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Saignée pour câble électrique dans la brique, le béton cellulaire et le béton

La saignée est la première étape d'une installation électrique encastrée, et aussi la plus poussiéreuse. On découpe dans le mur un canal étroit, on y loge une gaine ou un câble, puis on rebouche et on enduit.

Mis à jour 09/2026·12 min read·24 price list items
Prix d'une prestation standard
9,00 €/ ml
Fourchette indicative
7,20 € - 11,70 €
Prix pour cette prestation uniquement - hors fournitures et hors travaux préparatoires. Il ne s'agit pas du prix d'un chantier complet.
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Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.

PosteUnitéPrix / unitéQuantitéTotal
Travaux électriques
Saignée pour câble - brique / béton cellulaireml9,00 €-
Tirage de câble informatique (FTP)pce-
Point de prise 230 V - pré-câblagepce10,55 €-
Point d'interrupteur - pré-câblagepce13,20 €-
Point lumineux - encastrépce13,00 €-
Prise 230V / interrupteur - finitionspce17,05 €-
Tirage de câble d'alimentation (jusqu'à 3x2,5)ml2,35 €-
Tirage de câble de données/communication (FTP, coaxial)ml1,85 €-
Saignée pour câble - béton / panneauml13,20 €-
Rebouchage des murs après installation électriqueml11,65 €-
Installation et raccordement de tableau électriquepce232,50 €-
Raccordement de disjoncteur monophasépce54,25 €-
Raccordement disjoncteur différentielpce18,60 €-
Installation et raccordement de sonnettepce85,25 €-
Raccordement et installation de thermostat d'ambiancepce54,25 €-
Installation de bandeau LED avec profilé aluminiumml18,60 €-
Pose de spot encastré dans plafond en plaques de plâtrepce77,50 €-
Installation de luminaire suspendupce-
Installation d'applique muralepce21,70 €-
Installation et raccordement d'extracteur d'air (salle de bain/WC)pce-
Circuit de prise TV / RJ45 - première posepce18,60 €-
Prise TV / RJ45 - raccordement finalpce77,50 €-
Raccordement professionnel de plaque de cuisson 400Vpce-
Installation de raccordement extérieur BT vers appartementpce-
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Quand faire une saignée, et quand choisir une autre solution

La saignée a du sens partout où le mur sera de nouveau enduit ou au moins ragréé. Le câble caché dans la maçonnerie est protégé des chocs, ne prend pas de place et reste invisible. En gros œuvre comme en rénovation lourde, c'est la solution habituelle.

Dans certains cas, en revanche, mieux vaut ne pas saigner :

  • dans les voiles et murs porteurs en béton, où la saignée affaiblit la structure ou touche les armatures ;
  • dans les cloisons minces, par exemple en carreaux ou blocs d'environ 5 à 7 cm, où une saignée profonde couperait presque le mur en deux ;
  • sur des finitions coûteuses qu'on ne compte pas refaire, comme une faïence ou un enduit décoratif ;
  • dans des murs dont on ignore le contenu, où peuvent passer d'anciennes canalisations d'eau, de gaz ou de chauffage.

Le câble emprunte alors un autre chemin : dans le sol sous la chape, dans un faux plafond, derrière un doublage en placo ou dans une goulotte apparente. Un bon électricien propose ces options avant de sortir la rainureuse.

Comment se fait une saignée, étape par étape

Le traçage

Tout commence par un plan. L'électricien reporte sur le mur, selon le plan ou ce qui a été convenu avec vous, la position des boîtes d'encastrement, du tableau et des chemins de câbles entre eux. Il utilise un niveau ou un laser croix, et un crayon ou une bombe de traçage. Les tracés sont toujours verticaux ou horizontaux, jamais en biais. La raison est simple : un jour, quelqu'un percera ce mur et devra pouvoir deviner où passe le câble.

Le contrôle du mur

En rénovation, on passe le mur au détecteur de métaux et de tension avant de couper. De vieux conducteurs, une conduite d'eau ou un tuyau de gaz ne sont pas toujours là où on les attend. Les circuits de la pièce sont coupés au tableau.

