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Pose d'un abergement de cheminée

L'abergement de cheminée, souvent appelé solin de cheminée, est un ouvrage de zinguerie qui assure l'étanchéité entre la souche et la couverture. La souche interrompt le versant. L'eau qui ruisselle sur la toiture vient buter contre elle, s'étale et cherche un passage vers l'intérieur.

Mis à jour 09/2026·13 min read·4 price list items
Prix d'une prestation standard
34,10 €/ ml
Fourchette indicative
27,28 € - 44,33 €
Prix pour cette prestation uniquement - hors fournitures et hors travaux préparatoires. Il ne s'agit pas du prix d'un chantier complet.
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Grille tarifaire des travaux: Pose d'un abergement de cheminée

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Zinguerie de toiture4 postes

Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.

PosteUnitéPrix / unitéQuantitéTotal
Solins et abergements
Solin de cheminéeml34,10 € / mlmlsaisir la quantité-
Solin mural / autour de pénétrationsml24,80 € / mlmlsaisir la quantité-
Couronnement de mur / pignonmlml-
Installation de larmierml15,50 € / mlmlsaisir la quantité-
Total main-d'œuvre
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Ce que comprend la pose d'un abergement

La pose d'un abergement désigne le travail du couvreur-zingueur qui met en place les pièces d'étanchéité autour d'une souche sur une toiture en pente. Elle comprend généralement les opérations suivantes :

  • prise de cotes de la souche et de la pente, traçage, découpe et pliage du métal sur mesure,
  • pose de la bavette d'aval devant la souche, qui rejette l'eau sur les tuiles situées en dessous,
  • pose des noquets ou des couloirs latéraux de chaque côté, glissés sous la couverture ou raccordés sur elle selon le type de couverture,
  • pose de la besace en amont de la souche, façonnée en dos d'âne sur les souches larges pour partager l'eau des deux côtés,
  • pose de la bande porte-solin ou du contre-solin, qui recouvre le haut des relevés sur la maçonnerie,
  • calfeutrement des joints avec un mastic adapté à la couverture et contrôle du raccordement à la couverture.

Ne sont généralement pas compris : la fourniture du métal et des éléments de système, la réparation ou la reconstruction de la souche hors toiture, le nouvel enduit ou l'habillage de la souche, le remplacement des tuiles abîmées autour de la cheminée, la réfection du liteaunage et de la charpente, le chapeau de cheminée et la couronne de souche. Ces travaux se chiffrent à part.

Quand l'abergement se réalise

La pose d'un abergement intervient dans trois situations types :

  • Lors d'une toiture neuve ou d'une réfection de couverture. L'abergement se pose au moment où les tuiles sont mises en place autour de la souche, dans le cadre des travaux de zinguerie. L'ancien métal ne se réutilise pas lors d'une réfection.
  • En cas d'infiltration autour de la cheminée. C'est la raison la plus courante d'appeler un couvreur. Sur le terrain, on constate souvent un métal corrodé, un mastic fissuré ou un abergement qui n'a jamais été correctement façonné.
  • Lors de la réparation ou de la rehausse de la souche. Si la souche est reconstruite, habillée ou réenduite, l'ancien abergement est déposé puis un nouveau est posé après les travaux.

Le travail se fait par temps sec. Les mastics et les bandes autocollantes ne s'appliquent ni sur un support humide ni sur un support gelé. Au printemps et en été, les couvreurs sont plus disponibles qu'à l'automne, période où de nombreux propriétaires traitent les fuites avant l'hiver.

Avant l'intervention du couvreur, il est utile de savoir si la souche est en bon état. Si l'enduit se décolle, si les briques se fissurent ou si la souche penche, il faut d'abord la réparer. Un abergement ne tient pas sur une maçonnerie qui se désagrège. Si le conduit évacue des fumées, il est recommandé de faire intervenir un ramoneur ou un fumiste lors de toute intervention sur sa structure, afin d'évaluer l'état du conduit.

Comment reconnaître un abergement qui fuit

Une infiltration autour de la cheminée se manifeste souvent avec retard, car l'eau imprègne d'abord le bois et l'isolant. Les signes typiques sont :

  • des taches sombres ou humides au plafond ou sur le rampant sous la cheminée, surtout après une pluie battante,
  • des chevrons ou des liteaux mouillés ou moisis près de la souche, visibles depuis les combles,
  • un enduit du conduit décoloré ou qui s'effrite dans les combles,
  • de la rouille ou des pièces métalliques soulevées, visibles depuis le sol,
  • un mastic fissuré sur le bord supérieur des relevés.

