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Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.
| Poste | Unité | Prix / unité | Quantité | Total |
|---|---|---|---|---|
| Installations gaz | ||||
| Réalisation saignée pour tuyau de gaz - béton | ml | 54,25 € | - | |
| Façonnage et soudure de la tuyauterie gaz intérieure | ml | 27,90 € | - | |
| Pose de la canalisation principale gaz extérieure dans le sol | ml | 23,25 € | - | |
| Saignée pour tuyau de gaz - maçonnerie | ml | 23,25 € | - | |
| Installation vanne d'arrêt gaz | pce | 23,25 € | - | |
| Raccordement cuisinière gaz | pce | 85,25 € | - | |
| Raccordement chaudière gaz (installation et branchement) | pce | - | ||
| Réglage et mise en service chaudière | pce | - | ||
| Mise hors service canalisation gaz | pce | - | ||
| Déplacement et raccordement canalisation gaz | pce | 199,95 € | - | |
| Installation ballon d'eau chaude (ECS) | pce | - | ||
| Test d'étanchéité réseau gaz | pce | 139,50 € | - | |
| Inspection appareil gaz (contrôle sécurité) | pce | - | ||
| Installation détecteur de fuite de gaz | pce | 54,25 € | - | |
| Déplacement compteur de gaz | pce | 232,50 € | - | |
Quand une saignée dans le béton se justifie, et quand l'éviter
Une conduite de gaz encastrée donne un rendu propre et ne gêne pas l'installation des meubles de cuisine. Pourtant, on ne creuse pas le béton n'importe où. Avant de choisir la saignée, posez-vous quelques questions.
- Le mur est-il porteur ? Dans les immeubles en béton banché des années 1960 et 1970, comme dans beaucoup de maisons récentes en voiles béton, les murs en béton font presque toujours partie de la structure. Une saignée réduit leur section et peut toucher les armatures.
- S'agit-il d'un mur ou d'un plafond ? On évite en règle générale de creuser dans une dalle, et surtout dans un plancher en dalles alvéolées précontraintes ou en prédalles. Les câbles précontraints sont sous tension, et les abîmer pose un vrai problème de structure.
- Le tracé est-il horizontal ? Une saignée horizontale affaiblit un mur porteur davantage qu'une saignée verticale. Les longues saignées horizontales dans le béton ne se font qu'après avis d'un bureau d'études structure.
- Une pose apparente ne suffit-elle pas ? La conduite peut souvent passer en applique, derrière les meubles de cuisine, dans un doublage en placo ou sous une goulotte adaptée. Dans un bâtiment en béton, c'est souvent la solution la plus raisonnable.
En pratique, il arrive souvent que le client veuille sa saignée exactement là où le cuisiniste l'a dessinée, et qu'on découvre sur place qu'elle traverse un voile porteur de l'immeuble. C'est pourquoi le tracé doit être décidé par celui qui conçoit l'installation gaz et, pour un élément porteur, par un ingénieur structure, pas par l'équipe qui tient la rainureuse.
Béton ou brique : ce qui change avec ce poste
Le barème comporte un poste séparé pour la saignée gaz dans la brique. Au premier coup d'œil, c'est le même travail. En réalité, presque tout diffère, sauf la forme finale de la saignée.
- Dureté et rythme : dans le béton, on avance nettement plus lentement, souvent plusieurs fois moins vite que dans la brique creuse ou le béton cellulaire. Les disques s'usent plus vite et il faut un perforateur plus puissant.
- Armatures : une maçonnerie de briques n'a en général pas d'acier, le béton presque toujours. La détection est donc une étape obligatoire, et le tracé s'adapte à ce qu'elle révèle.
- Structure : dans une cloison en brique, la saignée pose rarement problème. Dans un voile porteur en béton, c'est une intervention sur la structure qui peut demander l'avis d'un ingénieur.
- Tenue des bords : la brique creuse se casse facilement et la saignée s'élargit. Le béton garde mieux ses arêtes, mais un burinage brutal le fait fissurer en profondeur.
- Poussière et bruit : la poussière de béton contient davantage de silice cristalline fine et la découpe est plus bruyante. L'aspiration à la source et le masque FFP3 sont indispensables, pas seulement conseillés.
- Matériel : pour la brique, une rainureuse courante et un perforateur léger suffisent. Pour le béton, il faut des disques diamant pour matériaux durs, un burineur plus lourd et parfois une découpe à l'eau.
