
- Les terres caillouteuses et les gros blocs abîment la benne, et certains sites les acceptent dans d'autres conditions.
- Une terre mêlée de gravats, de béton, de plastique ou de racines n'est plus une terre propre, et trouver une destination devient plus compliqué.
Où se trouve la terre
Le chargement le plus rapide se fait directement depuis la fouille : la pelle creuse et verse aussitôt dans la benne. Si la terre est répartie en plusieurs tas sur tout le terrain, la pelle doit se déplacer sans cesse. Un tas qui attend depuis plusieurs mois s'est tassé, s'est couvert d'herbes et se transforme en boue sous la pluie. La terre prévue pour l'évacuation devrait rester dès le départ en un seul endroit, près de l'accès.
Où les terres peuvent aller
Des terres qui deviennent un déchet
Dès qu'elles quittent le chantier sans être réutilisées sur place, les terres excavées sont en principe considérées comme des déchets. Les terres et cailloux propres, sans substance dangereuse, sont classés comme déchets inertes. Ils partent vers une ISDI ou vers une installation qui les valorise, par exemple pour fabriquer des matériaux de remblai. Le contrat doit indiquer clairement qui, du maître d'ouvrage ou de l'entreprise, assume la bonne gestion de ces terres.
Dans la pratique, demandez au transporteur une preuve de la destination : bons de pesée, attestation d'acceptation ou autre justificatif délivré par le site. Gardez ces documents avec le dossier de votre chantier. Ils permettent de montrer à tout moment que les terres ont été évacuées proprement.
La terre végétale
La couche supérieure fertile, la terre végétale, a de la valeur. Même si rien ne vous y oblige, il est judicieux de la décaper et de la stocker à part pour la réutiliser au jardin, dans les massifs ou sous la future pelouse. Mélangée au sous-sol et évacuée avec le reste, elle est perdue, et vous devrez en racheter.
Une terre suspecte
Le cas inverse, c'est une terre qui sent le gazole, présente une couleur anormale ou contient du mâchefer, de vieux cartons bitumés ou des morceaux de tuyaux en fibrociment. Ne la mélangez pas à la terre propre : arrêtez le travail et parlez-en à l'entreprise. Une analyse peut être nécessaire, et la terre devra alors partir vers une filière adaptée à un autre type de déchet. L'amiante ne doit être retiré que par une entreprise certifiée pour ce type de travaux.
Le lien avec les autres travaux
L'évacuation des terres n'est pas une opération isolée, mais un maillon d'une chaîne. Une bonne coordination économise des rotations et bien des tracas.
- Avec le terrassement : charger directement depuis la fouille reste la solution la plus efficace. On réserve donc les camions pour le jour du terrassement, pas pour plus tard.
- Avec les remblais : avant d'évacuer, il faut savoir quelle quantité et quel type de terre reviendront en place, sinon on fait partir ce qui manquera ensuite.
- Avec les livraisons de matériaux : les mêmes camions peuvent apporter de la grave ou du béton concassé pour les couches de forme, ce qui limite les trajets à vide.
- Avec les réseaux enterrés : près des réseaux repérés et marqués, le conducteur d'engin doit connaître leur tracé. Le godet ne doit pas gratter le sol là où passent des câbles ou une conduite de gaz.
- Avec le paysagiste : stockez dès le départ la terre végétale et le sous-sol séparément, pour pouvoir réutiliser la terre végétale.
Si la pelle endommage une conduite de gaz pendant le chargement et que vous sentez une odeur de gaz, quittez immédiatement les lieux. N'utilisez ni flamme ni interrupteur électrique, puis appelez GRDF Urgence sécurité gaz au 0 800 47 33 33 ou le 112. Si un câble électrique est touché, ne vous en approchez pas et prévenez le gestionnaire du réseau de distribution, Enedis dans la plupart des communes. La réparation revient uniquement à des intervenants habilités.
Les erreurs fréquentes et leurs conséquences
- Méthode de mesure non convenue. La facture indique plus de m³ que ce qui a été creusé, et personne ne sait qui a raison. La solution consiste à préciser dans le devis s'il s'agit de volume en place ou foisonné.
- Tout évacuer d'un coup. Quelques mois plus tard, il faut acheter et faire livrer de la terre pour les remblais. Résultat : un double transport.
- Terre mélangée à des déchets. Le site refuse de l'accepter comme terre propre, le camion revient ou repart ailleurs, et tout prend du retard.
- Tas mal placé. Une terre déposée en bord de fouille charge la paroi et risque de la faire s'effondrer. Un tas derrière la maison impose, lui, une reprise supplémentaire.
- Justificatifs manquants. Vous n'avez rien pour prouver où sont parties les terres le jour où la question se pose.
- Accès et pelouse abîmés. Un camion lourd sur sol mou creuse des ornières, casse des bordures ou des pavés autobloquants. Une plateforme provisoire en grave ou des plaques de roulage limitent les dégâts.
