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Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.
| Poste | Unité | Prix / unité | Quantité | Total |
|---|---|---|---|---|
| Isolation | ||||
| Isolation mousse projetée - cellules ouvertes (20-25 cm) | m² | - | ||
| Isolation mousse projetée - cellules fermées | m² | - | ||
| Isolation mousse projetée - cellules ouvertes (30-35 cm) | m² | - | ||
20 à 25 cm, ou plus épais ?
À épaisseur égale, la mousse à cellules ouvertes isole un peu moins bien qu’une mousse à cellules fermées. C’est pour cela qu’on la projette en couche épaisse.
- 20 à 25 cm correspond à l’épaisseur courante pour des rampants ou un plafond de combles aménagés. Sur beaucoup de charpentes, elle tient entre les chevrons, parfois avec une petite surépaisseur.
- 30 à 35 cm intéresse ceux qui visent une maison très peu énergivore, ou un confort nettement meilleur été comme hiver. Il faut plus de produit, la projection dure plus longtemps, et les chevrons sont souvent trop peu profonds. Il faut alors ajouter un tasseautage dessous, ou accepter de perdre un peu de hauteur sous plafond.
Le bon choix ne se résume pas aux centimètres. Ce qui compte, c’est la résistance thermique finale de la toiture. On la calcule à partir de l’épaisseur et de la conductivité thermique de la mousse utilisée, indiquée dans sa fiche technique. Si vous comptez sur une aide comme MaPrimeRénov’, sachez qu’elle exige en général une résistance thermique minimale et une entreprise RGE. Vérifiez les conditions en vigueur avant de signer. Dans tous les cas, mieux vaut viser large : personne ne rouvrira la toiture dans quelques années.
Cellules ouvertes et composition de la toiture
Pourquoi une mousse à cellules ouvertes sous toiture ? Ses cellules communiquent entre elles. Elle est donc souple, légère et laisse passer la vapeur d’eau. La toiture supporte mieux une petite humidité passagère, et la mousse atténue aussi le bruit de la pluie. La mousse à cellules fermées, plus rigide et plus résistante à l’eau, convient plutôt aux toitures-terrasses, aux soubassements ou aux fondations.
La mousse n’est pourtant qu’une couche parmi d’autres. Pour que l’ensemble fonctionne, le reste de la composition doit être juste :
- sous la couverture, il faut un écran sous-toiture et une lame d’air ventilée. On ne projette jamais la mousse directement sur les tuiles ;
- côté chaud, c’est-à-dire côté pièce, on pose selon les cas un pare-vapeur ou un frein-vapeur. Son type et son emplacement doivent être définis par un professionnel qui a étudié la toiture ;
- si la toiture est entièrement refaite, un contre-lattage et un lattage viennent au-dessus de l’isolant, sous la couverture.
Le polyuréthane est combustible. Dans des combles habités, il doit donc être recouvert d’un parement, par exemple en plaques de plâtre (placo) posées par un plaquiste. Autour du conduit de cheminée, on respecte l’écart au feu indiqué par le fabricant du conduit et par les DTU. Demandez aussi si la mousse proposée dispose d’une évaluation technique reconnue, comme un Avis technique.
Ce qui facilite le chantier, et ce qui le complique
La difficulté du chantier, et donc son coût, dépend surtout des conditions sur place. Le travail est plus simple avec :
- une grande surface continue, avec peu de traversées ;
- une charpente sèche, propre, dégagée et facile d’accès ;
- des chevrons assez profonds pour l’épaisseur choisie.
Il devient plus compliqué avec :
- une toiture découpée, avec lucarnes, noues et fenêtres de toit ;
- une épaisseur plus importante, donc plus de produit et plus de passes ;
- un ancien isolant à retirer, ou un écran sous-toiture à réparer ;
- un support froid ou humide, qui oblige à attendre ou à chauffer le local ;
- un accès difficile, quand les tuyaux doivent traverser une maison habitée.
Les erreurs à éviter
La plupart des problèmes ne viennent pas du produit, mais de la préparation et des choix faits au départ. On voit souvent :
- une couche plus fine pour que le devis paraisse moins cher, avec une toiture qui n’atteint pas la résistance thermique attendue ;
- une projection sur du bois humide ou gelé : la mousse accroche mal et peut se décoller ;
- un pare-vapeur ou frein-vapeur oublié, et de l’humidité qui s’accumule dans la toiture ;
- de la mousse projetée directement contre la couverture, sans lame d’air ventilée ;
- des devis comparés uniquement au mètre carré, alors que chacun prévoit une épaisseur différente.
Quand vous comparez des devis, regardez toujours l’épaisseur et le type de mousse indiqués. Seuls des devis avec la même épaisseur, ou la même résistance thermique finale, sont comparables. Demandez aussi la fiche technique de la mousse et des références de chantiers similaires.
Comment vérifier le travail terminé
Inspectez l’isolation avant la pose du parement. Une fois le placo en place, vous n’y aurez plus accès.
- l’épaisseur a été mesurée à plusieurs endroits et correspond à ce qui était convenu ;
- la mousse est continue, sans trous ni angles vides au niveau de la sablière, du faîtage et des traversées ;
- la mousse adhère bien aux chevrons et ne se décolle nulle part ;
- l’excédent a été arasé au nu des chevrons ou du tasseautage ;
- la lame d’air sous la couverture est restée libre ;
- les abords du conduit de cheminée respectent les consignes du fabricant ;
- le pare-vapeur ou frein-vapeur est posé comme prévu et raccordé aux parois voisines ;
- l’applicateur vous a remis un document indiquant le produit utilisé et l’épaisseur réelle, utile pour la garantie.
Questions fréquentes
Pour des combles aménagés courants, 20 à 25 cm suffisent en général. Une couche plus épaisse a du sens si vous visez une très bonne performance énergétique ou moins de surchauffe en été, et si la toiture a la place. Appuyez votre choix sur un calcul de résistance thermique.
Elle laisse passer la vapeur d’eau. Dans une toiture bien conçue, l’humidité s’évacue au lieu de s’accumuler. Il faut pour cela un support sec au moment de la projection, un écran sous-toiture en bon état et un pare-vapeur ou frein-vapeur adapté à la toiture.
Ce n’est pas conseillé. Une projection de qualité demande une machine professionnelle, un dosage précis, des composants et un support à la bonne température, ainsi qu’un équipement de protection. Les kits grand public ne garantissent ni une épaisseur régulière ni une bonne adhérence.
Des combles de maison individuelle se traitent en général en une journée. La mousse durcit vite, mais il faut encore aérer quelques heures. Le délai exact figure dans les consignes du fabricant.
La mousse polyuréthane est projetée et gonfle sur place en une couche continue, qui bouche aussi les fuites d’air. L’isolant soufflé, en laine minérale ou en ouate de cellulose, est déposé en vrac. Il convient plutôt aux planchers de combles perdus et n’assure pas l’étanchéité à l’air.
Travaux associés
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Comment se déroule la projection, étape par étape
Ce travail revient à une entreprise formée et équipée d’une machine de projection. Vous ne pouvez pas le faire vous-même : il faut doser les composants avec précision, les chauffer à la bonne température et se protéger des vapeurs. Le déroulement habituel ressemble à ceci :
La mousse est dure au toucher presque tout de suite. Pendant la projection, et encore quelques heures après, personne ne devrait rester dans la pièce sans équipement de protection, et il faut aérer. La durée exacte figure dans les consignes du fabricant. Des combles de maison individuelle se traitent en général en une journée de travail.