Si votre logement mélange les matériaux, par exemple un voile porteur en béton et une cloison en brique, le devis se répartit selon le matériau réel de chaque tronçon. Mieux vaut le savoir avant : une mauvaise estimation allonge le travail dans le béton et décale le planning des autres corps de métier.
Préparer le chantier avant l'arrivée de l'équipe
La plupart des retards ne viennent pas du béton lui-même, mais de ce qui n'était pas prêt. Avant le jour des saignées, vérifiez les points suivants.
- Plan de l'installation gaz : le parcours, le diamètre et le matériau de la conduite doivent être connus. Sans eux, l'équipe ignore quelle largeur et quelle profondeur donner à la saignée.
- Avis structure : pour un mur porteur ou un tracé horizontal, faites vérifier l'intervention par un ingénieur structure avant le premier coup de disque.
- Gaz coupé : si la pièce contient déjà une conduite, le plombier-chauffagiste doit la fermer et la sécuriser avant le début du travail.
- Électricité et eau : sachez où passent les câbles et les tuyaux dans le mur. Un ancien plan ou des photos de la rénovation précédente aident beaucoup.
- Pièce vidée : meubles sortis, sol protégé, portes des autres pièces fermées et calfeutrées au film. La poussière fine de béton passe par le moindre interstice.
- Courant disponible : la rainureuse et le burineur demandent une prise fiable, protégée par un disjoncteur qui ne saute pas au démarrage de la machine.
- Évacuation des gravats : convenez à l'avance de qui descend et emporte les gravats.
En copropriété, consultez le règlement intérieur : les travaux bruyants sont souvent limités à certaines heures, et la saignée dans le béton compte parmi les opérations les plus bruyantes d'une rénovation. Prévenir les voisins quelques jours avant évite bien des tensions.
Ce qui facilite ou complique le travail
Le prix au mètre linéaire est le même, mais chaque mur a sa difficulté. Ces éléments décident si le travail avance vite ou lentement, et donc s'il coûte plus ou moins cher.
Ce qui facilite le travail
- des saignées verticales sur un mur dégagé et facile d'accès ;
- un béton peu ferraillé dans la zone de la saignée ;
- une pièce vide, sans meubles ni finitions ;
- un plan clair et un tracé marqué avant l'arrivée de l'équipe ;
- de longs tronçons continus plutôt qu'une multitude de petits bouts.
Ce qui complique le travail
- un béton très dur, ancien ou à haute résistance, qui use vite les disques ;
- un ferraillage dense qui oblige à modifier le tracé et à avancer par morceaux ;
- des saignées en haut de mur ou au plafond, où l'on travaille bras levés ;
- beaucoup d'angles, de dérivations et de tronçons courts ;
- un logement habité, où il faut protéger chaque pièce de la poussière ;
- des horaires de travail restreints en copropriété ;
- une faïence ou un carrelage en place, à déposer d'abord.
Si le mur porte un ancien carrelage ou un enduit épais, leur dépose est en général un poste à part. Demandez si elle est comprise ou traitée séparément.
Coordination avec le plombier-chauffagiste et les autres corps de métier
La saignée n'est pas un travail fini en soi. C'est une étape intermédiaire qui doit s'accorder avec ce qui vient avant et après.
Avant la saignée
Le concepteur de l'installation gaz fixe le parcours, l'ingénieur structure valide l'intervention sur un mur porteur et l'électricien doit savoir par où passeront ses câbles. Une conduite de gaz ne partage jamais une saignée avec des câbles électriques, et une distance minimale est respectée entre les deux selon le NF DTU 61.1 et la NF C 15-100. L'installateur détermine les distances exactes.
Pose de la conduite
Seul un professionnel qualifié gaz pose la conduite dans la saignée. Une conduite encastrée ne comporte pas de raccords démontables, et les robinets et organes de coupure restent accessibles. Selon le matériau du tuyau, on prévoit une protection contre la corrosion, et le tuyau doit pouvoir se dilater légèrement avec les variations de température.
Essai d'étanchéité avant rebouchage
La saignée ne se rebouche pas avant que le plombier-chauffagiste ait fait l'essai d'étanchéité et validé la conduite. C'est le point où l'on se trompe le plus souvent : le plaquiste ou l'enduiseur a sa date, l'installateur gaz n'est pas encore passé, et la saignée est refermée. Ensuite, il faut tout rouvrir pour l'essai et le contrôle.
