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Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.
| Poste | Unité | Prix / unité | Quantité | Total |
|---|---|---|---|---|
| Terrassements | ||||
| Terrassement manuel (classe de sol 1-2) | m³ | 38,75 € | - | |
| Terrassement manuel jusqu'à 1m de profondeur (classe de sol 3) | m³ | 49,60 € | - | |
| Terrassement manuel jusqu'à 1m de profondeur (classe de sol 4) | m³ | 62,00 € | - | |
| Terrassement mécanique pour fondations filantes (largeur à partir de 50 cm) | m³ | - | ||
| Terrassement mécanique pour fondations isolées (largeur à partir de 80 cm) | m³ | 38,75 € | - | |
| Terrassement en pleine masse mécanique | m³ | 18,60 € | - | |
| Terrassement mécanique de tranchées pour réseaux | ml | 11,65 € | - | |
| Réglage manuel de fondation filante jusqu'à 1m de profondeur | ml | 18,60 € | - | |
| Réglage manuel de fondation isolée jusqu'à 1m de profondeur | m² | 20,15 € | - | |
| Réglage manuel du niveau de fondation | m² | 7,75 € | - | |
| Terrassement à la tarière manuelle jusqu'à 25 cm de diamètre | pce | - | ||
| Terrassement à la tarière manuelle jusqu'à 35 cm de diamètre | pce | - | ||
Quand creuse-t-on à la main et que comprend la prestation
La fouille manuelle se compte en mètres cubes. On mesure le volume de terre en place, c'est-à-dire tel qu'il était dans le sol avant le creusement. Une tranchée de 10 m de long, 0,40 m de large et 0,80 m de profondeur représente donc 3,2 m³ de fouille. Une fois extraite, la terre gonfle : c'est le foisonnement. Sur le tas, elle occupe en général environ un dixième à un tiers de volume en plus selon sa nature. Pensez-y quand vous commandez une benne ou que vous prévoyez la place pour stocker les déblais.
La prestation de fouille proprement dite couvre l'abattage de la terre, son jet ou sa remontée au bord de la fouille et un réglage grossier du fond. Les autres opérations figurent en principe sur des lignes séparées du devis :
- le transport des déblais à la brouette vers un endroit plus éloigné du terrain ;
- le chargement et l'évacuation des terres hors du chantier ;
- le blindage, c'est-à-dire le soutènement des parois ;
- le pompage de l'eau dans la fouille ;
- le remblaiement et le compactage par couches ;
- le décapage de la terre végétale si elle est stockée à part.
Avant de comparer des devis, vérifiez qu'ils décrivent bien la même chose. Une équipe peut inclure le transport des déblais derrière la maison, une autre les laisser au bord de la tranchée.
À la main ou à la machine ?
Une mini-pelle creuse en une heure ce que deux personnes font en une journée. Le travail à la main garde pourtant ses avantages. Il est plus précis, il ne fait pas vibrer les ouvrages voisins, il n'abîme ni la pelouse ni les pavés par le passage d'un engin. Près des réseaux, c'est souvent la seule méthode raisonnable. Sur le terrain, on combine souvent les deux : la machine sort le gros du volume, puis on reprend à la main les angles, le fond et les abords des tuyaux et des câbles.
Les classes de terrain : pourquoi tout dépend de ce que vous avez sous les pieds
Les bordereaux de prix classent les sols selon leur difficulté d'extraction. En France, on parle aussi de terrain meuble, ordinaire, compact ou dur. Plus la classe est élevée, plus la terre résiste et moins un ouvrier en sort dans la journée. Cette page regroupe trois variantes : la ligne principale pour un terrain de classe 1 à 2, et deux variantes pour une fouille jusqu'à 1 m de profondeur en terrain de classe 3 et de classe 4.
Classe 1 à 2 : terrain léger
On y trouve la terre végétale, les sables, les sols meubles ou peu cohérents et les limons légers sans gros cailloux. La pelle suffit et la pioche sert seulement de temps en temps. Le travail avance vite, mais dans un sable sec les parois s'éboulent facilement. Le creusement paraît simple, mais la tenue des parois mérite d'autant plus d'attention.
Classe 3 : terrain moyennement dur
Ce sont les limons compacts, les argiles, les graves sableuses avec petits cailloux et la terre tassée autour des maisons anciennes. Sans pioche, on n'avance pas, et la pelle s'enfonce avec effort. Le rendement baisse nettement et l'ouvrier fatigue plus vite. Méfiez-vous de l'argile mouillée : elle colle aux outils, et un sol qui se creuserait en classe 3 par temps sec devient un chantier très lent en période de pluie.