L'humidité sur le conduit dans les combles ne provient pas toujours d'une fuite. Il peut aussi s'agir de condensats de fumées dans un conduit inadapté ou d'eau absorbée par l'enduit de la souche hors toiture. Si l'abergement paraît en bon état, il est judicieux de faire examiner le conduit par un ramoneur ou un fumiste.

Pose de l'abergement étape par étape

Préparation des abords de la souche

Le couvreur dépose l'ancien métal et l'ancien mastic, nettoie la maçonnerie et vérifie le liteaunage et l'écran sous-toiture autour de la souche. L'écran est relevé ou raccordé autour de la souche de façon que l'eau qui passerait sous la couverture soit évacuée vers l'extérieur et non vers la charpente. Pour les conduits de système, la traversée de l'écran se traite avec les accessoires du fabricant du conduit. Ne pas coller l'écran directement sur une paroi de conduit chaude, les fabricants le déconseillent en raison du risque d'incendie. Les bois de charpente doivent respecter la distance de sécurité par rapport au conduit indiquée par le fabricant du conduit et par les règles de l'art en fumisterie, souvent 16 cm pour un conduit maçonné traditionnel.

Support et couverture

Autour de la souche, on complète les liteaux ou on pose des voliges qui serviront de support à l'abergement. Les tuiles sont posées et recoupées jusqu'à la souche, en laissant l'espace prescrit par le fabricant de la couverture ou du système d'abergement. Si l'écart entre les tuiles et la souche est trop important, on ajoute des liteaux ou des chevrons de remplissage.

Bavette d'aval

La bavette d'aval se pose en premier. Elle repose sur les tuiles situées sous la souche et rejette l'eau vers l'extérieur. Avec des tuiles galbées ou à emboîtement, elle doit épouser les ondes, ou bien être réalisée avec une bande souple marouflée dans le creux des ondes, en plomb laminé ou en bande synthétique armée. Sur une couverture métallique, la bavette se raccorde selon le système de la couverture.

Noquets et couloirs latéraux

Les pièces latérales longent les flancs de la souche. Avec des tuiles, on réalise le plus souvent un couloir latéral placé sous les tuiles, ou des noquets glissés entre les rangs, qui renvoient vers le bas l'eau passée sous la couverture. Le métal remonte contre la paroi de la souche à la hauteur prescrite par le fabricant de la couverture, au moins 10 cm et souvent autour de 15 cm au-dessus des tuiles. Sur bac acier ou sur couverture à joint debout, les relevés latéraux se raccordent sur l'onde ou sur le joint.

Besace et dos d'âne

En amont de la souche, l'eau du versant s'arrête et s'accumule. Sur une souche étroite, une besace simple qui renvoie l'eau vers les couloirs latéraux suffit. Sur une souche plus large, la besace est façonnée en dos d'âne, une petite pente en métal posée sur un support en voliges, qui partage l'eau des deux côtés. Sans dos d'âne, l'eau, les feuilles et, en hiver, la neige stagnent derrière une souche large et s'infiltrent sous le métal à la fonte.

Bande porte-solin et contre-solin

Le haut des relevés sur la souche ne doit pas être simplement recouvert d'un cordon de mastic. La bonne solution comporte deux pièces. Sur la maçonnerie, on pose une bande porte-solin ou un contre-solin à larmier, engravé dans une saignée de la maçonnerie ou fixé contre la paroi par chevillage puis calfeutré au mastic. Cette bande recouvre les relevés, qui peuvent ainsi se dilater librement sous l'effet des variations de température. Les professionnels rappellent qu'un simple joint silicone en tête de relevé ne tient en général que quelques années.

Calfeutrement et contrôle

Les joints se calfeutrent avec un mastic destiné à la couverture, généralement un mastic polyuréthane, résistant aux UV et, près d'un conduit, à des températures plus élevées. Pour finir, le couvreur contrôle les recouvrements, les fixations et le raccordement à la couverture. Lorsque c'est possible, il est utile de tester l'ouvrage au jet d'eau.

