Price list 2026 · Europe

Membrane bitumineuse soudée à la flamme (1 couche)

Souder une membrane bitumineuse à la flamme, c'est chauffer la face inférieure d'un rouleau de bitume au chalumeau à gaz, puis la presser sur toute sa surface contre un support préparé. On obtient une couche continue qui empêche l'eau et l'humidité d'entrer dans la construction. Ce travail se fait sur un dallage ou un radier, une toiture-

Mis à jour 09/2026·6 min read·14 price list items
Prix d'une prestation standard
3,76 €/ m²
Fourchette indicative
1,92 € - 9,62 €
Appartement de 60 m²
564,00 €
Prix pour cette prestation uniquement - hors fournitures et hors travaux préparatoires. Il ne s'agit pas du prix d'un chantier complet.
Chiffrer ma rénovation
Prix à jour

Chiffrez les travaux depuis la grille tarifaire

Enter quantities and the price recalculates instantly. You can adjust these rates in your price list.

Revêtements de sol14 postes

Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.

PosteUnitéPrix / unitéQuantitéTotal
Préparation
Membrane bitumineuse soudée au chalumeau (1 couche)m²-
Dépose d'ancien sol flottantm²4,14 €-
Dépose de plinthesml1,78 €-
Dépose de linoléum collém²6,66 €-
Ponçage de dalle bétonm²8,88 €-
Ponçage du support avant ragréage (retrait colle/goudron)m²3,55 €-
Primaire de ragréage + calfeutrage d'anglem²2,52 €-
Primaire de ragréagem²1,92 €-
Ragréage autolissantm²9,62 €-
Bande de désolidarisation périphériqueml1,63 €-
Ravoirage en billes d'argile expansée (Liapor)m²8,88 €-
Pose de dalles OSB au solm²-
Panneau sous-couche en fibre de bois 20 mm (isolation thermique et phonique)m²-
Pontage et pontage de joints de fractionnement à la résinepce26,63 €-
Total main-d'œuvre
- saisir la quantité
Créer un devis depuis la grille →

Surface horizontale ou verticale : quelle différence ?

Sur une surface horizontale, la gravité aide. L'étancheur déroule le rouleau, le chauffe, et la membrane se pose d'elle-même sur le support. C'est le cas d'un dallage, d'une dalle béton sous une terrasse ou d'une toiture-terrasse. Sur un toit ou une terrasse, le support doit avoir une légère pente, en général au moins 1,5 à 2 % environ, pour que l'eau ne stagne pas.

Sur une surface verticale, l'étancheur doit tenir la membrane pendant qu'il la soude, la réchauffer au fur et à mesure et la presser. Le travail est plus lent et demande davantage d'expérience. On travaille souvent dans une tranchée étroite autour de la maison. Sur les murs de sous-sol hauts, les lés sont coupés en tronçons plus courts et parfois fixés mécaniquement en partie haute. Sinon, un lé trop long entraînerait par son poids le bitume encore mou, et la couche s'amincirait en haut. Une fois la tranchée remblayée, l'étanchéité verticale devient pratiquement inaccessible : chaque défaut se répare ensuite très difficilement.

Les deux étanchéités doivent se raccorder. Si la membrane du mur n'est pas reliée de façon étanche à celle du dallage, l'humidité contourne l'étanchéité dans l'angle et remonte dans la maçonnerie. Il arrive souvent qu'une cave humide ne vienne pas de la membrane elle-même, mais justement de ce raccord mal fait.

Quelle membrane choisir et quand une couche suffit

  • Membrane en bitume élastomère SBS : elle reste souple même par temps de gel et ponte les petites fissures du support. Pour les fondations, les murs de cave et les toitures de maisons individuelles, c'est un choix courant et raisonnable.
  • Membrane en bitume oxydé : plus simple et moins souple. Elle devient cassante au froid et peut se fissurer. On la réserve plutôt aux couches de fond ou aux zones peu sollicitées.
  • Membrane autoprotégée minérale : elle sert de couche supérieure sur une toiture qui reste exposée au soleil. Les paillettes protègent le bitume des UV.
  • Membrane à feuille d'aluminium : on la prévoit en cas de risque radon élevé. Le complexe est alors défini par le concepteur ou le bureau d'études en fonction du terrain.

Les membranes pour parois enterrées et fondations répondent à la norme NF EN 13969. Pour les toitures-terrasses, la mise en œuvre suit le DTU 43.1. Au moment de l'achat, regardez l'étiquette du rouleau et la fiche technique : type de bitume, armature et épaisseur. Le nom commercial ne dit rien de la qualité.

Le système monocouche convient à l'humidité du sol dans un terrain perméable avec un drainage qui fonctionne, ou aux surfaces d'où l'eau s'évacue rapidement. Avec un sol argileux, une nappe phréatique haute, une pente qui amène de l'eau vers la maison ou un sous-sol habitable, il faut généralement un bicouche. Cette décision revient au concepteur, pas à une estimation faite sur le chantier.