Classe 4 : terrain dur
Argiles dures et desséchées, graves avec blocs, sols très caillouteux, anciens remblais pleins de gravats et de restes de béton. On travaille à la pioche et à la barre à mine, parfois avec un marteau-piqueur électrique. Chaque grosse pierre doit être cassée ou dégagée puis sortie. Le rendement est plusieurs fois inférieur à celui d'un terrain léger.
Comment connaître la classe avant de commencer
Le plus fiable reste le sondage d'essai. Creusez à un ou deux endroits un trou jusqu'à la profondeur prévue et regardez ce qui sort. Une étude de sol, si vous en avez une pour la maison, ou l'expérience des voisins aident aussi. Il arrive souvent que la couche du dessus soit légère et qu'à partir d'environ un demi-mètre on tombe sur une argile dure ou une grave caillouteuse. Mettez-vous d'accord à l'avance avec l'équipe sur la façon de procéder si le terrain change en cours de travail.
Préparer la fouille
Les réseaux enterrés
C'est le point le plus important de tout le chantier. Avant le premier coup de pelle, il faut savoir ce qui passe sous terre. Renseignez-vous auprès des exploitants (gaz, électricité, eau et assainissement, télécoms) sur la présence de réseaux et demandez si possible leur repérage sur place. Sur votre propre terrain, pensez aussi à vos installations privées : alimentation d'un puits, câble vers le garage, arrosage automatique, drain, fosse septique ou puits d'infiltration.
À proximité des réseaux repérés, on creuse prudemment, à la main et sans marteau-piqueur. Si vous tombez sur un grillage avertisseur de couleur ou sur un lit de sable, le réseau est tout proche.
Implantation et place pour les déblais
Le contour de la fouille se marque au cordeau, avec des piquets ou à la bombe de traçage. La profondeur se définit à partir d'un point fixe, par exemple le seuil de la maison. Décidez où ira la terre. Les déblais ne se posent pas au ras du bord, mais en général à au moins un demi-mètre environ, pour ne pas charger la paroi et ne pas retomber dans la fouille. La terre végétale mérite un tas à part, elle servira plus tard pour les aménagements du jardin. Si la terre est évacuée, commandez la benne à temps et placez-la de façon à pouvoir y accéder facilement avec la brouette.
Ce qui doit être prêt avant l'arrivée de l'équipe
- les informations des exploitants et les réseaux repérés ;
- le contour et la profondeur de la fouille marqués ;
- un accès dégagé, arbustes, pavés ou bordures retirés ;
- un emplacement convenu pour la terre ou une benne commandée ;
- un point d'eau et une prise électrique si un marteau-piqueur ou une pompe est nécessaire.
Sécurité et tenue des parois
L'éboulement d'une paroi de fouille fait partie des accidents les plus graves sur un chantier. Un mètre cube de terre pèse environ deux tonnes, et une fouille assez peu profonde suffit à ensevelir une personne. La règle de terrain est simple : plus c'est profond et plus le sol est meuble, plus il faut tenir les parois.
- au-delà d'environ 1,30 m de profondeur, une fouille doit en général être blindée ou talutée, et dès moins profond dans un sol meuble ou gorgé d'eau ;
- la pente du talus dépend du sol, un sable tient moins bien qu'un limon cohérent ;
- déblais et matériaux ne se posent pas sur le bord ;
- après la pluie ou le gel, on vérifie les parois avant de redescendre ;
- personne ne travaille seul dans une tranchée profonde.
Avec les réseaux, les règles sont strictes. Si vous endommagez une conduite de gaz ou sentez une odeur de gaz, quittez immédiatement les lieux, n'utilisez ni flamme ni appareil électrique et appelez GRDF Urgence sécurité gaz au 0 800 47 33 33 ou le 112. Ne touchez jamais un câble électrique endommagé : éloignez-vous et prévenez le gestionnaire du réseau. Toute intervention sur une ligne électrique relève exclusivement d'un électricien qualifié.
Prudence aussi le long d'une maison existante. Creuser plus bas que ses fondations, ou dessous, peut compromettre leur stabilité. Ce n'est plus une simple fouille mais une intervention sur la structure porteuse, qui revient à un bureau d'études et à une entreprise spécialisée.
Ce qui facilite ou complique le travail
La difficulté d'une fouille manuelle, et donc son coût, ne se juge pas seulement au nombre de mètres cubes. Le même volume peut représenter une demi-journée tranquille ou une semaine de travail épuisant.
