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Isolation en mousse projetée à cellules ouvertes de 30 à 35 cm

La mousse projetée à cellules ouvertes est une mousse polyuréthane légère. Une machine la projette directement sur les chevrons, la volige ou le plancher des combles. Juste après la projection, elle gonfle de plusieurs fois son volume et remplit chaque interstice. L'épaisseur de 30 à 35 cm fait partie des couches épaisses.

Mis à jour 09/2026·12 min read·3 price list items
Prix d'une prestation standard
27,15 €/ m²
Fourchette indicative
21,72 € - 35,30 €
Appartement de 60 m²
4073,00 €
Prix pour cette prestation uniquement - hors fournitures et hors travaux préparatoires. Il ne s'agit pas du prix d'un chantier complet.
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Zinguerie de toiture3 postes

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PosteUnitéPrix / unitéQuantitéTotal
Isolation
Isolation mousse projetée - cellules ouvertes (30-35 cm)m²27,15 €-
Isolation mousse projetée - cellules ferméesm²-
Isolation mousse projetée - cellules ouvertes (20-25 cm)m²-
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Quand choisir précisément 30 à 35 cm

Selon les fabricants, la mousse à cellules ouvertes a une conductivité thermique généralement comprise entre 0,036 et 0,040 W/m·K. Elle isole donc à peu près comme une bonne laine minérale. Une couche de 30 à 35 cm donne une résistance thermique d'environ 8 à 9 m²·K/W. C'est le niveau que les bureaux d'études visent habituellement pour les toitures de maisons basse consommation ou très performantes.

Cette épaisseur se rencontre surtout dans les cas suivants :

  • l'aménagement de combles en pièces habitables, avec une toiture isolée au niveau d'une construction neuve,
  • une maison neuve dont l'étude thermique demande une toiture très isolante,
  • un plancher sous combles perdus, projeté par le dessus, sans contrainte de hauteur au-dessus,
  • le remplacement d'un système en deux couches de laine minérale (entre chevrons et sous chevrons) par une seule couche continue, sans joints.

Pourquoi les 20 cm habituels ne suffiraient-ils pas ? Dans une maison bien isolée, la toiture devient l'endroit où part une grande partie de la chaleur, car l'air chaud monte. Chaque dizaine de centimètres supplémentaire se ressent aussi l'été dans une chambre sous toiture : une couche plus épaisse freine plus longtemps la chaleur qui vient des tuiles brûlantes. En contrepartie, une couche épaisse demande plus à la charpente, à la gestion de l'humidité et à la méthode de projection. C'est l'objet de la suite.

Comparaison avec les autres variantes de mousse projetée

Le barème propose deux autres prestations proches, chacune avec sa propre page. Voici une comparaison simple pour savoir laquelle vous concerne :

  • Cellules ouvertes, 20 à 25 cm : la couche tient en général dans la hauteur de chevrons courants, sans rehausse. Elle se projette en une ou deux passes et demande moins de recoupe. Elle convient quand un niveau d'isolation standard suffit ou quand il n'y a pas de place pour épaissir la toiture.
  • Cellules ouvertes, 30 à 35 cm (cette prestation) : la couche dépasse presque toujours la hauteur des chevrons, il faut donc les rehausser ou poser une ossature. La projection se fait en plusieurs passes avec des pauses de refroidissement, et les chutes sont plus nombreuses. Le chantier dure plus longtemps et l'étude de l'humidité dans la paroi compte davantage.
  • Cellules fermées : une mousse plus dense, à conductivité plus faible. Elle laisse très peu passer la vapeur et l'eau, et rigidifie un peu le support. Elle se projette en couches minces, plutôt sur des fondations, des bâtiments métalliques, des couvertures en bac acier, des sous-sols ou des endroits où la place manque. En 30 à 35 cm dans une charpente bois, on ne l'utilise pratiquement pas : elle enfermerait le bois des deux côtés et coûterait beaucoup plus cher sans vrai bénéfice.

