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Stuc vénitien (enduit poli)

Le stuc vénitien, qu'on appelle aussi enduit poli ou enduit ciré, est un décor mural posé entièrement à la main. Une fois terminé, il ressemble à une pierre lisse et brillante, avec de fines veines et un effet de profondeur. On le choisit souvent pour mettre un mur en valeur, par exemple derrière le canapé, en tête de lit ou dans l'entrée

Mis à jour 09/2026·5 min read·11 price list items
Prix d'une prestation standard
4,74 €/ m²
Fourchette indicative
1,54 € - 11,56 €
Appartement de 60 m²
711,00 €
Prix pour cette prestation uniquement - hors fournitures et hors travaux préparatoires. Il ne s'agit pas du prix d'un chantier complet.
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Peinture et décoration11 postes

Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.

PosteUnitéPrix / unitéQuantitéTotal
Préparation
Stuc vénitien - finition poliem²-
Décapage de l'ancienne peinture (glycéro)m²8,32 €-
Pontage et réparation de fissures importantesml-
Réalisation de joints acryliquesml2,77 €-
Application d'une couche d'impression mur et plafondm²1,54 €-
Décapage de l'ancienne peinture (à l'eau)m²3,70 €-
Réparation et rebouchage localiséspce5,40 €-
Enduit de lissage des mursm²10,02 €-
Enduit de lissage des plafondsm²11,56 €-
Pose de cornières d'angleml-
Dépose de l'ancien papier peintm²5,40 €-
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Comment se réalise un stuc vénitien, étape par étape

C'est un travail manuel et lent. Chaque couche est très fine, et le résultat dépend surtout du bon moment pour chaque geste. Le peintre en bâtiment ou le décorateur procède en général dans cet ordre.

Préparer le support

Le mur doit être plan, solide, sec et propre. On rebouche les trous et les fissures, puis on gratte les anciennes peintures qui n'adhèrent plus. On applique ensuite une sous-couche adaptée pour que le mur absorbe partout de la même façon. Sur une surface brillante, le moindre défaut saute aux yeux. C'est pour cette raison que la préparation prend souvent plus de temps que le stuc lui-même.

Poser la première couche

La première couche se tire très finement à la lisseuse inox. Elle rattrape les petites irrégularités. On la laisse sécher selon les indications du fabricant, en général quelques heures, puis on ponce légèrement les surépaisseurs.

Créer le veinage

Les couches suivantes se posent par petits gestes courts, dans des directions différentes. C'est ce mouvement qui donne l'aspect marbré. On applique habituellement deux à quatre couches fines. La dernière est serrée et lissée au bon moment : quand elle n'est plus humide, mais pas encore dure. C'est là que la brillance commence à apparaître.

Cirer et lustrer

Une fois l'enduit sec, on passe une fine couche de cire, puis on la lustre au chiffon ou à la lisseuse. La cire ravive la couleur, renforce la brillance et protège la surface de l'eau et des salissures.

Matériaux et variantes : que choisir

  • Le stuc à la chaux est la version traditionnelle, à base de poudre de marbre. Il laisse respirer le mur et, comme il est alcalin, il favorise peu les moisissures. Il convient bien aux pièces à vivre ;
  • l'enduit à base de résine synthétique se travaille plus facilement et résiste souvent mieux aux frottements. En revanche, il laisse en général moins passer la vapeur d'eau ;
  • les cires existent en version naturelle ou synthétique, certaines avec un effet nacré ou métallisé. Une couche épaisse réduit la respiration du mur, c'est pourquoi on la passe toujours en fine couche ;
  • la teinte peut être blanche, prête à l'emploi ou préparée à partir d'un échantillon. Les tons clairs et moyens pardonnent mieux les petits défauts. Les tons foncés et métallisés révèlent chaque passage d'outil.

Côté outillage, il faut des lisseuses inox, des petites spatules pour les angles, un papier abrasif fin et des chiffons propres. La lisseuse ne doit avoir aucune rayure, sinon elle la reproduit sur le mur.