Le travail est plus simple avec :
- un sol léger, sec et sans cailloux ;
- un espace dégagé autour de la fouille et un trajet court pour la brouette ;
- la possibilité de laisser la terre sur le terrain ;
- une fouille à profondeur constante, sans réseaux à proximité.
Le travail se complique avec :
- une argile dure, une grave avec blocs ou un ancien remblai plein de gravats ;
- des racines d'arbres à trancher ;
- une nappe d'eau ou une pluie qui remplit la tranchée ;
- des endroits étroits, le long d'un mur ou sous un débord de toit ;
- des réseaux autour desquels il faut avancer centimètre par centimètre ;
- une profondeur plus importante, un blindage et une remontée de la terre au seau ;
- de longs trajets pour les déblais à travers le jardin ou par des escaliers.
Les erreurs courantes et leurs conséquences
Fond surcreusé. Si l'on creuse plus que nécessaire puis qu'on rebouche avec de la terre en vrac, on crée une couche molle. La fondation ou le tuyau s'y tassera. La zone surcreusée se comble avec du béton ou de la grave compactée, jamais avec la terre du tas.
Fond détrempé ou gelé. Une fouille laissée ouverte pendant des semaines prend l'eau, se transforme en boue et gèle en hiver. Cette terre perd sa portance. Une fouille de fondation doit être bétonnée le plus vite possible.
Déblais sur le bord. Le tas de terre pousse sur la paroi, elle s'effondre et une partie du travail est à refaire. C'est bien plus grave si quelqu'un se trouve dans la tranchée à ce moment-là.
Creuser sans connaître les réseaux. Un câble coupé ou un branchement de gaz endommagé, c'est un danger, une réparation à vos frais et un chantier arrêté.
Mauvaise pente de tranchée. Pour un réseau d'assainissement ou un drain, une pente de fond mal réglée se retrouve dans le tuyau. L'eau stagne et la canalisation se bouche.
Remblai d'un seul coup. Une terre versée en une fois sans compactage finit par se tasser. Sur la pelouse apparaît un creux, sous les pavés une ornière. Le remblai se fait par couches, chacune compactée.
Guide pour bricoleurs : tranchée ou plots jusqu'à environ 1 m
Une tranchée peu profonde pour une gaine de câble de jardin que l'électricien raccordera ensuite, un drain ou des plots de clôture sont à votre portée si vous avez un dos solide et du temps. Les fouilles plus profondes, les fouilles en sol meuble le long de la maison et tout creusement près du gaz ou de lignes électriques sont à confier à des professionnels.
- Localiser tous les réseaux du terrain et disposer des informations des exploitants.
- Marquer le contour de la fouille au cordeau et avec des piquets, et choisir un point fixe pour mesurer la profondeur.
- Préparer les outils : bêche, pelle, pioche, barre à mine, brouette, règle, niveau, gants de travail et chaussures de sécurité.
- Décaper la terre végétale et la mettre sur un tas à part.
- Creuser par couches et déposer les déblais à au moins un demi-mètre environ du bord.
- Près des réseaux repérés, creuser prudemment, à la pelle seulement, sans pioche.
- Mesurer régulièrement la profondeur et, pour une tranchée, contrôler la pente.
- Régler le fond, sortir la terre remuée et ne plus piétiner le fond inutilement.
- Après la pluie, vérifier que les parois ne se décollent pas avant de redescendre.
- Utiliser la fouille au plus vite, c'est-à-dire couler le béton ou poser le tuyau, puis remblayer par couches compactées.
Contrôler et réceptionner la fouille
Une fois remblayée ou bétonnée, une fouille ne se contrôle plus. Examinez-la donc avant la suite des travaux, idéalement avec la personne qui coulera le béton ou posera les canalisations.
- les dimensions et l'emplacement correspondent au projet ou à ce qui a été convenu ;
- la profondeur est mesurée à plusieurs endroits depuis le point fixe convenu ;
- le fond est plan, sans terre remuée, sans boue ni eau ;
- pour une tranchée de canalisation, le fond a la bonne pente ;
- les parois sont stables et tenues si la fouille est profonde ;
- les déblais sont à bonne distance du bord ;
- les réseaux voisins sont intacts et les conduites dégagées sont protégées ;
- la terre végétale est stockée à part si cela a été prévu ;
- les abords sont propres et l'évacuation des terres réglée comme convenu ;
- le volume de fouille en mètres cubes est validé ensemble avant la facture.