Sur le terrain, on voit souvent des clients commander la couche épaisse alors que 25 cm suffiraient avec leur hauteur de chevrons et leur objectif thermique. L'inverse existe aussi : une couche fine dans des combles qui deviennent la chambre principale, et une pièce étouffante en été. Appuyez donc votre choix sur un calcul thermique, ou au minimum sur un échange avec un thermicien ou votre maître d'œuvre.

Préparation : ce qui doit être prêt avant l'arrivée de l'équipe

Une couche épaisse de mousse recouvre les chevrons, les câbles et les traversées. Tout ce qui est oublié se règle ensuite au cutter. Une préparation soignée fait donc gagner du temps et évite des reprises.

Couverture et écran de sous-toiture

La toiture doit être étanche. Fuites, tuiles cassées ou zinguerie manquante se réparent avant la projection. La mousse garderait l'eau longtemps et vous ne verriez la fuite qu'au bout de plusieurs années. Sous la couverture, il faut un écran de sous-toiture HPV (hautement perméable à la vapeur) ou une autre composition acceptée par le fabricant de la mousse. Sur un ancien feutre bitumé posé sur volige, on ne projette pas de mousse à cellules ouvertes sans étude préalable : la vapeur se condenserait dessous et le bois prendrait l'humidité.

Chevrons et rehausse

Les chevrons des maisons individuelles font couramment 14 à 20 cm de hauteur. Pour projeter 30 à 35 cm bien droits et pouvoir fixer ensuite l'ossature du placo, on rehausse les chevrons. Le charpentier fixe sous chaque chevron un bastaing ou un madrier posé sur chant, ou bien des suspentes longues avec des fourrures ou des tasseaux. Ce travail doit être terminé avant la projection. Le bois doit être sec, en général autour de 18 à 20 % d'humidité au maximum selon les fabricants de mousse.

Électricité, conduit de fumée et traversées

Tous les câbles en rampant doivent être passés en gaine à l'avance, avec des boîtiers positionnés pour rester accessibles après la projection. C'est le travail d'un électricien qualifié, dans le respect de la NF C 15-100, pas celui de l'équipe mousse. Autour d'un conduit de fumée, la mousse ne doit jamais toucher le conduit. On respecte l'écart au feu indiqué par le fabricant du conduit et par votre ramoneur, et l'espace se remplit de laine minérale incombustible. Ventilation de chute des eaux usées, gaines de VMC double flux et fenêtres de toit doivent être posées et raccordées avant l'intervention.

La projection d'une couche épaisse, étape par étape

L'équipe arrive avec un fourgon équipé d'une machine bi-composant, de tuyaux chauffés et des fûts de composants. Sur place travaillent en général deux ou trois personnes : le projeteur, un aide qui gère le tuyau et une personne qui recoupe et nettoie.

  1. Protéger les fenêtres, les sols, l'escalier et tout ce qui ne doit pas être sali. La mousse est pulvérisée et un brouillard fin peut voler sur plusieurs mètres.
  2. Contrôler la température et l'humidité du support et de l'air. Composants et support doivent être dans la plage donnée par le fabricant. En hiver, on chauffe souvent les combles.
  3. Faire une première passe au contact de l'écran de sous-toiture ou de la volige. Elle colmate les jonctions, les rives et les angles près de la sablière.
  4. Laisser refroidir. En durcissant, la mousse dégage de la chaleur et, si la passe est trop épaisse, elle peut surchauffer à cœur, se fissurer ou brunir. Les fabricants limitent donc l'épaisseur d'une passe, généralement à environ 15 à 20 cm pour la cellule ouverte.
  5. Faire une ou plusieurs passes jusqu'à l'épaisseur voulue, avec une petite surépaisseur au-delà des chevrons rehaussés.
  6. Recouper l'excédent à la scie longue ou avec un outil spécial, au nu des chevrons, pour pouvoir fixer l'ossature.
  7. Vérifier l'épaisseur à la pige, reprendre les zones trop minces et évacuer les chutes.

En 30 à 35 cm, les chutes sont nettement plus nombreuses qu'avec la variante plus fine. Il est aussi essentiel que le projeteur dispose des chevrons rehaussés comme repère clair. Sans ce plan de référence, il est difficile de garder une épaisseur régulière.