Comment se déroule la pose, étape par étape

  1. Nettoyer le support : poussière, laitance de ciment, restes d'huile de décoffrage, parties non adhérentes. Boucher les trous et les nids de cailloux au mortier de réparation.
  2. Arrondir les angles et les arêtes avec une gorge en mortier. Sur un angle droit vif, la membrane ne peut pas tenir durablement sans tension.
  3. Vérifier que le béton est sec et a bien fait sa prise dans toute son épaisseur, pas seulement en surface.
  4. Appliquer un enduit d'imprégnation à froid (primaire bitumineux) sur toute la surface et le laisser sécher selon le fabricant. Un support bien primairisé est uniformément sombre, sans zones brillantes encore humides.
  5. Dérouler les lés à sec et les aligner de façon à décaler les joints d'about des lés voisins. Les recouvrements suivent les indications du fabricant, en général environ 10 cm en longitudinal et 15 cm en bout de lé.
  6. Chauffer la membrane au chalumeau sur toute sa largeur en chauffant aussi le support. Le bon niveau de chaleur se reconnaît au petit bourrelet de bitume fondu qui avance devant le rouleau. Sur un mur, toujours travailler de bas en haut, pour que le lé supérieur recouvre le lé inférieur dans le sens d'écoulement de l'eau.
  7. Maroufler la membrane au rouleau. Aux recouvrements, un mince filet de bitume continu doit ressortir.
  8. En vertical, remonter l'étanchéité au-dessus du terrain fini, en général d'une trentaine de centimètres environ, et la protéger avant remblai par une nappe à excroissances ou des panneaux XPS.

Les traversées de tuyaux et les fourreaux doivent être posés avant l'étanchéité et traités avec une manchette du système ou une manchette soudée découpée dans la membrane. Percer après coup une couche terminée ne se répare pas de façon fiable.

Le travail à la flamme nue est l'affaire d'un professionnel. On soude uniquement par temps sec, sans vent fort et à la température autorisée par le fabricant, souvent à partir de +5 °C pour les membranes SBS. Les matériaux combustibles autour (bois, polystyrène, films plastiques) doivent être protégés ou tenus à bonne distance, et un extincteur doit rester à portée de main. Au contact d'un isolant thermique ou du bois, on choisit une membrane autoadhésive plutôt que soudée.

Ce qui facilite ou complique le chantier

Le travail avance le plus vite sur une grande surface plane, propre et facile d'accès. Demandent plus de temps et de soin :

  • Les murs verticaux, surtout les murs de sous-sol hauts où il faut fractionner et fixer les lés
  • Une tranchée étroite où l'on circule mal autour du mur : une largeur d'environ 60 à 80 cm facilite nettement le travail
  • De nombreux angles, traversées, sauts-de-loup et cours anglaises
  • Un support irrégulier ou abîmé qu'il faut d'abord réparer
  • Un chantier hors saison, quand la météo impose des temps d'arrêt

Lors de la réfection d'une toiture-terrasse, l'ancienne étanchéité n'a pas toujours besoin d'être arrachée. Elle doit cependant être solide, sèche et sans cloques.

Les erreurs courantes qui se paient plus tard

  • Primaire oublié ou pas sec : la membrane ne colle que par points et se décolle, souvent dès le remblai.
  • Support humide : l'eau se transforme en vapeur sous la chaleur, soulève la membrane et crée une poche dessous.
  • Surchauffe : en vertical, on est tenté de chauffer plus longtemps, mais cela brûle l'armature et la membrane se déchire ensuite sous contrainte.
  • Recouvrements trop courts ou sans bourrelet de bitume : l'eau passe sous l'étanchéité et se répand sur toute la surface.
  • Pose de haut en bas sur un mur : chaque joint guide alors l'eau vers la construction.
  • Angles vifs sans gorge : la membrane reste tendue et se fissure quand le bâtiment se tasse.
  • Étanchéité arrêtée au niveau du sol : les éclaboussures et la neige fondue passent derrière la membrane.
  • Remblai caillouteux ou en gravats sans protection : la membrane est perforée mécaniquement.

Comment contrôler l'étanchéité terminée

L'étanchéité verticale ne se contrôle qu'avant le remblai. Demandez donc des photos des angles, des traversées et du raccord avec l'étanchéité horizontale. À la réception, vérifiez :

  • Un bourrelet de bitume continu sur toute la longueur des recouvrements
  • Des joints qu'on ne peut pas soulever à la main ni à la spatule
  • Une surface sans bulles, sans plis et sans zones brillantes brûlées
  • Des angles arrondis, sans membrane tendue
  • Des traversées de tuyaux étanchées
  • Un raccord étanche entre le mur et l'étanchéité du dallage
  • Une remontée au-dessus du terrain, terminée sous un profilé de soubassement ou une bande métallique
  • Une couche de protection avant remblai et un drainage fonctionnel
  • Sur un toit ou une terrasse, aucune eau stagnante après la pluie

Questions fréquentes

Ce n'est pas conseillé à un particulier. Le chalumeau à gaz comporte un risque d'incendie et de brûlure, et une membrane mal soudée finit par fuir. En vertical, le défaut n'apparaît qu'après le remblai, quand la réparation devient très lourde.

Travaux associés

Chiffrez tout le projet, pas seulement une prestation

Dans la grille tarifaire des travaux, vous choisissez des postes de tous les corps de métier et NUMIQ en fait un devis prêt à envoyer au client.