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Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.
| Poste | Unité | Prix / unité | Quantité | Total |
|---|---|---|---|---|
| Maçonnerie de briques et blocs | ||||
| Construction de mur extérieur jusqu'à 30 cm d'épaisseur | m² | 34,20 € | - | |
| Construction de mur extérieur porteur | m³ | 92,63 € | - | |
| Construction de mur extérieur non porteur | m² | 25,65 € | - | |
Ce que comprend ce travail et ce qu'il faut savoir avant
Les murs extérieurs portent les planchers et la toiture. Ils protègent aussi la maison du froid, de l'humidité et du bruit. On ne les monte donc pas « à l'œil », mais d'après les plans. L'architecte ou le maître d'œuvre fixe le matériau, l'épaisseur, la position des ouvertures, des linteaux et du chaînage. Un bureau d'études structure vérifie que le mur supporte bien les charges qu'il recevra. En France, la maçonnerie de murs suit les règles de l'art décrites dans le DTU 20.1.
Un point à connaître pour une épaisseur jusqu'à 30 cm : un tel mur ne suffit généralement pas, à lui seul, à atteindre les exigences thermiques actuelles. Il faut presque toujours prévoir une isolation, soit par l'intérieur (doublage collé ou sur ossature, posé par le plaquiste), soit par l'extérieur (ITE). Un mur monolithique sans isolant rapporté demande des blocs plus épais, par exemple de la brique monomur de forte épaisseur.
Brique, Porotherm ou Ytong : quelles différences
Ce poste regroupe trois façons de maçonner. La méthode se ressemble, la différence tient au matériau, au liant et à la vitesse d'exécution.
La brique pleine en terre cuite
Petit format, posé au mortier traditionnel dans les joints horizontaux et verticaux. Le travail avance lentement, car il faut beaucoup d'éléments au mètre carré. Aujourd'hui, on l'emploie plutôt en rénovation, pour compléter un mur ancien, pour les conduits de cheminée et les petits ouvrages, rarement pour toute la façade d'une maison neuve.
La brique alvéolaire Porotherm
Grands blocs de terre cuite creux, avec un emboîtement tenon-mortaise sur les côtés, donc sans mortier dans les joints verticaux. Il en existe deux familles :
- les briques non rectifiées se posent au mortier traditionnel ou au mortier isolant, avec un joint d'environ un centimètre,
- les briques rectifiées ont une hauteur calibrée avec précision et se posent à joint mince, au mortier-colle ou à la mousse de maçonnerie du système, selon les instructions du fabricant.
La terre cuite stocke bien la chaleur, elle est résistante et tient bien les fixations.
Le béton cellulaire Ytong
Blocs légers, très réguliers, collés au mortier-colle en couche mince. Ils se scient et se rabotent facilement, ce qui accélère les angles et les ouvertures. Pour les murs extérieurs, on utilise des blocs de résistance adaptée selon l'étude, pas des carreaux de cloison. Le béton cellulaire absorbe l'eau : il faut protéger le mur des pluies prolongées et choisir des chevilles adaptées pour les fixations lourdes.
Le choix du matériau dépend avant tout du projet : charges, performance thermique visée, acoustique et raccord avec les autres ouvrages. Mélanger plusieurs systèmes dans un même mur sans l'accord du concepteur n'est pas une bonne idée.
Ce qui facilite ou complique le chantier
La difficulté, et donc le coût, varie beaucoup d'un chantier à l'autre. Le travail est plus simple avec :
- un support plan, coulé avec précision,
- un plan simple avec de longs murs droits,
- des blocs grand format et une pose à joint mince,
- un bon accès pour la grue ou le chariot et de la place pour stocker les palettes.
Le travail prend plus de temps avec :
- beaucoup d'angles, d'arrondis, de murs biais et de petites ouvertures,
- une dalle irrégulière à rattraper au premier rang,
- des murs hauts qui demandent un échafaudage,
- des briques de petit format, donc plus d'éléments et plus de mortier,
- un raccord sur une maçonnerie ancienne en rénovation,
- une météo défavorable qui oblige à interrompre le chantier et à bâcher les murs.
Monter soi-même des murs extérieurs porteurs n'est pas conseillé. Il s'agit de la structure de la maison, et les erreurs y sont très difficiles à corriger.
Les erreurs fréquentes sur les murs extérieurs
- Premier rang bâclé. Les défauts se rattrapent ensuite avec des joints épais plus haut, ce qui annule l'intérêt des blocs rectifiés.
- Coupure de capillarité absente ou abîmée. Un pied de mur humide est ensuite très difficile à traiter.
- Appareillage non respecté. Des joints verticaux alignés les uns au-dessus des autres affaiblissent le mur et favorisent les fissures.
- Mauvais liant. Du mortier traditionnel sur des briques rectifiées, ou une colle appliquée seulement en bandes, réduisent la résistance et la performance thermique.
- Appui de linteau trop court. Des fissures apparaissent ensuite au-dessus des fenêtres.
- Coupes cassées au marteau. Elles laissent de grands vides comblés au mortier, autant de ponts thermiques.
- Mur laissé sans protection pendant l'hiver. Des blocs gorgés d'eau et un liant qui a gelé dégradent la qualité du mur.
Ce qu'il faut vérifier à la réception de la maçonnerie
Avant que le chantier passe au plancher et au chaînage, faites le tour des murs avec le maçon ou le maître d'œuvre :
- l'implantation, les épaisseurs et la position des ouvertures correspondent aux plans,
- la coupure de capillarité est en place et intacte sous les murs extérieurs,
- les murs sont d'aplomb et plans, à contrôler au niveau et à la grande règle,
- les rangs sont de niveau et les joints verticaux bien décalés,
- les angles et les liaisons entre murs sont harpés selon le système,
- les linteaux sont correctement posés, avec un appui suffisant,
- il n'y a pas de grands vides, de blocs cassés ni de zones non remplies,
- le liant utilisé est celui du système du fabricant et les joints sont pleins,
- le mur est protégé de la pluie et du gel,
- les fiches techniques des matériaux et des systèmes utilisés vous sont remises.
Questions fréquentes
En général, non. Avec cette épaisseur, une isolation par l'intérieur ou par l'extérieur est prévue dès la conception. Sans isolant, le mur n'atteindrait qu'exceptionnellement les performances thermiques attendues aujourd'hui : c'est le calcul thermique du projet qui tranche.
Aucun des deux ne s'impose dans tous les cas. La brique Porotherm stocke mieux la chaleur et tient bien les fixations, le béton cellulaire Ytong est plus léger, plus régulier et se travaille facilement. Les deux servent pour des murs extérieurs porteurs, le choix doit découler du projet.
Cela dépend du plan, du matériau, de la météo et du nombre de maçons. Avec des blocs grand format et un plan simple, le travail avance vite. Une maison découpée avec beaucoup d'ouvertures ou des briques de petit format prend plus de temps. Le maçon vous donnera un planning précis à partir des plans.
On ne maçonne pas par temps de gel. Chaque liant a une température minimale d'emploi indiquée par le fabricant, et une maçonnerie fraîche doit être protégée du gel et de la pluie. Pendant une pause hivernale, le haut des murs est bâché.
Oui, c'est vivement conseillé. Les murs extérieurs font partie de la structure porteuse et se montent d'après les plans, idéalement sous le contrôle d'un maître d'œuvre. Vous pouvez aider à la préparation et à la manutention, mais la pose elle-même revient à un maçon expérimenté.
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