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Construction d'une cheminée maçonnée avec conduit céramique

Construire une cheminée maçonnée avec un conduit céramique, c'est monter une enveloppe en briques réfractaires ou en blocs de cheminée, dans laquelle on pose des boisseaux en céramique qui évacuent les fumées. On a le plus souvent besoin de ce travail dans une maison neuve, pour remplacer un vieux conduit abîmé ou pour installer un poêle,

Mis à jour 09/2026·5 min read·15 price list items
Prix d'une prestation standard
9,50 €/ m²
Fourchette indicative
1,43 € - 35,63 €
Appartement de 60 m²
1425,00 €
Prix pour cette prestation uniquement - hors fournitures et hors travaux préparatoires. Il ne s'agit pas du prix d'un chantier complet.
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Maçonnerie et plâtrerie15 postes

Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.

PosteUnitéPrix / unitéQuantitéTotal
Maçonnerie
Construction de cheminée (chamotte + conduit céramique)ml-
Maçonnerie de cloison jusqu'à 12,5 cm (brique/Ytong)m²25,65 €-
Maçonnerie de mur jusqu'à 30 cm (Porotherm, Ytong)m²34,20 €-
Application d'un primaire mur et solm²1,43 €-
Armature treillis pour maçonnerie intérieurem²9,26 €-
Réparations murales (Rimano, Rotband)m²-
Enduit mural de dressage (corps d'enduit)m²-
Enduit fin chaux-ciment (Feinputz)m²12,10 €-
Enduit stuccom²11,40 €-
Enduits projetés (chaux-ciment)m²-
Enduits plâtre / lissagem²8,55 €-
Enduits extérieursm²14,25 €-
Pose de linteauxpce22,80 €-
Bouchage d'ouverturesm²35,63 €-
Construction de cheminée type Schiedelml-
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Pourquoi la brique réfractaire et le conduit céramique

La brique réfractaire, souvent appelée chamotte, résiste aux fortes températures. Elle supporte bien les cycles de chauffe et de refroidissement ainsi que les substances agressives contenues dans les fumées. Selon les fabricants, elle tient en général des températures nettement plus élevées que celles d'un chauffage domestique normal.

Le conduit céramique, c'est le passage des fumées lui-même, le tube par lequel elles sortent. Sa surface est lisse, donc la suie et le bistre s'y accrochent moins. Le ramonage est plus facile et le risque de feu de cheminée diminue. Le conduit protège aussi la maçonnerie des acides et des condensats produits par la combustion.

Cette solution convient aux poêles et chaudières à bois ou à granulés, aux inserts et foyers fermés, et à de nombreux appareils au gaz. Pour une chaudière à condensation, vérifiez toujours que le conduit est prévu pour un fonctionnement humide. Dans ce cas, on choisit souvent un autre système, par exemple un tubage inox ou un conduit en matériau de synthèse, selon ce que demande le fabricant de la chaudière.

Comment se déroule le chantier, étape par étape

Une cheminée touche directement à la sécurité de la maison. Confiez-la à un maçon fumiste habitué à ce type d'ouvrage, qui travaille selon le DTU 24.1 (travaux de fumisterie) et les instructions du fabricant. Le raccordement d'un appareil au gaz revient à un professionnel qualifié.

  1. Préparer l'assise. Une cheminée pèse lourd. Elle doit reposer sur une fondation ou une dalle solide et plane, capable de porter son poids. On ne la monte pas sur un vieux plancher sans l'avis d'un ingénieur structure.
  2. Monter le pied de la cheminée. On pose d'abord l'élément de base avec le récupérateur de condensats et son évacuation, puis la trappe de ramonage au-dessus. C'est par là qu'on nettoie et qu'on contrôle le conduit.
  3. Poser les boisseaux céramiques. Les éléments s'emboîtent les uns sur les autres. Les joints se font au mastic résistant aux acides, selon la notice du fabricant. Le conduit doit être bien vertical, avec des joints propres, sans bavures de mastic à l'intérieur.
  4. Isoler et laisser la dilatation. Entre le conduit et l'enveloppe, on garde un espace, le plus souvent garni de laine minérale. Le conduit s'allonge en chauffant, il ne doit donc jamais être bloqué dans la maçonnerie.
  5. Maçonner l'enveloppe. Autour du conduit, on monte les briques réfractaires ou les blocs de cheminée avec le mortier prescrit par le fabricant. Un mortier de ciment ordinaire ne convient pas aux zones très chaudes.
  6. Prévoir le raccordement. On place l'entrée du conduit de raccordement à la bonne hauteur. Elle doit correspondre à la sortie de fumées du poêle ou de la chaudière.
  7. Traverser plancher et toiture. On respecte autour de la cheminée l'écart au feu, c'est-à-dire la distance avec le bois et les autres matériaux combustibles, fixée par le DTU et le fabricant. La traversée du toit reçoit un abergement qui empêche l'eau de passer sous la couverture.
  8. Finir la souche. Au-dessus du toit, la partie visible de la cheminée, la souche, est protégée de la pluie et du gel par des briques de parement, un habillage ou un enduit adapté. En haut, on pose une dalle de couronnement qui rejette l'eau hors de la maçonnerie.

