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Installation électrique d'un studio ou T1 : pose et finitions

Refaire entièrement l'électricité d'un studio ou d'un T1 est un chantier classique quand on rénove un petit appartement, que ce soit dans un immeuble en béton des années 60 et 70 ou dans un immeuble ancien en brique et plâtre.

Mis à jour 09/2026·13 min read·5 price list items
Installation électrique T1 - encastré + finitions
1860,00 €
Fourchette indicative
1860,00 € - 1860,00 €
Prix pour cette prestation uniquement - hors fournitures et hors travaux préparatoires. Il ne s'agit pas du prix d'un chantier complet.
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Installation électrique5 postes

Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.

PosteUnitéPrix / unitéQuantitéTotal
Forfaits
Installation électrique T1 - encastré + finitionspce1 860,00 €-
Installation électrique T2 - encastré + finitionspce2 170,00 €-
Installation électrique T3 - encastré + finitionspce2 402,50 €-
Installation électrique T4 - encastré + finitionspce-
Installation électrique T5 - encastré + finitionspce-
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Ce que comprennent la pose et les finitions dans un petit logement

Les électriciens découpent le chantier en deux phases, entre lesquelles interviennent d'autres corps de métier.

La pose, qu'on appelle aussi gros œuvre électrique ou première phase, a lieu avant les enduits, le placo et le carrelage. L'électricien trace les parcours, réalise les saignées, pose les boîtiers d'encastrement des prises et des interrupteurs, tire les câbles sous gaine et prépare l'emplacement du tableau. À la fin de cette phase, seuls des bouts de câbles dépassent des murs.

Les finitions, ou appareillage, arrivent après la peinture, quand les murs sont terminés. L'électricien pose alors les mécanismes et les plaques des interrupteurs et des prises, raccorde les disjoncteurs et les interrupteurs différentiels dans le tableau, branche les sorties pour les luminaires, la plaque de cuisson ou le chauffe-eau, puis mesure l'ensemble.

Un studio ou un T1 comprend en général une entrée, une pièce de vie, une cuisine fermée ou une kitchenette, une salle d'eau et un WC, souvent réunis. Le contenu exact du forfait varie d'une entreprise à l'autre : fourniture du matériel, rebouchage des saignées, pose des luminaires, tableau de communication ou attestation de conformité. Lisez le devis ligne par ligne pour savoir ce qui est inclus.

Studio ou T1 face aux logements plus grands

Sur NUMIQ, chaque taille de logement a sa propre ligne de prix. La différence ne tient pas seulement aux mètres de câble : avec le nombre de pièces changent aussi la taille du tableau, le nombre de circuits, la durée du chantier et son organisation.

  • Studio ou T1 (cette prestation) : petite surface, parcours courts, une seule pièce de vie. L'essentiel du travail se concentre dans la cuisine et la salle d'eau, pas dans la pièce principale. Le tableau reste compact, avec en général une dizaine de circuits. Deux électriciens réalisent habituellement la pose en quelques jours.
  • T2 : une chambre en plus, donc au moins un circuit d'éclairage et un circuit de prises supplémentaires. Le tableau demande davantage de modules et les parcours depuis l'entrée s'allongent.
  • T3 : les circuits se répartissent par pièce et par zone. Un tableau à plusieurs rangées devient la règle et la question de la puissance souscrite se pose plus souvent.
  • T4 et T5 : beaucoup de circuits, souvent deux salles d'eau, une cuisine plus grande, du réseau informatique dans plusieurs chambres. Le chantier dure plus longtemps et sans plan détaillé, on s'y retrouve difficilement.

Le petit logement a une particularité : la cuisine y représente une grande part de la consommation et du nombre de prises. Plaque, four, lave-vaisselle, réfrigérateur, micro-ondes, bouilloire et souvent lave-linge tiennent sur quelques mètres. Il ne faut donc pas économiser sur les circuits spécialisés de la cuisine sous prétexte que le logement est petit. La norme NF C 15-100 impose d'ailleurs des circuits dédiés pour les gros appareils, quelle que soit la surface. Dans un studio avec kitchenette dans la pièce principale, réfléchissez bien à l'emplacement du meuble de cuisine et à celui du lit ou du canapé, car le même mur sert souvent aux deux.

Si vous hésitez entre cette prestation et la version T2, c'est le nombre réel de pièces principales qui tranche. Un T1 avec cuisine séparée reste un logement d'une pièce : la cuisine ne compte pas comme une pièce, même si elle reçoit quelques prises de plus.