La découpe des bords

Dans la brique et le béton, les deux bords de la saignée sont découpés à la rainureuse, un outil électrique muni de deux disques diamant parallèles. On règle la largeur et la profondeur selon le nombre de gaines. L'outil se branche sur un aspirateur de chantier, sinon la pièce est remplie de poussière fine en quelques minutes. Sur de petites longueurs, une meuleuse avec disque diamant fait l'affaire, mais c'est plus lent et plus sale.

Le retrait de la matière

La bande entre les deux traits est retirée au burin, avec un perforateur en mode burinage léger ou à la main avec massette et ciseau. Dans le béton cellulaire, un gratte-saignée manuel suffit souvent : il racle littéralement la matière. Le fond doit être à peu près plat, sans arête vive qui blesserait la gaine.

Les trous pour les boîtes

La préparation comprend aussi le perçage des logements de boîtes à la scie cloche ou à la couronne. Dans la liste de prix, c'est souvent une ligne à part, vérifiez donc si c'est compris dans le devis.

Le nettoyage et la pose

La saignée est aspirée, humidifiée si besoin, puis la gaine ou le câble y est posé et fixé. On fixe au plâtre, au mortier à prise rapide ou avec des cavaliers. Le rebouchage se fait de façon à ce que rien ne bouge et que le garnissage arrive au nu du mur ou légèrement en retrait, pour laisser la place à l'enduit.

Brique, béton cellulaire, béton : ce qui change

Cette page regroupe deux lignes de la liste de prix : la saignée dans la brique et le béton cellulaire, et la saignée dans le béton ou le panneau préfabriqué. La différence ne tient pas seulement à la dureté, mais à toute la méthode, aux outils et aux risques.

Brique pleine

Les maisons anciennes ont souvent des murs en brique pleine. Elle se travaille assez bien et réagit de façon prévisible. Les complications viennent plutôt des joints de mortier durs et des vieux enduits d'épaisseur inégale, parfois au plâtre, qui se détachent par plaques. En rénovation, il faut donc prévoir davantage de rebouchage.

Brique creuse et brique monomur

Dans les constructions plus récentes, la brique alvéolaire est courante, par exemple les blocs de type monomur. Les parois des alvéoles sont fines : si l'on tape fort, des alvéoles entières cèdent et l'on obtient un trou au lieu d'une saignée nette. On travaille donc surtout à la découpe, puis on casse délicatement. Les alvéoles ouvertes doivent être soigneusement comblées, faute de quoi l'enduit se creuse ou fissure par la suite.

Béton cellulaire

Le béton cellulaire est tendre et se travaille facilement. Les saignées avancent vite, souvent au gratte-saignée, avec peu de poussière. Attention cependant à la profondeur : le matériau est fragile et une cloison mince s'affaiblit vite. Les fabricants indiquent généralement dans leur documentation technique les saignées admises dans leurs blocs, cela vaut la peine d'y jeter un œil.

Parpaing

Très répandu dans les maisons françaises, le bloc béton creux ressemble à la brique creuse dans sa logique : des parois dures autour de vides. Il se découpe à la rainureuse ou au disque diamant, puis on retire la matière sans brutalité pour ne pas éclater le bloc. Les creux ouverts se rebouchent au mortier.

Béton banché et panneaux préfabriqués

Le béton est dur, se découpe lentement et use beaucoup les disques. Il contient souvent des armatures en acier, qu'il ne faut pas sectionner. Dans les immeubles en voiles porteurs ou en panneaux préfabriqués, la situation est encore plus délicate, car ces murs portent l'ensemble du bâtiment. On y fait donc rarement des saignées, plutôt de courts tronçons verticaux dans une faible épaisseur, et la plupart des passages se font par le sol, le faux plafond, un doublage ou les gaines techniques d'origine.

Où peuvent passer les saignées, et quelle profondeur

Les câbles encastrés se placent dans des zones où l'on s'attend à les trouver. L'usage consiste généralement à faire passer les tracés horizontaux dans une bande proche du plafond ou du sol, à quelques dizaines de centimètres environ, et les tracés verticaux à proximité des angles de la pièce et des encadrements de portes et fenêtres, ou à l'aplomb des boîtes. Les règles applicables sont celles de la norme NF C 15-100 pour l'installation électrique et, pour la maçonnerie, des DTU qui encadrent les saignées et engravures. Votre électricien doit les connaître. Retenez surtout qu'un câble ne traverse pas le mur en diagonale et ne passe pas au milieu du mur, à la hauteur où l'on fixe d'habitude étagères et tableaux.