Les variantes et comment choisir

  • La maçonnerie traditionnelle en briques réfractaires convient quand la cheminée doit s'adapter à un emplacement inhabituel ou se raccorder à une maçonnerie existante.
  • Le système de conduit en blocs, avec boisseaux céramiques et isolant, se monte plus vite et toutes les pièces s'emboîtent précisément. Le principe de construction en plusieurs couches reste le même.
  • Un ou plusieurs conduits : si vous pensez ajouter plus tard un insert ou une deuxième chaudière, mieux vaut prévoir tout de suite deux conduits. Les ajouter après coup est beaucoup plus compliqué.
  • Le diamètre du conduit ne se choisit pas au jugé. Il dépend de l'appareil, du combustible et de la hauteur de la cheminée. Un conduit trop large tire souvent mal et finit par prendre l'humidité.

Ce qui facilite ou complique le travail

Le facteur principal, c'est la hauteur de la cheminée et la part qui dépasse du toit. Travailler en toiture demande un échafaudage et des protections, et le chantier avance plus lentement. Le cas le plus simple est la maison neuve : la cheminée monte en même temps que les murs, avant la pose de la couverture.

Le travail se complique dans ces situations :

  • démolition de l'ancienne cheminée et évacuation des gravats ;
  • espace étroit où les matériaux se portent à la main ;
  • traversée d'une charpente et d'une couverture existantes, qu'il faut déposer puis raccorder ;
  • plusieurs conduits, entrées supplémentaires et accessoires comme des grilles de ventilation ;
  • finition plus soignée de la souche, en briques de parement ou avec un habillage.

Les erreurs à éviter

  • Conduit bloqué dans la maçonnerie. Il se dilate en chauffant et, sans jeu, l'enveloppe se fissure.
  • Mauvais mastic ou mortier. Un mortier ordinaire dans les joints du conduit finit par se désagréger sous l'effet des acides.
  • Écart au feu insuffisant. Des chevrons ou des solives collés à la cheminée représentent un vrai risque d'incendie.
  • Souche non protégée. L'eau qui pénètre dans la maçonnerie gèle en hiver et fait éclater les briques.
  • Abergement mal fait. Les infiltrations autour de la cheminée font partie des réclamations qu'on voit le plus souvent.
  • Souche trop basse. La sortie doit dépasser suffisamment le faîtage, selon les règles du DTU, sinon le vent perturbe le tirage et les fumées refoulent.

Comment contrôler la cheminée terminée

Avant la première flambée, faites vérifier l'installation par un professionnel du ramonage ou de la fumisterie. Demandez à l'entreprise une attestation de conformité et la plaque signalétique du conduit, que le DTU prévoit à proximité de la cheminée. Votre assureur peut aussi vous demander ces documents. À la réception, vérifiez :

  • que la cheminée est d'aplomb et sans fissures dans l'enveloppe ;
  • que la trappe de ramonage et le récupérateur de condensats sont accessibles et étanches ;
  • que les condensats ont bien une évacuation ;
  • que l'écart au feu est respecté au niveau des planchers et de la charpente ;
  • que la traversée de toiture a un abergement correct ;
  • que la souche a sa dalle de couronnement et une surface protégée ;
  • que le conduit correspond à l'appareil que vous allez raccorder ;
  • que vous avez reçu l'attestation, la plaque signalétique et les documents des matériaux utilisés.

Questions fréquentes

Seulement si le conduit est prévu pour un fonctionnement humide et que le fabricant de la chaudière l'autorise. On choisit souvent un tubage inox ou en matériau de synthèse pour ces chaudières, donc parlez-en avec le fumiste avant les travaux.

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