Matériaux et variantes

Zinc naturel et zinc prépatiné

Le zinc est le matériau de référence pour l'abergement de cheminée en France, en épaisseur courante de 0,65 à 0,70 mm, façonné et soudé à l'étain. Le zinc prépatiné offre d'emblée un aspect gris mat ou ardoisé qui s'intègre bien à la toiture. Un abergement en zinc bien exécuté présente une longue durée de vie.

Plomb et cuivre

Le plomb laminé épouse parfaitement les reliefs des tuiles, notamment des tuiles canal et des tuiles à fort galbe, et reste utilisé pour les bavettes. Le cuivre est le plus durable et le plus coûteux. On le rencontre surtout sur les toitures haut de gamme et les bâtiments anciens ou patrimoniaux.

Aluminium laqué et acier galvanisé prélaqué

L'aluminium est léger et facile à façonner, il est souvent utilisé pour les bandes porte-solin. Au contact d'autres métaux, par exemple du cuivre, il existe un risque de corrosion galvanique. L'acier galvanisé prélaqué, disponible dans les teintes des couvertures, s'emploie surtout avec les couvertures en bac acier.

Bandes souples et kits d'abergement

Pour les tuiles et les couvertures profilées, on utilise aussi des bandes souples autocollantes, comme le Wakaflex de Monier, composées d'un matériau synthétique armé d'une résille d'aluminium, qui se marouflent à froid sans soudure dans le profil des tuiles. Il existe également des kits d'abergement réglables en zinc ou en aluminium avec bavette en plomb, adaptés aux souches de dimensions courantes. Les fabricants de conduits de système proposent par ailleurs des sorties de toit complètes, avec manchon et chapeau, où la jonction entre l'abergement et le conduit est protégée de la pluie. Ces solutions se posent plus vite, mais elles sont prévues pour une souche ou un conduit précis.

Lors du choix du matériau, il faut veiller à ce que l'abergement ne soit pas réalisé dans un métal qui réagit avec la couverture ou avec les gouttières. Le cuivre placé en amont d'un zinc ou d'un acier galvanisé provoque la corrosion du métal situé en dessous.

Différences selon la couverture

Avec des tuiles en terre cuite ou en béton, l'abergement est le plus exigeant, car le métal ou la bande souple doit suivre la forme des tuiles et un couloir est souvent placé sous les pièces latérales. Sur une couverture zinc ou acier à joint debout, l'abergement se raccorde directement sur les joints et le couvreur le réalise en même temps que la couverture. Sur bac acier ou tôle profilée, l'abergement suit les ondes et des closoirs ou joints mousse sont placés sous les raccords pour éviter les remontées d'eau par capillarité. Sur ardoise ou bardeaux, on utilise des noquets glissés entre chaque rang.

Erreurs les plus fréquentes sur le terrain

  • Une simple bavette et du silicone. Il arrive qu'une seule pièce soit posée et que la jonction avec la souche soit bouchée au silicone. Après quelques années, le silicone se fissure et l'eau s'infiltre.
  • Métal scellé rigidement dans la maçonnerie sans bande porte-solin. Le métal ne peut pas se dilater, l'enduit autour fissure et l'eau passe derrière les relevés.
  • Absence de dos d'âne derrière une souche large. L'eau, les feuilles et la neige s'accumulent derrière la souche et débordent par-dessus le métal lors des fortes pluies.
  • Relevés trop bas. Lors d'une pluie d'orage ou en présence de neige, l'eau passe par-dessus le bord de l'abergement.
  • Écran sous-toiture non raccordé autour de la souche. L'eau qui passe sous la couverture ruisselle sur l'écran directement vers la souche puis dans la charpente.
  • Association de métaux incompatibles. Par exemple un abergement en cuivre au-dessus d'une gouttière en zinc ou en acier galvanisé, qui se corrode ensuite rapidement.
  • Abergement posé sur une souche dégradée. Le métal est fixé dans un enduit qui s'effrite et qui, après quelques hivers, tombe avec lui.
  • Mastic appliqué sur un support humide ou poussiéreux. Le mastic n'adhère pas et le joint fuit dès la première pluie.

Qui réalise le travail et ce qu'il faut savoir

L'abergement de cheminée est réalisé par un couvreur ou un couvreur-zingueur. Les travaux de couverture et de zinguerie relèvent de la garantie décennale, et l'entreprise doit être assurée avant le début du chantier. Demandez l'attestation d'assurance décennale et vérifiez qu'elle mentionne bien l'activité de couverture et de zinguerie.

