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Maçonnerie de murs extérieurs jusqu'à 30 cm d'épaisseur

Monter les murs extérieurs jusqu'à 30 cm d'épaisseur est l'une des étapes de base du gros œuvre. Le maçon élève les murs de façade sur la dalle ou le plancher terminé, en briques pleines, en briques de terre cuite alvéolaires de type Porotherm ou en blocs de béton cellulaire de type Ytong. Vous en avez besoin pour une maison neuve, une ex

Mis à jour 09/2026·6 min read·3 price list items
Prix d'une prestation standard
34,20 €/ m²
Fourchette indicative
27,30 € - 44,50 €
Appartement de 60 m²
5130,00 €
Prix pour cette prestation uniquement - hors fournitures et hors travaux préparatoires. Il ne s'agit pas du prix d'un chantier complet.
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Maçonnerie et plâtrerie3 postes

Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.

PosteUnitéPrix / unitéQuantitéTotal
Maçonnerie de briques et blocs
Construction de mur extérieur jusqu'à 30 cm d'épaisseurm²34,20 €-
Construction de mur extérieur porteurm³92,63 €-
Construction de mur extérieur non porteurm²25,65 €-
Total main-d'œuvre
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Ce que comprend ce travail et ce qu'il faut savoir avant

Les murs extérieurs portent les planchers et la toiture. Ils protègent aussi la maison du froid, de l'humidité et du bruit. On ne les monte donc pas « à l'œil », mais d'après les plans. L'architecte ou le maître d'œuvre fixe le matériau, l'épaisseur, la position des ouvertures, des linteaux et du chaînage. Un bureau d'études structure vérifie que le mur supporte bien les charges qu'il recevra. En France, la maçonnerie de murs suit les règles de l'art décrites dans le DTU 20.1.

Un point à connaître pour une épaisseur jusqu'à 30 cm : un tel mur ne suffit généralement pas, à lui seul, à atteindre les exigences thermiques actuelles. Il faut presque toujours prévoir une isolation, soit par l'intérieur (doublage collé ou sur ossature, posé par le plaquiste), soit par l'extérieur (ITE). Un mur monolithique sans isolant rapporté demande des blocs plus épais, par exemple de la brique monomur de forte épaisseur.

Brique, Porotherm ou Ytong : quelles différences

Ce poste regroupe trois façons de maçonner. La méthode se ressemble, la différence tient au matériau, au liant et à la vitesse d'exécution.

La brique pleine en terre cuite

Petit format, posé au mortier traditionnel dans les joints horizontaux et verticaux. Le travail avance lentement, car il faut beaucoup d'éléments au mètre carré. Aujourd'hui, on l'emploie plutôt en rénovation, pour compléter un mur ancien, pour les conduits de cheminée et les petits ouvrages, rarement pour toute la façade d'une maison neuve.

La brique alvéolaire Porotherm

Grands blocs de terre cuite creux, avec un emboîtement tenon-mortaise sur les côtés, donc sans mortier dans les joints verticaux. Il en existe deux familles :

  • les briques non rectifiées se posent au mortier traditionnel ou au mortier isolant, avec un joint d'environ un centimètre,
  • les briques rectifiées ont une hauteur calibrée avec précision et se posent à joint mince, au mortier-colle ou à la mousse de maçonnerie du système, selon les instructions du fabricant.

La terre cuite stocke bien la chaleur, elle est résistante et tient bien les fixations.

Le béton cellulaire Ytong

Blocs légers, très réguliers, collés au mortier-colle en couche mince. Ils se scient et se rabotent facilement, ce qui accélère les angles et les ouvertures. Pour les murs extérieurs, on utilise des blocs de résistance adaptée selon l'étude, pas des carreaux de cloison. Le béton cellulaire absorbe l'eau : il faut protéger le mur des pluies prolongées et choisir des chevilles adaptées pour les fixations lourdes.

Le choix du matériau dépend avant tout du projet : charges, performance thermique visée, acoustique et raccord avec les autres ouvrages. Mélanger plusieurs systèmes dans un même mur sans l'accord du concepteur n'est pas une bonne idée.