Rebouchage et finitions
La saignée se remplit au mortier ou avec le produit que recommande l'installateur selon le type de conduite. On évite généralement le plâtre au contact des conduites de gaz métalliques, car il peut favoriser la corrosion. Viennent ensuite l'enduit, la faïence du carreleur, la peinture et la pose de la cuisine. Photographiez la saignée avec le tuyau en place et un mètre posé contre le mur : dans quelques années, avant de percer, vous serez content de retrouver ces photos.
Erreurs typiques et leurs conséquences
- Saignée trop peu profonde : le tuyau affleure presque, l'enduit au-dessus est trop mince et finit par fissurer. Une fissure fine apparaît plus tard, exactement dans l'axe du tuyau.
- Armature coupée : rien ne se voit, mais le mur porteur est affaibli. Dans un immeuble en béton, c'est un problème pour tout le bâtiment, pas seulement pour votre logement.
- Saignée dans un plancher précontraint : une atteinte grave à la structure, difficile à réparer.
- Saignées en biais : au bout de quelques années, plus personne ne sait où passe la conduite, et le risque de la percer augmente.
- Bords arrachés : une saignée burinée sans découpe préalable est large et irrégulière, le rebouchage demande beaucoup de matière et se creuse souvent en séchant.
- Rebouchage avant l'essai : il faut rouvrir la saignée, et la main-d'œuvre comme les matériaux se paient deux fois.
- Gaz et électricité trop proches : une distance non respectée pose problème au contrôle de l'installation et représente un risque pour la sécurité.
- Protection insuffisante contre la poussière : poussière de béton dans tout le logement, chez les voisins et dans les parties communes. Au-delà du ménage, c'est une question de santé, car la silice fine irrite les poumons.
Si vous sentez une odeur de gaz pendant les travaux ou plus tard, ne touchez à aucun interrupteur, n'allumez aucune flamme, ouvrez les fenêtres, quittez les lieux et appelez Urgence sécurité gaz au 0 800 47 33 33 ou le 112.
Durée du travail et contrôle de la saignée
Le rythme dans le béton dépend de la résistance du béton, du ferraillage, de l'accès et du nombre d'angles. En général, une équipe réalise quelques mètres de saignée dans une cuisine en une journée de travail. Avec un béton dur et ferraillé, ou au plafond, cela prend plus longtemps. La saignée elle-même ne demande aucun temps de séchage, mais prévoyez le temps du nettoyage, du passage du plombier-chauffagiste, de l'essai d'étanchéité et seulement ensuite du rebouchage. Le mortier dans la saignée a généralement besoin de quelques jours avant de recevoir l'enduit, le délai précis figure dans la notice du fabricant.
Ce qu'il faut regarder
- Tracé : il correspond au plan, les saignées sont verticales et horizontales, sans détours inutiles.
- Profondeur : constante sur toute la longueur, le tuyau entre avec sa protection et il reste de la place pour le rebouchage.
- Fond : plat, sans bosses sur lesquelles le tuyau reposerait en un seul point.
- Bords : nets, sans fissures qui partent dans le mur.
- Armatures : aucune n'est coupée ni tordue. Si une armature a été mise à nu, le concepteur doit le savoir.
- Propreté : la saignée est aspirée, sans poussière ni morceaux libres.
Une simple règle droite ou un niveau posé contre le mur suffit pour le contrôle. Vous voyez tout de suite si la profondeur varie quelque part.
Liste de contrôle à la réception
- le tracé des saignées correspond au plan de l'installation gaz ;
- les saignées sont verticales et horizontales, sans tronçon en biais ;
- la profondeur et la largeur suffisent pour la conduite et son rebouchage ;
- les bords sont droits et ne fissurent pas autour ;
- aucune armature n'est coupée, toute armature mise à nu est notée et signalée ;
- aucun câble électrique ni autre réseau ne se trouve dans la saignée ;
- la saignée est propre et prête à recevoir la conduite ;
- les gravats sont évacués et la pièce est nettoyée ;
- les pièces voisines et les parties communes ne sont pas empoussiérées ;
- la date de passage du plombier-chauffagiste et de l'essai d'étanchéité est fixée ;
- la saignée ne sera pas rebouchée avant que la conduite soit essayée et validée.
Questions fréquentes
Ce n'est pas conseillé. Il s'agit d'intervenir sur un béton souvent porteur, avec le risque d'abîmer les armatures, les câbles électriques ou une conduite de gaz existante. De plus, l'installateur voudra une saignée conforme au plan. Confiez ce travail à une équipe expérimentée et équipée pour le béton.