Préparation : ce qui doit être clair avant l'arrivée de l'électricien

Le plan des prises, interrupteurs et éclairages

Sur le terrain, il arrive souvent que l'électricien trouve un logement vide et que le propriétaire décide des emplacements directement sur le mur. Cela fonctionne, mais un simple croquis de chaque pièce aide beaucoup :

  • où sera le meuble de cuisine, à quelle hauteur se trouvera le plan de travail et où iront les appareils,
  • où seront le lit, le canapé, la télévision et le bureau,
  • si le lave-linge sera dans la salle d'eau ou dans la cuisine,
  • où seront les points lumineux au plafond, et si vous voulez un éclairage sous les meubles hauts, près du miroir ou un va-et-vient dans l'entrée,
  • si vous voulez des prises RJ45 près de la télévision et de la box, et un interphone ou une sonnette.

L'idéal est d'avoir le plan de cuisine validé par le cuisiniste avant la pose. Une prise cachée derrière un caisson ou une sortie de four du mauvais côté se reprend mal, en recreusant un enduit tout frais.

Copropriété et syndic

Dans un immeuble, tout n'est pas à vous. La colonne montante, le disjoncteur de branchement et le compteur relèvent selon les cas de la copropriété ou du gestionnaire du réseau, et certains éléments sont plombés. Avant de commencer, contactez le syndic ou le conseil syndical : vous saurez qui peut couper l'alimentation du logement, quels horaires s'appliquent pour les travaux bruyants et où évacuer les gravats. Si vous avez besoin de plus de puissance, par exemple pour une plaque à induction et un chauffe-eau qui fonctionnent en même temps, la démarche passe par votre fournisseur d'électricité, qui fait intervenir le gestionnaire du réseau. Personne ne touche lui-même au disjoncteur de branchement.

Ce qu'il faut préparer dans le logement

Le logement doit être vidé, accessible, avec une alimentation provisoire pour l'outillage. L'électricien l'installe généralement lui-même sous forme de coffret de chantier près du tableau. Il est utile de savoir où passent les canalisations d'eau et une éventuelle conduite de gaz, pour ne pas les percer en faisant les saignées. Si vous sentez une odeur de gaz, quittez le logement sans actionner d'interrupteur ni d'appareil, puis appelez GRDF Urgence sécurité gaz au 0 800 47 33 33 ou le 112.

Le déroulement sur le chantier

Dépose de l'ancienne installation

L'électricien coupe d'abord l'alimentation et vérifie l'absence de tension. Il démonte l'ancien tableau, les prises, les interrupteurs et les luminaires. Les anciens fils sont soit arrachés, soit déconnectés et laissés dans le mur. Dans les immeubles en béton, on laisse souvent les anciens conducteurs hors tension dans leurs conduits, car les arracher abîmerait une grande partie des enduits. L'important est qu'aucun ancien câble ne reste raccordé et que personne ne puisse s'en servir par erreur plus tard.

Tracés, saignées et boîtiers

Les parcours suivent des lignes verticales et horizontales, jamais en diagonale. C'est une question de sécurité : celui qui percera plus tard pour fixer une étagère peut deviner où passe un câble. Les parcours horizontaux se placent en général près du plafond ou juste au-dessus du sol, les verticaux au-dessus et en dessous des boîtiers. Les saignées se font à la rainureuse avec aspiration, les trous des boîtiers à la scie cloche, et les boîtiers se scellent au plâtre ou à la colle. Dans les cloisons en placo, l'électricien pose des boîtiers spécifiques à griffes. La hauteur des prises et des interrupteurs se décide à l'avance et reste la même dans tout le logement.

Câbles et tableau électrique

Selon la NF C 15-100, l'éclairage se câble en général en 1,5 mm² et les circuits de prises en 2,5 mm², chacun avec son calibre de disjoncteur. La plaque de cuisson reçoit un circuit dédié de forte section, le plus souvent en monophasé dans un petit logement. Le four, le lave-linge, le lave-vaisselle et le chauffe-eau électrique ont chacun leur propre circuit. La norme fixe aussi un nombre minimal de prises par pièce, plus élevé dans la cuisine, avec plusieurs prises au-dessus du plan de travail. Dans la salle d'eau, les volumes autour de la baignoire et de la douche interdisent prises et interrupteurs à certains endroits, et une liaison équipotentielle relie les éléments métalliques. L'électricien connaît ces règles et les applique.