Questions fréquentes
En général, le volume en place, calculé d'après les dimensions de la fouille. Sur le tas, la terre est foisonnée et prend plus de place, ce n'est donc pas la base de calcul. Mieux vaut le préciser avant le début du chantier.
Le plus simple est un sondage d'essai jusqu'à la profondeur prévue. Si la pelle suffit, c'est plutôt une classe 1 à 2. Si la pioche est nécessaire en permanence, c'est une classe 3. S'il faut casser des pierres ou attaquer une argile dure à la barre à mine ou au marteau-piqueur, c'est une classe 4.
C'est fréquent, la couche du dessus est souvent plus légère que celle du dessous. Le plus honnête est de convenir à l'avance que la fouille sera découpée par couches, chacune comptée selon sa classe réelle. Prenez les couches en photo pendant le travail.
Le plus souvent, non. Le chargement, le transport et la mise en décharge figurent sur des lignes séparées. Il en va de même pour le transport à la brouette sur une longue distance, le blindage et le remblaiement.
En général à partir d'environ 1,30 m, et plus tôt dans un sol meuble ou gorgé d'eau. Tout dépend de la nature du sol, de la météo et de ce qui se trouve ou circule à côté de la fouille. Dans le doute, mieux vaut tenir les parois.
C'est déconseillé. Le fond prend l'eau, devient boueux et gèle, ce qui lui fait perdre sa portance. Si cela arrive, il faut retirer la couche abîmée avant de couler le béton et purger de nouveau le fond.
Travaux associés
Comment se déroule le terrassement d'une fouille à la pelle mécanique, quoi préparer avant l'arrivée de l'engin, gérer parois, eau et déblais, et quoi vérifier.
Le terrassement des semelles filantes et des plots à la pelle mécanique : préparation, déroulement, choix de la machine, erreurs à éviter et contrôle du fond de fouille.
Tranchée à la pelle mécanique pour eau, assainissement, gaz et électricité : préparation, profondeurs, blindage, erreurs courantes et contrôle avant remblai.
Ce que comprennent les terrassements, étude du sol avant de creuser, foisonnement des terres, gestion de la terre végétale et des déblais en excédent.
Chargement et évacuation des terres de déblai : foisonnement, calcul des m³, destination des terres et points à vérifier avant de signer.
Comment remblayer une tranchée ou une fouille par couches, quand choisir la terre, le gravier ou la grave, et comment vérifier le compactage.
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Comment se déroule une fouille manuelle, étape par étape
Une équipe expérimentée commence par décaper la terre végétale et la mettre de côté. Ensuite elle creuse par couches, et non en profondeur à un seul endroit. Pour une tranchée, on avance par tronçons. Pour un plot, on approfondit le trou régulièrement sur toute sa surface. La paroi est dressée au fur et à mesure à la pelle pour rester verticale ou suivre la pente convenue.
À partir d'environ 0,80 à 1 m de profondeur, on ne jette plus facilement la terre sur le bord. Dans les fouilles plus profondes, on travaille avec une banquette intermédiaire, on reprend la terre en deux fois ou on la remonte au seau. C'est aussi pour cela que les variantes en terrain plus dur sont limitées ici à 1 m de profondeur : au-delà, le travail ralentit fortement et le risque augmente.
La profondeur se contrôle à la règle et au niveau, au niveau optique ou au laser, toujours depuis le point fixe. Pour les fondations d'une clôture, d'un carport ou d'une extension, on descend en principe jusqu'à la profondeur hors gel. Elle varie en France selon la région et l'altitude, souvent entre 50 cm et un peu moins d'un mètre, davantage en montagne. Le projet ou le bureau d'études fixe la valeur exacte. Pour une tranchée de canalisation, on pense à la pente et au lit de sable qui sera posé sous le tuyau.
Pour finir, on nettoie le fond. La terre remuée est sortie, le fond est réglé et on évite de marcher dessus inutilement. Pour des fondations, le mieux est de purger les derniers centimètres juste avant de couler le béton, pour que le fond ne prenne ni l'eau ni le gel.
Combien de temps faut-il compter
La durée dépend surtout de la classe du terrain, de la profondeur, de la largeur de la fouille et de la distance de transport des déblais. En terrain léger, un ouvrier robuste sort plusieurs mètres cubes par jour. En terrain dur et caillouteux, souvent seulement une petite partie de ce volume. Une tranchée étroite avance plus lentement au mètre cube qu'un trou large, parce qu'on y travaille moins bien. Les jours de pluie rallongent encore le chantier : la terre mouillée pèse plus lourd et colle.