Parfois, mais pas systématiquement. Dans ces immeubles, les murs en béton sont généralement porteurs et les planchers souvent précontraints. Un avis d'ingénieur structure est nécessaire avant toute saignée dans un voile. Le plus souvent, la conduite passe en applique ou dans un doublage en placo.
Le travail s'arrête à cet endroit et l'acier ne doit pas être coupé. Le tracé se décale ou la conduite passe autrement sur ce tronçon. La solution est décidée par le concepteur de l'installation ou l'ingénieur structure.
Le béton est bien plus dur, contient des armatures, et les disques comme les burins s'y usent plus vite. Il faut découper les bords prudemment en plusieurs passes et adapter la méthode dès qu'un acier apparaît. C'est pourquoi le béton a son propre poste dans le barème, distinct de celui de la brique.
Non. Le gaz et les câbles électriques passent séparément, avec une distance minimale entre eux selon le NF DTU 61.1 et la NF C 15-100. L'installateur fixe les distances exactes, et elles sont vérifiées au contrôle de l'installation.
Seulement quand le plombier-chauffagiste a posé la conduite, réalisé l'essai d'étanchéité et confirmé que tout est en ordre. Un rebouchage prématuré oblige à rouvrir la saignée.
Travaux associés
Comment se fait une saignée pour conduite de gaz dans un mur en brique ou en béton, les différences, les erreurs courantes et le contrôle du travail fini.
Quand obturer une conduite de gaz, quoi régler avec le fournisseur et GRDF, comment travaille le professionnel et quels documents lui demander.
Comment se déroule le déplacement d'une conduite de gaz, qui peut le faire, quels documents demander et quoi vérifier à la fin des travaux.
Pose et raccordement d'une chaudière gaz : déroulement, qui peut intervenir, documents à obtenir et points à vérifier à la réception.
Comment se passe la pose d'un ballon d'eau chaude, son raccordement à l'eau et à la chaudière, ce qui complique le chantier et quoi vérifier.
Comment se déroule le contrôle d'une installation gaz, quand il est nécessaire, qui peut le réaliser et ce que doit contenir le rapport.
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Comment se déroule la saignée dans le béton, étape par étape
Tracer le parcours
Le parcours est reporté du plan de l'installation gaz sur le mur, au crayon ou au cordeau traceur. Les saignées gaz suivent en principe des lignes verticales et horizontales, jamais en biais, pour que l'on sache encore dans plusieurs années où passe le tuyau. La largeur se marque selon le diamètre de la conduite, avec une marge pour une éventuelle gaine de protection et pour le rebouchage.
Vérifier ce que contient le mur
Avant la première coupe, on passe le mur au détecteur de métaux et de réseaux. On cherche les armatures, les câbles électriques, les tuyaux d'eau et de chauffage et surtout une ancienne conduite de gaz. S'il en reste une dans le mur, un professionnel qualifié gaz doit la couper et la sécuriser avant le début du travail. On ne découpe jamais un mur dans lequel passe une conduite encore en gaz.
Découper les bords à la rainureuse
Les bords de la saignée se découpent avec une rainureuse équipée de deux disques diamant, qui font les deux traits parallèles en une seule passe. Pour le béton, on utilise des disques prévus pour les matériaux durs, pas des disques universels pour la brique. La machine est reliée à un aspirateur de chantier dont la filtration convient aux poussières minérales, en général de classe M ou H. Dans un béton dur, on découpe souvent en deux ou trois passes pour éviter que le disque chauffe et que la machine force.
Creuser le cœur de la saignée
Le béton entre les deux traits se retire au perforateur-burineur, avec un burin plat ou un burin spécial saignée. On avance par petites longueurs pour ne pas arracher les bords ni créer de fissures autour. Dans le béton, on ne burine jamais sans découpe préalable : les bords seraient déchiquetés et la saignée beaucoup trop large.
Tomber sur une armature
Si une armature apparaît, le travail s'arrête à cet endroit. On ne coupe pas l'acier et on ne le tord pas. Soit le tracé se décale, soit la saignée reste moins profonde à ce point et la conduite passe autrement. La décision revient à l'ingénieur structure ou au concepteur de l'installation, pas à l'ouvrier qui tient la meuleuse.
Dresser et nettoyer
Le fond de la saignée est égalisé pour que le tuyau repose bien droit et ne soit forcé nulle part. La saignée est soufflée ou aspirée, les morceaux de béton et la poussière sont enlevés. Pour finir, on vérifie la profondeur sur toute la longueur. C'est cette saignée prête que reçoit le plombier-chauffagiste.