Le tableau reste en général dans l'entrée, là où arrive l'alimentation depuis le palier. En rénovation complète, on regroupe tableau, disjoncteur de branchement et tableau de communication dans une gaine technique logement, avec une réserve de modules pour l'avenir. Le tableau reçoit les disjoncteurs de chaque circuit et des interrupteurs différentiels 30 mA, dont au moins un de type A pour la plaque et le lave-linge. Selon la situation, on ajoute un parafoudre. Avant de reboucher les saignées, photographiez tout le logement : vous saurez plus tard par où passent les câbles.

Finitions

Après les enduits, le carrelage et la peinture, l'électricien revient. Il pose les mécanismes et les plaques, raccorde les sorties pour les luminaires, la plaque et le chauffe-eau, câble et repère le tableau. Les luminaires se posent selon ce qui a été convenu : parfois ils font partie du forfait, parfois l'électricien laisse seulement un point de raccordement avec un dispositif de connexion pour luminaire (DCL) et vous les installez plus tard.

Mesures et conformité

À la fin, l'installation est mesurée : résistance d'isolement, continuité et valeur de la prise de terre, déclenchement des différentiels, bon raccordement du conducteur de protection. L'électricien vous remet le résultat de ses contrôles. Selon les cas, notamment pour une rénovation totale avec remise sous tension, une attestation de conformité visée par le Consuel peut être demandée. Ce document est aussi utile lors de la vente du logement ou en cas de sinistre avec votre assureur.

Béton, brique ou plâtre : où faire passer les câbles

Dans une cloison en brique, en carreaux de plâtre ou en placo, les saignées se font assez librement, en restant attentif aux linteaux. Dans un immeuble en béton banché, la situation change. On évite de rainurer profondément les murs porteurs en béton, surtout à l'horizontale : on affaiblit la structure et on tombe vite sur les armatures. L'électricien choisit donc d'autres chemins :

  • les anciens conduits : le nouveau câble reprend le parcours de l'ancien quand son état le permet,
  • le sol : si une nouvelle chape ou un nouveau revêtement est prévu, les gaines passent dessous et ne remontent dans les murs que sur une courte hauteur,
  • les cloisons : les cloisons non porteuses en carreaux de plâtre, en brique ou en placo se rainurent facilement,
  • les doublages et faux plafonds : dans la salle d'eau, au-dessus de la cuisine ou derrière un doublage isolant, les gaines se cachent dans le placo,
  • les moulures et plinthes techniques : là où rien d'autre n'est possible, une goulotte en applique dépanne, même si elle reste visible.

Dans un immeuble ancien, les murs en plâtre sur brique ou sur pan de bois demandent de la délicatesse : le plâtre se fissure facilement autour des saignées. Quand la salle d'eau est entièrement refaite, l'électricité se planifie en même temps que les nouvelles cloisons et les réseaux d'eau.

Ce qui facilite le chantier et ce qui le complique

À taille égale, la durée du chantier peut beaucoup varier. Le travail est plus simple quand :

  • le logement est vide et prêt pour les travaux lourds,
  • le plan de cuisine et l'implantation des meubles existent,
  • une nouvelle chape et de nouveaux enduits sont prévus, donc les saignées ne gênent personne,
  • les murs sont dans un matériau qui se rainure bien,
  • l'arrivée depuis le palier est en bon état et n'a pas besoin d'être reprise.

Le chantier s'allonge et se complique en revanche avec :

  • un logement habité ou encore meublé,
  • des murs porteurs en béton qui obligent à chercher d'autres parcours,
  • des carrelages ou enduits récents à conserver sans les abîmer,
  • des changements de dernière minute, quand des boîtiers doivent bouger après les saignées,
  • une arrivée abîmée ou sous-dimensionnée, à traiter avec la copropriété,
  • beaucoup de demandes particulières : plusieurs circuits d'éclairage, rubans LED, prises réseau sur chaque mur.

Enchaînement avec les autres corps de métier et durée

L'électricien intervient au début de la rénovation. L'ordre habituel dans un studio ou un T1 est le suivant : démolition, pose électrique, alimentation et évacuation d'eau, nouvelles cloisons et faux plafonds, enduits, chapes et sols, carrelage, peinture, finitions électriques, pose de la cuisine et enfin mesures et contrôle.