Combien de temps cela prend

Pour des combles de maison courante, une couche fine tient souvent dans une journée. Avec la couche épaisse, prévoyez plutôt plus long, parfois deux jours, car les passes sont plus nombreuses et séparées par des pauses. La mousse est ferme au toucher en général après quelques minutes et peut se recouper habituellement dans l'heure. Elle durcit complètement en 24 heures environ. Pendant la projection et, selon le fabricant, quelques heures à une journée après, personne ne doit rester dans la maison sans protection respiratoire, et il faut bien aérer.

Ce qui facilite ou complique le chantier

Avec une couche épaisse, l'écart entre une toiture simple et une toiture compliquée se fait davantage sentir, sur la difficulté comme sur le coût du travail.

Ce qui facilite le travail :

  • une toiture à deux pans simple, avec des chevrons droits et un entraxe régulier,
  • des chevrons rehaussés exactement à l'épaisseur voulue, qui servent de gabarit au projeteur,
  • des combles vides, sans meubles, matériaux ni ancien isolant,
  • un accès facile pour les tuyaux depuis le fourgon,
  • un bois sec et une température correcte, sans besoin de chauffer.

Ce qui complique le travail :

  • une toiture découpée avec lucarnes, noues, arêtiers et nombreuses fenêtres de toit,
  • beaucoup de traversées et de boîtiers à contourner et à protéger,
  • un ancien isolant à déposer et à descendre d'abord,
  • des chevrons irréguliers ou vrillés, qui demandent plus de recoupe,
  • des combles hauts et pentus, où l'on travaille sur échafaudage ou plateforme roulante,
  • l'hiver, quand il faut chauffer plus longtemps les combles et les composants.

Humidité, frein-vapeur et enchaînement avec le placo

La mousse à cellules ouvertes laisse passer la vapeur d'eau, on la dit perspirante. C'est un avantage, car l'humidité éventuelle du bois peut sécher lentement. Mais en 30 à 35 cm, l'endroit où la vapeur se condense dans la paroi devient important. En hiver, l'air intérieur chaud et humide migre vers l'extérieur et peut se condenser contre l'écran de sous-toiture froid.

Les fabricants ne disent pas tous la même chose. Certains n'exigent pas de frein-vapeur avec une composition adaptée, d'autres le conseillent, surtout pour les couches épaisses et les pièces humides comme la salle de bains. La solution fiable reste une étude hygrothermique de la paroi, en s'appuyant sur l'avis technique de la mousse et les DTU applicables. Le thermicien ou le bureau d'études calcule si un frein-vapeur est nécessaire et lequel. S'il est posé, il se place sur la mousse recoupée, sous l'ossature du placo, avec des jonctions et des raccords aux murs scotchés.

N'oubliez pas la ventilation sous la couverture. La mousse ne doit pas boucher la lame d'air en bas de pente ni au faîtage, sinon l'humidité sous les tuiles ne peut plus s'échapper. Sur une toiture avec volige et écran, la lame ventilée se gère au-dessus. Sur une toiture avec écran directement sur chevrons, il faut veiller à ce que la mousse ne pousse pas l'écran jusqu'aux contre-lattes.

Le plaquiste peut en général intervenir le lendemain, une fois la mousse durcie et contrôlée. Il fixe l'ossature dans les chevrons rehaussés, jamais dans la mousse. Les câbles restent en gaine et les boîtiers doivent être repérés pour que personne ne les recouvre au moment du parement.