Comment se déroule le montage, étape par étape

  1. Contrôle du support. La dalle ou le plancher doit être solide, propre et à peu près de niveau. Le maçon relève les écarts de hauteur et trace l'implantation des murs d'après les plans.
  2. Coupure de capillarité. Une barrière étanche horizontale est posée sous les murs extérieurs pour que l'humidité du sol ne remonte pas dans la maçonnerie.
  3. Pose du premier rang. Le premier rang est posé sur un lit de mortier de ciment qui rattrape les défauts du support. Avec les systèmes à joint mince, on utilise un mortier d'assise et un kit de mise à niveau. Chaque millimètre compte : une erreur au premier rang ne se rattrape plus ensuite.
  4. Montage des rangs suivants. Les blocs sont posés en quinconce, c'est-à-dire avec les joints verticaux décalés par rapport au rang inférieur. Les angles et les liaisons entre murs suivent le harpage prévu par le fabricant. Le maçon contrôle en continu l'aplomb, la planéité et la hauteur des rangs.
  5. Ouvertures et linteaux. Les baies de fenêtres et de portes sont réservées exactement selon les plans, puis coiffées de linteaux avec un appui suffisant sur la maçonnerie. Bon à savoir pour plus tard : ouvrir après coup une baie dans un mur porteur touche à la structure et demande une étude.
  6. Coupes et compléments. Les coupes près des ouvertures et sous le plancher se font à la scie, pas au marteau. Les petites reprises et le remplissage des joints se font au fur et à mesure.
  7. Chaînage. Au sommet du mur, un chaînage horizontal en béton armé relie les murs entre eux et répartit les charges du plancher. Sa face extérieure est généralement isolée pour éviter un pont thermique.
  8. Séchage et protection. Le mur est protégé de la pluie, du gel et du soleil fort jusqu'à ce que le liant ait pris sa résistance. La durée dépend du liant et de la météo : suivez les indications du fabricant.

Ce qui facilite ou complique le chantier

La difficulté, et donc le coût, varie beaucoup d'un chantier à l'autre. Le travail est plus simple avec :

  • un support plan, coulé avec précision,
  • un plan simple avec de longs murs droits,
  • des blocs grand format et une pose à joint mince,
  • un bon accès pour la grue ou le chariot et de la place pour stocker les palettes.

Le travail prend plus de temps avec :

  • beaucoup d'angles, d'arrondis, de murs biais et de petites ouvertures,
  • une dalle irrégulière à rattraper au premier rang,
  • des murs hauts qui demandent un échafaudage,
  • des briques de petit format, donc plus d'éléments et plus de mortier,
  • un raccord sur une maçonnerie ancienne en rénovation,
  • une météo défavorable qui oblige à interrompre le chantier et à bâcher les murs.

Monter soi-même des murs extérieurs porteurs n'est pas conseillé. Il s'agit de la structure de la maison, et les erreurs y sont très difficiles à corriger.

Les erreurs fréquentes sur les murs extérieurs

  • Premier rang bâclé. Les défauts se rattrapent ensuite avec des joints épais plus haut, ce qui annule l'intérêt des blocs rectifiés.
  • Coupure de capillarité absente ou abîmée. Un pied de mur humide est ensuite très difficile à traiter.
  • Appareillage non respecté. Des joints verticaux alignés les uns au-dessus des autres affaiblissent le mur et favorisent les fissures.
  • Mauvais liant. Du mortier traditionnel sur des briques rectifiées, ou une colle appliquée seulement en bandes, réduisent la résistance et la performance thermique.
  • Appui de linteau trop court. Des fissures apparaissent ensuite au-dessus des fenêtres.
  • Coupes cassées au marteau. Elles laissent de grands vides comblés au mortier, autant de ponts thermiques.
  • Mur laissé sans protection pendant l'hiver. Des blocs gorgés d'eau et un liant qui a gelé dégradent la qualité du mur.

Ce qu'il faut vérifier à la réception de la maçonnerie

Avant que le chantier passe au plancher et au chaînage, faites le tour des murs avec le maçon ou le maître d'œuvre :

  • l'implantation, les épaisseurs et la position des ouvertures correspondent aux plans,
  • la coupure de capillarité est en place et intacte sous les murs extérieurs,
  • les murs sont d'aplomb et plans, à contrôler au niveau et à la grande règle,
  • les rangs sont de niveau et les joints verticaux bien décalés,
  • les angles et les liaisons entre murs sont harpés selon le système,
  • les linteaux sont correctement posés, avec un appui suffisant,
  • il n'y a pas de grands vides, de blocs cassés ni de zones non remplies,
  • le liant utilisé est celui du système du fabricant et les joints sont pleins,
  • le mur est protégé de la pluie et du gel,
  • les fiches techniques des matériaux et des systèmes utilisés vous sont remises.

Questions fréquentes

En général, non. Avec cette épaisseur, une isolation par l'intérieur ou par l'extérieur est prévue dès la conception. Sans isolant, le mur n'atteindrait qu'exceptionnellement les performances thermiques attendues aujourd'hui : c'est le calcul thermique du projet qui tranche.

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