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Enduit de mur au mortier (couche de dressage)

L’enduit de dressage, appelé aussi corps d’enduit, est la première couche continue posée sur la maçonnerie. Il rattrape les irrégularités des briques, des parpaings ou du béton, donne un support solide et prépare le mur à recevoir une finition, un enduit fin ou une peinture. Vous en avez besoin en construction neuve, après le montage de n

Mis à jour 09/2026·6 min read·15 price list items
Prix d'une prestation standard
9,50 €/ m²
Fourchette indicative
1,43 € - 35,63 €
Appartement de 60 m²
1425,00 €
Prix pour cette prestation uniquement - hors fournitures et hors travaux préparatoires. Il ne s'agit pas du prix d'un chantier complet.
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Maçonnerie et plâtrerie15 postes

Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.

PosteUnitéPrix / unitéQuantitéTotal
Maçonnerie
Enduit mural de dressage (corps d'enduit)m²-
Maçonnerie de cloison jusqu'à 12,5 cm (brique/Ytong)m²25,65 €-
Maçonnerie de mur jusqu'à 30 cm (Porotherm, Ytong)m²34,20 €-
Application d'un primaire mur et solm²1,43 €-
Armature treillis pour maçonnerie intérieurem²9,26 €-
Réparations murales (Rimano, Rotband)m²-
Enduit fin chaux-ciment (Feinputz)m²12,10 €-
Enduit stuccom²11,40 €-
Enduits projetés (chaux-ciment)m²-
Enduits plâtre / lissagem²8,55 €-
Enduits extérieursm²14,25 €-
Pose de linteauxpce22,80 €-
Bouchage d'ouverturesm²35,63 €-
Construction de cheminée (chamotte + conduit céramique)ml-
Construction de cheminée type Schiedelml-
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Comment se fait un enduit au mortier, étape par étape

La qualité d’un enduit se joue avant même la première truellée. Le déroulé habituel ressemble à ceci :

  1. Préparer le support : le mur doit être sain, propre, sans poussière, sans graisse et sans morceaux qui bougent. Sur un mur ancien, on fait tomber tout ce qui tient mal et on rebouche les gros trous à l’avance.
  2. Gobetis ou primaire : sur un béton lisse, on projette un gobetis, un mortier de ciment fluide qui crée une surface rugueuse pour l’accroche. Sur un support très absorbant comme le béton cellulaire, on applique un primaire ou un gobetis selon les indications du fabricant. Ainsi, le support ne boit pas trop vite l’eau du mortier.
  3. Poser les repères : le maçon fixe des règles ou des baguettes de dressage qui donnent le plan et l’épaisseur de l’enduit. Sur les angles saillants, des baguettes d’angle gardent des arêtes droites et résistantes aux chocs.
  4. Gâcher le mortier : un mortier prêt à l’emploi en sac se mélange avec l’eau exactement selon la notice. Si le mortier est préparé sur place à partir de ciment, de chaux et de sable, le dosage dépend de l’usage : plus de ciment donne plus de dureté, mais moins de perméabilité.
  5. Appliquer : l’enduit est jeté à la truelle ou projeté avec une machine à projeter. Une couche fait généralement de 10 à 20 mm environ. Pour une épaisseur plus forte, on travaille en deux passes, et la seconde ne vient que lorsque la première a commencé à tirer.
  6. Dresser et serrer : avec une règle appuyée sur les repères, on enlève le surplus et on recharge les creux. Quand le mortier a tiré, on passe la taloche ou l’éponge, selon que la surface doit rester rugueuse ou recevoir une autre couche.
  7. Laisser sécher correctement : l’enduit doit sécher naturellement, à l’abri du soleil direct, du gel et des forts courants d’air. Par temps chaud, on l’humidifie légèrement si besoin. On n’accélère jamais le séchage avec le chauffage ou un canon à chaleur, sinon l’enduit fissure.

À la main ou à la machine, et quel mortier choisir

L’enduit à la main convient aux petites surfaces, aux réparations, aux murs découpés avec beaucoup de tableaux et de niches, ou aux endroits où une machine se place mal. C’est plus lent, mais le maçon garde la main sur chaque centimètre.

L’enduit projeté à la machine devient intéressant pour une maison entière ou de grandes surfaces continues. Le mortier a une consistance plus régulière et le travail avance nettement plus vite. Il faut en revanche une arrivée d’eau et d’électricité, de la place pour la machine et une protection soignée des fenêtres, des portes et des sols.