- Boue sur la route. Les voisins se plaignent, et la responsabilité du nettoyage revient à celui qui a sali la chaussée.
- Chargement sous une pluie prolongée. La terre pèse lourd, les camions s'enlisent, le terrain devient un bourbier. Quand c'est possible, il vaut la peine d'attendre que la terre ressuie un peu.
Guide pour bricoleurs : évacuer soi-même une petite quantité de terre
Si vous n'avez que quelques mètres cubes, par exemple après le creusement d'une petite mare ou d'un massif, vous pouvez charger vous-même une benne de chantier ou un big bag commandé auprès d'une entreprise. C'est elle qui assure ensuite l'enlèvement. Travaillez uniquement sur terrain plat, jamais dans une fouille profonde ni à proximité de réseaux enterrés.
- Demander au loueur de la benne quels matériaux il accepte et quel poids maximal de chargement il autorise.
- Prévoir pour la benne un emplacement plat et porteur, le plus près possible du tas.
- Retirer de la terre les grosses pierres, les racines, les gravats et tout autre déchet.
- Séparer la terre végétale et la stocker à part pour le jardin.
- Charger à la pelle ou à la brouette en passant par une rampe solide, sans lever les charges au-dessus de la tête.
- Répartir la terre régulièrement dans toute la benne sans dépasser le bord.
- Remplir moins la benne avec une argile mouillée, pour ne pas dépasser le poids autorisé.
- Balayer les abords de la benne et la chaussée une fois le chargement terminé.
- Demander à l'enlèvement un justificatif indiquant où la terre a été déposée.
Pour un chargement à la main, étalez le travail sur plusieurs jours et portez des gants et des chaussures de sécurité. Un mètre cube de terre pèse environ une tonne et demie à deux tonnes, et la fatigue arrive plus vite qu'on ne le pense.
Contrôle et réception du travail
Une fois l'évacuation terminée, faites le tour du terrain et vérifiez les documents. Avant de signer le relevé des travaux, contrôlez les points suivants :
- La quantité convenue a été évacuée et la terre prévue pour les remblais est restée sur place
- Le mode de calcul des m³ correspond à celui du devis
- Vous disposez des bons de pesée ou des attestations d'acceptation du site d'accueil
- Le nombre de rotations correspond au nombre de justificatifs
- La terre végétale a été stockée à part, si cela avait été convenu
- Bordures, pavés, clôture, accès et pelouse ne sont pas endommagés
- La route devant la propriété est propre
- Il ne reste ni terre ni déchets sur la zone de chargement
- Les réseaux repérés et leur marquage sont intacts
Questions fréquentes
Tout dépend de ce qui a été convenu. Avec le foisonnement, les m³ en benne dépassent en général d'un cinquième à un tiers le volume de la fouille. Faites préciser dans le devis le volume facturé, ou si la facturation se fait à la pesée.
Le plus souvent, elle contenait des gravats, du plastique, du bois, ou paraissait polluée. Terre propre et déchets de chantier mélangés ne suivent pas la même filière. Un tri soigneux dès le terrassement évite ce problème.
Seulement si vous allez vraiment l'utiliser. Un vieux tas se tasse, se couvre d'herbes et devient boueux sous la pluie, il se charge plus mal et encombre le terrain. Si la terre doit partir, chargez-la de préférence directement depuis la fouille.
Arrêter immédiatement le travail et ne pas s'approcher du réseau. En cas de fuite de gaz, quitter les lieux et appeler GRDF Urgence sécurité gaz au 0 800 47 33 33 ou le 112. Pour un câble électrique, prévenir le gestionnaire du réseau. Seuls des intervenants habilités peuvent réparer.
Cela dépend du volume, de la nature de la terre et de la taille du camion qui peut accéder au terrain. Un gros camion benne emporte davantage par voyage, mais une argile mouillée atteint sa limite de poids avant de remplir la benne. Le transporteur estime le nombre exact lors de la visite.
Travaux associés
Ce que comprennent les terrassements, étude du sol avant de creuser, foisonnement des terres, gestion de la terre végétale et des déblais en excédent.
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Comment remblayer une tranchée ou une fouille par couches, quand choisir la terre, le gravier ou la grave, et comment vérifier le compactage.
Chiffrez tout le projet, pas seulement une prestation
Dans la grille tarifaire des travaux, vous choisissez des postes de tous les corps de métier et NUMIQ en fait un devis prêt à envoyer au client.
Comment se déroule l'évacuation sur le chantier
Combien de temps cela prend
Le chargement d'un camion benne prend en général de quelques minutes à un quart d'heure. La durée totale dépend surtout de la distance jusqu'au site d'accueil et du nombre de camions. Si le site est proche et que deux ou trois camions tournent, la pelle charge presque sans interruption. S'il est loin et qu'un seul camion fait les rotations, la pelle passe une bonne partie de la journée à attendre. Une tranchée de raccordement s'évacue en quelques heures. Le décaissement sous la dalle d'une maison individuelle demande en général d'une à plusieurs journées.