Ce qui facilite le chantier et ce qui le rallonge

Plusieurs points influencent la difficulté du travail, et donc son coût :

  • l'état du mur, car une paroi irrégulière ou abîmée demande plus de rebouchage et de ponçage ;
  • le nombre de couches et le niveau de brillance souhaité ;
  • les effets particuliers, comme la nacre, les pigments métallisés ou plusieurs couleurs sur un même mur ;
  • la présence de nombreux angles, embrasures, prises et interrupteurs, autour desquels on avance lentement ;
  • la hauteur de la pièce et l'accès, par exemple au-dessus d'un escalier ou derrière un meuble fixe ;
  • une pièce vidée ou non, et la présence d'autres corps de métier en même temps, car la poussière sur une couche fraîche pose problème.

Où le poser, et où l'éviter

Le stuc vénitien trouve sa place dans le séjour, la chambre, l'entrée, le couloir ou un bureau. Bien ciré, il peut aussi aller dans une cuisine, à distance du plan de travail, et dans une salle de bains, hors des projections d'eau directes.

Il arrive souvent qu'on le demande dans une douche pour remplacer le carrelage. On est ensuite surpris de voir la surface changer à force de rester mouillée. Pour ces zones, d'autres finitions existent, comme le tadelakt ou certains enduits décoratifs prévus pour l'eau. Parlez-en à l'artisan avant de vous décider.

Les erreurs courantes avec le stuc vénitien

  • un support mal préparé : l'enduit se décolle sur les zones poussiéreuses ou grasses, et les défauts ressortent après le lustrage ;
  • une couche trop épaisse, qui sèche longtemps et peut fissurer ;
  • des passages irréguliers, qui laissent des auréoles, des traînées et des taches ;
  • un lissage au mauvais moment : sur une couche humide, l'enduit s'arrache, et sur une couche trop sèche, la brillance ne vient plus ;
  • une cire posée trop épaisse ou de façon inégale, qui donne un aspect taché et artificiel ;
  • un travail en plein courant d'air ou au soleil direct : l'enduit sèche trop vite et on ne peut plus le lustrer.

Des défauts qui passeraient inaperçus avec une peinture classique se voient ici tout de suite. Souvent, la seule façon de les corriger est de retirer toute la couche de finition.

Guide pour bricoleurs : un essai avant le premier mur

L'enduit poli n'est pas dangereux à poser, mais il demande de l'entraînement. Si vous voulez vous lancer, commencez sur une planche ou sur un petit pan de mur qui n'est pas le point fort de la pièce. Suivez toujours la fiche technique de l'enduit choisi.

  1. Vider la pièce, protéger le sol et poser du ruban de masquage autour de la zone.
  2. Vérifier la planéité du mur avec une longue règle, reboucher et poncer les irrégularités.
  3. Dépoussiérer la surface et appliquer la sous-couche recommandée par le fabricant de l'enduit.
  4. Tirer une première couche fine et la laisser sécher.
  5. Appliquer les couches suivantes, fines, par petits gestes croisés, toujours après séchage de la précédente.
  6. Serrer et lisser la dernière couche avec une lisseuse propre, quand elle n'est plus humide mais pas encore dure.
  7. Après séchage complet, passer une fine couche de cire et la lustrer au chiffon.
  8. Laver et sécher les lisseuses tout de suite, pour qu'aucun résidu ne reste dessus.

Si votre essai ne ressemble pas à ce que vous espériez, c'est tout à fait normal. Pour un mur qui doit faire de l'effet, mieux vaut confier le travail à un artisan expérimenté.

Comment contrôler le mur fini

  • regardez le mur à contre-jour face à la fenêtre, puis sous la lumière rasante d'une lampe : aucune ondulation ni bosse marquée ne doit apparaître ;
  • le veinage doit paraître homogène sur toute la surface, sans limite nette entre les zones ;
  • la brillance doit être régulière, sans îlots mats ni traces de cire ;
  • la surface ne doit présenter ni fissures, ni bulles, ni zones décollées ;
  • les angles, les arêtes et le tour des prises doivent être finis proprement ;
  • demandez le nom de l'enduit et de la cire utilisés, ainsi que les conseils d'entretien.

Questions fréquentes

Oui, à condition que les plaques soient bien fixées, que les joints soient traités et poncés, et que la surface ait reçu une sous-couche. Les joints doivent être faits pour ne pas fissurer, sinon les fissures réapparaissent dans le stuc.

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