Les points de coordination à surveiller :

  • plombier-chauffagiste : les boîtiers du lave-linge et du chauffe-eau doivent correspondre aux arrivées d'eau,
  • carreleur : les boîtiers dans la faïence se placent idéalement dans un joint ou au centre d'un carreau,
  • cuisiniste : la hauteur du plan de travail et l'emplacement des appareils déterminent les prises,
  • plaquiste : les gaines des faux plafonds et des doublages doivent être tirées avant la fermeture,
  • peintre en bâtiment : il travaille avant l'appareillage, les câbles en attente doivent être isolés et repliés.

Dans un studio ou un T1, la pose demande en général deux à quatre jours de travail pour deux électriciens, selon les murs et l'étendue du chantier. Entre la pose et les finitions, il faut compter le temps des enduits, du carrelage et de la peinture, souvent plusieurs semaines. Les finitions avec les mesures prennent habituellement une journée, le contrôle éventuel un rendez-vous de plus. Les saignées se rebouchent seulement après vérification des parcours ; un rebouchage au plâtre demande selon le fabricant de quelques heures à une journée avant de poursuivre.

Erreurs typiques et comment elles se manifestent plus tard

  • Trop peu de prises près du plan de travail : au bout d'un an, on cuisine avec une rallonge posée sur le plan. Dans une petite cuisine, il faut des prises au-dessus du plan à plusieurs endroits.
  • Tout sur le même circuit : quand four, bouilloire et lave-linge tournent ensemble, le disjoncteur saute. Les circuits dédiés pour les gros appareils l'évitent.
  • Raccorder du neuf sur de l'ancien : brancher un câble neuf sur un vieux conducteur, surtout en aluminium, avec un mauvais raccord fait chauffer la connexion et peut provoquer un incendie. En rénovation complète, l'ancienne installation est totalement déconnectée.
  • Pas de différentiel adapté : l'installation fonctionne, mais la protection des personnes manque. Les mesures finales le révèlent.
  • Prises derrière les meubles : un boîtier qui tombe derrière un flanc de caisson ou derrière le réfrigérateur est inutilisable. Sans plan de cuisine, cela arrive vite.
  • Interrupteur derrière la porte : quand la porte s'ouvre du côté de l'interrupteur, il faut le chercher derrière le battant. Vérifiez le sens d'ouverture avant les tracés.
  • Tableau non repéré : un an plus tard, personne ne sait quel disjoncteur alimente la salle d'eau. Le repérage des circuits fait partie de la remise.
  • Aucune photo : en fixant une étagère, on perce un câble. Photographier les parcours avant rebouchage ne coûte presque aucun effort.

Pourquoi certaines erreurs n'apparaissent-elles que plus tard ? Une installation neuve éclaire et fonctionne au premier essai. Les points faibles se révèlent sous la charge de l'usage quotidien, par exemple en hiver, quand chauffage d'appoint, four et lave-linge fonctionnent en même temps.

Contrôle et réception des travaux

À la réception, demandez qu'on vous présente le tableau, puis faites le tour du logement pièce par pièce. Appuyez sur le bouton test de chaque différentiel : il doit couper immédiatement. Allumez tous les éclairages, essayez chaque interrupteur. Vous pouvez brancher un appareil courant ou un simple testeur de prise. N'intervenez pas à l'intérieur de l'installation, c'est le travail de l'électricien.

  • les résultats des mesures vous sont remis, avec l'attestation de conformité si elle est prévue,
  • tous les circuits du tableau sont repérés et le repérage correspond à la réalité,
  • chaque interrupteur différentiel réagit au bouton test,
  • toutes les prises et tous les interrupteurs sont bien fixés, droits et à la hauteur convenue,
  • chaque éclairage s'allume depuis tous les endroits prévus,
  • plaque, four, lave-vaisselle, lave-linge et chauffe-eau ont leur sortie dédiée,
  • la salle d'eau ne comporte ni prise ni interrupteur dans les volumes interdits,
  • l'ancienne installation non utilisée est déconnectée et isolée,
  • vous disposez des photos des parcours avant rebouchage,
  • les câbles réseau et antenne sont raccordés et repérés,
  • les abords des boîtiers et du tableau sont rebouchés et propres.

Questions fréquentes

Pas toujours, mais avec une installation ancienne sans terre ni différentiel, la réfection complète est généralement plus raisonnable que des réparations au coup par coup. Les appareils actuels sollicitent davantage les circuits et les vieilles connexions fatiguent. Si vous rénovez tout le logement, le moment idéal est avant les enduits.

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