Il s'agit d'un travail en hauteur, qui exige une protection contre les chutes, par exemple un échafaudage, des garde-corps provisoires ou un système d'arrêt de chute avec harnais. L'entreprise est responsable du respect des règles de sécurité sur le chantier. Vérifiez auprès de votre mairie si une autorisation est nécessaire, notamment si le bâtiment se trouve dans un secteur protégé ou si l'aspect de la toiture change.

Si l'intervention touche un conduit qui évacue des fumées, par exemple une rehausse de souche ou le remplacement de la couronne, l'état du conduit doit être évalué par un ramoneur ou un fumiste. Le simple remplacement de l'abergement ne nécessite pas de contrôle du conduit, mais le ramonage reste obligatoire selon la fréquence fixée localement.

Comment contrôler l'abergement terminé

Vous pouvez examiner l'ouvrage depuis la toiture, depuis l'échafaudage ou au moins à la jumelle depuis le sol, ainsi que depuis les combles. Il est utile de vérifier les points suivants :

  • vérifier que la bavette d'aval repose sur les tuiles et rejette l'eau vers l'extérieur, et non sous la couverture,
  • contrôler que les relevés sur la souche sont suffisamment hauts et réguliers sur toutes les faces,
  • s'assurer que le haut des relevés est recouvert d'une bande porte-solin à larmier, et non d'un simple cordon de mastic,
  • sur une souche large, contrôler le dos d'âne derrière la souche et sa pente vers les côtés,
  • examiner les jonctions entre pièces, qui ne doivent pas être ouvertes et doivent se recouvrir dans le sens d'écoulement de l'eau,
  • après la première forte pluie, vérifier depuis les combles que les chevrons et les liteaux autour de la souche sont secs,
  • contrôler que le métal posé sur les tuiles n'est ni plié ni abîmé par le passage,
  • vérifier que la teinte et le matériau de l'abergement sont cohérents avec la couverture et les gouttières.

À la réception, demandez des informations sur le métal et le mastic utilisés. Une fois par an, idéalement à l'automne, il est judicieux de contrôler l'abergement lors du nettoyage des gouttières. Le mastic s'use avec le temps et le refaire à temps coûte moins cher que de réparer une charpente humide.

Prix et facteurs qui l'influencent

Le prix de la main-d'œuvre dans la grille NUMIQ est d'environ 34 € par mètre linéaire d'abergement de cheminée. Ce prix comprend le travail du couvreur-zingueur et les petites fournitures, sans le métal ni les éléments de système, qui sont comptés comme matériaux. Selon la région et la ville, la main-d'œuvre se situe le plus souvent entre 31 et 39 € par mètre linéaire. Le mètre linéaire se calcule sur le périmètre de la souche. Une souche de 60 × 60 cm a donc un périmètre de 2,4 m, soit environ 80 € de main-d'œuvre.

Le montant final dépend surtout :

  • des dimensions de la souche et du nombre de cheminées sur la toiture,
  • de la pente et de la hauteur de la toiture, et donc du besoin d'échafaudage ou de protections antichute,
  • du type de couverture, car les tuiles et les tôles profilées demandent plus de façonnage qu'une couverture plane,
  • de la nécessité d'un dos d'âne derrière la souche et d'un contre-solin engravé dans la maçonnerie,
  • de la dépose de l'ancien abergement et de la reprise du support, du liteaunage et de l'écran sous-toiture,
  • du matériau, car le cuivre et le zinc soudé sur mesure coûtent nettement plus cher qu'un kit ou qu'une bande souple.

Si toute la toiture est à refaire, consultez l'article réfection de toiture. Pour la construction d'un nouveau conduit, l'article sur la construction d'un conduit de cheminée type Schiedel vous sera utile. Si la toiture est en bon état et n'a besoin que d'une protection de surface, lisez l'article nettoyage et peinture de toiture. D'autres postes sont disponibles dans la rubrique travaux de zinguerie.

Questions fréquentes

Pour une souche courante facile d'accès, le couvreur réalise généralement l'abergement en une journée. S'il faut déposer l'ancien abergement, reprendre l'écran sous-toiture, le liteaunage ou façonner un dos d'âne, cela peut prendre plus de temps. Si un échafaudage est nécessaire, il faut aussi prévoir son montage.

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