La profondeur dépend de ce qu'on y loge. En France, les conducteurs encastrés passent le plus souvent dans une gaine annelée de type ICTA. Pour une gaine de diamètre courant, une saignée d'environ 2 à 3 cm suffit en général. Plusieurs gaines côte à côte demandent une saignée plus large et plus profonde. La gaine doit être recouverte d'une vraie couche de garnissage et d'enduit, pas d'une simple peau. À l'inverse, une saignée inutilement profonde affaiblit le mur et consomme plus de matière au rebouchage.

Murs porteurs

Dans un mur porteur, on saigne avec prudence et de façon limitée, surtout à l'horizontale. Une longue saignée horizontale est bien plus pénalisante pour la structure qu'une saignée verticale. Si vous ne savez pas si un mur est porteur, consultez les plans de la construction ou demandez l'avis d'un bureau d'études structure. Une saignée dans une cloison de distribution lors d'une remise à neuf électrique n'a rien à voir avec une découpe dans un voile porteur.

Ce qui facilite le travail et ce qui le complique

Le prix est donné au mètre linéaire, mais tous les mètres ne se valent pas. Le travail dépend surtout :

  • du matériau : le béton cellulaire va le plus vite, la brique demande un effort moyen, le béton et le parpaing sont les plus lents ;
  • de l'état du mur : une maçonnerie brute se saigne plus facilement qu'un mur couvert d'un vieil enduit épais ou de faïence ;
  • de la largeur et de la profondeur : une saignée pour plusieurs gaines signifie plus de matière à retirer ;
  • de la hauteur : les tracés sous plafond et les saignées au plafond se font sur escabeau ou échafaudage et avancent moins vite ;
  • de l'accès et de l'occupation : une pièce vide n'a rien à voir avec un logement habité où tout doit être protégé ;
  • des exigences sur la poussière : aspirer et bâcher prend du temps, mais épargne beaucoup de ménage ;
  • des réseaux inconnus : dans une maison ancienne, on tombe souvent sur de vieux câbles ou tuyaux à contourner ;
  • du volume : quelques mètres pour une prise ne s'organisent pas comme un logement entier, où l'on installe le matériel une fois et où l'on avance méthodiquement.

Vérifiez ce que la ligne comprend exactement. Parfois seulement la découpe et le retrait de matière, parfois aussi le rebouchage après pose, l'évacuation des gravats ou le perçage des boîtes.

Préparation et coordination avec les autres corps de métier

Ce qui doit être prêt avant l'arrivée de l'électricien

  • une idée claire de l'emplacement des prises, interrupteurs, points lumineux et appareils, idéalement reportée sur un plan ;
  • la disposition prévue des meubles, surtout de la cuisine et des lits ;
  • une pièce vidée ou protégée, sans objets sensibles à la poussière ;
  • l'accès au tableau électrique et la possibilité de couper les circuits concernés ;
  • en copropriété, des voisins prévenus, car la rainureuse est bruyante.

L'ordre des travaux

Les saignées électriques se font en général une fois la maçonnerie terminée et avant les enduits. Sur le chantier, leur tracé se coordonne avec le plombier-chauffagiste, pour que les réseaux ne se croisent pas et qu'on n'ouvre pas de nouvelles saignées inutiles. En cuisine et en salle de bains, il faut savoir où iront les meubles, la faïence posée par le carreleur et le miroir, car c'est là que les prises bougent le plus souvent.

Après la pose des gaines et le rebouchage viennent le contrôle et les mesures de l'électricien, puis les enduits du plaquiste ou du peintre en bâtiment. Photographiez les tracés avec un mètre déplié avant qu'ils ne disparaissent sous l'enduit. Ces photos rendront service à quiconque percera plus tard.

Combien de temps cela prend

Dans le béton cellulaire, on avance de nombreux mètres par jour, moins dans la brique et nettement moins dans le béton. Pour un appartement entier en rénovation, on compte généralement d'une à plusieurs journées selon le matériau et le volume. Le plâtre ou le mortier rapide de rebouchage prend en quelques dizaines de minutes, mais avant d'enduire, il faut respecter le temps de séchage indiqué par le fabricant.