Le choix du mortier dépend du support et de l’endroit :

  • Pièces de vie : enduit chaux-ciment classique, puis enduit de finition ou enduit de lissage. En France, beaucoup d’intérieurs sont aussi enduits au plâtre ou doublés en placo, l’enduit au mortier se rencontre surtout dans les pièces humides et les locaux techniques.
  • Béton cellulaire et blocs allégés : enduits allégés prévus pour ces matériaux, pour que l’enduit ne soit pas plus dur que le mur.
  • Murs anciens en pierre ou en moellons : enduits à la chaux naturelle, qui laissent le mur respirer. Un enduit trop riche en ciment sur un vieux mur enferme l’humidité et finit souvent par se décoller.
  • Caves humides : systèmes d’enduits d’assainissement conçus pour les murs chargés d’humidité et de sels. Un enduit ordinaire y tombe vite.
  • Extérieur et soubassement : enduits résistants aux intempéries et aux rejaillissements d’eau, selon le système du fabricant de la façade.

Ce qui facilite le chantier et ce qui le complique

Pour une même surface, la difficulté, et donc le coût, peut beaucoup varier d’un chantier à l’autre. Le travail est plus simple avec :

  • Une maçonnerie droite en blocs rectifiés, où une couche plus fine suffit
  • De grands murs continus, avec peu de fenêtres et d’angles
  • Un accès libre, de l’eau et de l’électricité disponibles sur place

À l’inverse, le chantier s’allonge avec :

  • Un mur ancien, tordu ou humide, qu’il faut rattraper avec une forte épaisseur
  • Le piquage de l’ancien enduit et la réparation du support
  • Beaucoup de tableaux, d’angles et de saignées laissées par l’électricien
  • Des plafonds hauts ou des cages d’escalier qui demandent un échafaudage
  • Un logement habité, où tout doit être protégé et nettoyé chaque jour

Si vous habitez en copropriété, prévenez le syndic à l’avance pour caler les horaires du chantier, l’évacuation des gravats et la protection des parties communes.

Les erreurs qui se paient plus tard

  • Enduire sur un support poussiéreux ou trop sec : l’enduit n’accroche pas, puis sonne creux ou tombe.
  • Oublier le gobetis sur le béton : un béton lisse n’offre aucune prise au mortier.
  • Charger trop épais en une fois : l’enduit glisse et fissure en séchant.
  • Enduire par gel ou en plein soleil : en dessous de +5 °C environ, le mortier prend mal, et par forte chaleur il sèche trop vite.
  • Appliquer la finition ou la peinture trop tôt : on voit souvent une couche posée sur un enduit encore humide, puis des taches ou des fissures quelques semaines plus tard. On compte à titre indicatif environ un jour de séchage par millimètre d’épaisseur, le délai exact est donné par le fabricant.
  • Oublier l’armature entre deux matériaux : par exemple une brique à côté d’un chaînage en béton. Sans treillis noyé dans l’enduit, une fissure apparaît presque toujours à cet endroit.

Guide pour bricoleurs : enduire un mur de cave ou de garage

Une petite surface dans un local technique est à votre portée si vous avez un peu de patience. Pour tout un étage habitable ou une façade, il vaut mieux faire appel à un maçon. Laissez aussi aux professionnels tout travail en hauteur ou sur échafaudage.

  1. Faire tomber les parties qui bougent et brosser le mur pour enlever la poussière.
  2. Appliquer un gobetis sur le béton, ou un primaire sur une maçonnerie absorbante selon la notice.
  3. Poser les baguettes de dressage d’aplomb à l’aide d’un niveau et les laisser prendre.
  4. Gâcher le mortier avec l’eau exactement selon la notice du sac, seulement la quantité utilisable pendant sa durée de mise en œuvre.
  5. Jeter le mortier à la truelle de bas en haut, par petites surfaces.
  6. Tirer le surplus à la règle appuyée sur les baguettes et recharger les creux.
  7. Passer la taloche une fois que le mortier a tiré.
  8. Protéger l’enduit des courants d’air et du gel, puis le laisser sécher.

Comment contrôler l’enduit terminé

  • Une longue règle posée sur le mur ne montre ni creux ni bosses marqués, la tolérance est fixée par le DTU 26.1 ou par le contrat
  • Les angles et les arêtes des tableaux sont droits et d’aplomb
  • En tapotant, l’enduit ne sonne creux nulle part, ce qui trahirait un décollement
  • La surface ne présente ni fissures, ni zones qui s’effritent, ni auréoles dues à un séchage irrégulier
  • L’enduit est bien repris et propre autour des boîtiers, des tuyaux et des huisseries
  • Les fenêtres, les sols et les réseaux ont été débarrassés des traces de mortier

Questions fréquentes

Dans un garage, une cave, un atelier ou une chaufferie, oui, éventuellement avec une simple peinture. Dans les pièces de vie, on applique presque toujours un enduit de finition ou de lissage pour obtenir une surface lisse et facile à peindre.

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