Erreurs courantes et leurs conséquences

  • Une seule passe trop épaisse : la mousse surchauffe à cœur et se fissure, ce qui se traduit par une odeur ou par des vides invisibles à la recoupe.
  • Projection sur bois humide : mauvaise adhérence et fissures le long des chevrons. Le bois sèche lentement sous la mousse et peut moisir.
  • Épaisseur irrégulière : dans les angles près de la sablière et autour des fenêtres de toit, la mousse manque souvent. En hiver, ces zones froides marquent le placo de taches sombres.
  • Décollement des chevrons : la mousse se rétracte un peu en durcissant et, sur un mauvais support, une fente apparaît le long du chevron. La caméra thermique la montre comme une bande froide.
  • Mousse sur un écran ou un feutre inadapté : condensation et volige mouillée, que l'on découvre à la prochaine réparation de toiture.
  • Boîtiers et spots noyés : l'électricien doit découper la mousse et l'isolant perd sa continuité.
  • Mousse contre le conduit de fumée : c'est un risque d'incendie et un défaut grave lors du ramonage ou d'un contrôle.
  • Lame d'air bouchée en bas de pente : humidité sous la couverture, givre et, dans le pire des cas, liteaux abîmés.
  • Recoupe trop profonde : au lieu de 30 cm, il reste quelques centimètres de moins dans certaines travées, ce qui ne se voit qu'à la mesure.

Guide pour bricoleurs : préparer les combles avant la projection

La projection elle-même n'est pas un travail de particulier. Elle demande une machine spéciale, une protection respiratoire et l'habitude d'une réaction chimique. En revanche, vous pouvez préparer le chantier vous-même et faire gagner du temps à l'équipe. Laissez toute l'électricité à l'électricien et, sous une toiture pentue, travaillez toujours en position stable.

  1. Vider entièrement les combles, objets stockés et restes de matériaux compris.
  2. Déposer l'ancien isolant et le descendre en sacs fermés. Travailler avec masque FFP, lunettes et gants. En cas de doute sur la présence d'amiante, ne rien toucher et faire analyser le matériau par un professionnel.
  3. Balayer et aspirer la poussière sur les chevrons, les sablières et la volige.
  4. Inspecter la toiture par l'intérieur pendant ou après une pluie et marquer chaque point d'infiltration.
  5. Mesurer l'humidité du bois à l'humidimètre sur plusieurs chevrons et noter les résultats.
  6. Vérifier que les rehausses sont solidement fixées et alignées dans un même plan.
  7. Photographier tous les câbles, boîtiers et traversées avant qu'ils ne disparaissent sous la mousse.
  8. Prévoir l'accès du fourgon et des tuyaux, et convenir avec l'équipe de l'alimentation électrique nécessaire.
  9. Organiser où logeront les occupants, les enfants et les animaux pendant la projection et environ une journée après.

Contrôle et réception de l'isolation

Réceptionnez la mousse avant la pose du frein-vapeur et du placo, tant que tout est visible. Demandez au projeteur de mesurer l'épaisseur à la pige devant vous à plusieurs endroits, surtout dans les angles, près de la sablière et autour des fenêtres de toit. Si la réception a lieu en hiver, un passage à la caméra thermique permet de repérer les bandes froides. En construction neuve avec exigence d'étanchéité à l'air, le test d'infiltrométrie se fait plus tard, après la pose du frein-vapeur. Si vous comptez sur une aide comme MaPrimeRénov', vérifiez en amont que l'entreprise remplit les conditions demandées et gardez tous les documents.

  • l'épaisseur atteint les 30 à 35 cm convenus, y compris dans les angles et autour des traversées,
  • la mousse est continue, sans fissures, vides ni zones brunies par la surchauffe,
  • aucune fente le long des chevrons ni contre les murs,
  • la surface est recoupée au nu des chevrons rehaussés,
  • les lames d'air en bas de pente et au faîtage sont dégagées,
  • l'écart au feu autour du conduit est respecté et rempli d'un isolant incombustible,
  • les boîtiers électriques et les traversées sont accessibles et repérés,
  • fenêtres, sols et escalier sont propres,
  • les chutes sont évacuées ou il est convenu de qui s'en charge,
  • vous disposez de la fiche technique de la mousse et des données d'épaisseur et de surface, reportées au procès-verbal de réception.

Questions fréquentes

Presque toujours, car les chevrons courants sont moins hauts. Sans rehausse, la mousse pendrait sous les chevrons en couche irrégulière et l'ossature du placo n'aurait aucun support. L'autre solution est une ossature indépendante sur suspentes longues, définie par le charpentier ou le maître d'œuvre.

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