Les erreurs courantes et leurs conséquences

  • tracés en biais : le câble traverse le mur en diagonale, quelqu'un perce plus tard en se fiant à la logique des zones et le touche ;
  • saignée trop peu profonde : la gaine affleure, l'enduit fissure au-dessus ou une ligne apparaît ;
  • saignée trop profonde dans une cloison mince : le mur est affaibli et peut fissurer quand on y suspend un meuble haut ;
  • alvéoles cassées : mal comblées, elles donnent un enduit creux ou qui s'affaisse ;
  • poussière non aspirée : elle envahit tout le logement, la ventilation et l'électronique ;
  • saignée mal nettoyée : le garnissage adhère mal et peut se décoller ;
  • gaine non fixée : elle ressort pendant l'enduisage et se retrouve presque en surface ;
  • aucune trace des tracés : personne ne sait où passent les câbles, et chaque modification se fait à tâtons ;
  • armatures sectionnées : dans le béton, l'acier coupé affaiblit l'ouvrage et peut se mettre à rouiller ;
  • canalisation de gaz touchée : en cas d'odeur de gaz, arrêtez tout, n'actionnez aucun interrupteur, quittez les lieux et appelez le 0 800 47 33 33 (Urgence sécurité gaz) ou le 112.

Guide pour bricoleurs : saignée dans la brique ou le béton cellulaire

Un bricoleur adroit peut réaliser lui-même les saignées dans une cloison en brique ou en béton cellulaire, à condition de respecter les zones et de travailler avec soin. Ce n'est pas le cas du béton, du parpaing porteur, des panneaux préfabriqués et des murs porteurs en général, qui relèvent d'un professionnel. La pose et le raccordement des conducteurs, le branchement au tableau et la vérification de l'installation restent dans tous les cas le travail d'un électricien qualifié. Convenez des tracés avec lui avant de commencer.

  1. Convenir avec l'électricien de la position des boîtes, des tracés et des dimensions des saignées.
  2. Couper au tableau les circuits de la pièce et vérifier l'absence de tension.
  3. Passer le mur au détecteur de métaux et de tension et marquer les réseaux trouvés.
  4. Tracer au niveau ou au laser, uniquement à la verticale et à l'horizontale.
  5. Protéger le sol, les fenêtres et les meubles, fermer la porte avec un film.
  6. Mettre lunettes de protection, masque anti-poussière, protections auditives et gants.
  7. Découper les bords à la rainureuse reliée à un aspirateur, ou utiliser un gratte-saignée dans le béton cellulaire.
  8. Retirer la matière entre les traits au burin, sans coups violents dans la brique creuse.
  9. Contrôler la profondeur et la planéité du fond, supprimer les arêtes vives.
  10. Aspirer la saignée et la laisser prête pour la pose par l'électricien.
  11. Photographier les tracés avec un mètre avant le rebouchage.

Contrôle et réception du travail

Examinez les saignées avec l'électricien avant l'enduit. Une fois le mur enduit, toute correction impose de ressaigner. Pour une installation neuve ou entièrement refaite, l'électricien vous indiquera aussi si une attestation de conformité visée par le Consuel est nécessaire.

  • les tracés sont uniquement verticaux et horizontaux, dans les zones convenues ;
  • la position des boîtes correspond au plan et à l'emplacement des meubles ;
  • les saignées ont une profondeur régulière et rien ne dépasse du nu du mur ;
  • dans la brique creuse et le parpaing, les alvéoles ouvertes sont comblées ;
  • les gaines sont fixées et ne présentent aucun dommage ;
  • dans le béton, aucune armature n'est visiblement sectionnée ;
  • le rebouchage est ferme, sans vide ni morceau qui bouge ;
  • les gravats sont évacués ou regroupés comme convenu ;
  • vous disposez de photos des tracés avec une échelle de mesure.

Questions fréquentes

Pour une gaine courante alimentant une prise ou un point lumineux, une saignée d'environ 2 à 3 cm suffit généralement. Avec plusieurs gaines côte à côte, elle sera plus large et plus profonde. L'essentiel est que la gaine soit recouverte d'une épaisseur suffisante de garnissage et d'enduit.

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