La pose d'un sol stratifié flottant revient, selon la grille tarifaire actuelle, à 11,84 € par m² de main-d'œuvre. Une rénovation complète de parquet (ponçage, rebouchage et trois couches de vitrificateur) coûte 44,40 € par m², un ragréage autolissant 9,62 € par m². Pose de vinyle clipsable : Verrouillé. Le prix final dépend surtout de la planéité et de la sécheresse de la chape, de la configuration des pièces et du nombre de finitions à traiter. Plinthes, barres de seuil et dépose de l'ancien revêtement sont facturées à part.
Types de travaux et leurs prix
Revêtement flottant abordable à la surface résistante. Il demande un support plan, sec et solide, une sous-couche adaptée et un joint de dilatation périphérique laissé libre.
Sa faible épaisseur et son confort sous le pied sont des atouts en rénovation. Ce matériau fin reproduit toutefois les défauts du support, dont la qualité est donc contrôlée avec un soin particulier.
La couche d'usure en bois véritable apporte un aspect chaleureux et peut être rénovée. Le bois est acclimaté avant la pose, et les conditions de la pièce doivent ensuite rester stables.
La liaison rigide avec le support réduit les bruits de pas et améliore la diffusion de la chaleur, notamment avec un plancher chauffant. Elle exige un support préparé avec précision et une colle adaptée au revêtement choisi.
Sol traditionnel d'une grande longévité. Les lames à coller n'ont pas de système clipsable, elles s'assemblent par rainure et languette ou se posent à bords lisses. Après collage, on respecte le temps de prise de la colle, souvent de 48 heures à plusieurs jours, avant le ponçage à la machine et la finition.
Adaptée à un parquet sain, sans décollements importants. Le ponçage se fait à la ponceuse à tambour ou à bande et à la bordureuse. La pâte à bois est mélangée à la poussière de ponçage, appliquée en plein à la spatule puis poncée au grain fin après séchage. Viennent ensuite trois couches de vitrificateur : une sous-couche et deux couches de finition.
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Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.
| Poste | Unité | Prix / unité | Quantité | Total |
|---|---|---|---|---|
| Revêtements de sol | ||||
| Pose de revêtement de sol stratifié | m² | 11,84 € | - | |
| Dépose d'ancien parquet bois cloué/collé | m² | 3,55 € | - | |
| Dépose soignée d'ancien parquet selon plan de pose | m² | 7,55 € | - | |
| Pose de sol vinyle clipsable | m² | - | ||
| Pose de parquet contrecollé clipsable/flottant | m² | 18,50 € | - | |
| Parquet massif/contrecollé collé en plein | m² | 17,76 € | - | |
| Installation de chauffage au sol (tapis électrique) | m² | - | ||
| Pose collée de parquet à lames | m² | - | ||
| Pose de parquet point de Hongrie | m² | - | ||
| Pose et collage de lames de parquet d'origine (récupérées/réparées) | m² | - | ||
| Ponçage et 3x vitrification de parquet | m² | - | ||
| Ponçage, rebouchage et 3x vitrification de parquet (complet) | m² | 44,40 € | - | |
| Pose de plinthes | ml | 5,92 € | - | |
| Calfeutrage autour des plinthes | ml | 1,63 € | - | |
| Pose de barres de seuil | pce | 11,84 € | - | |
| Revêtements de sol spécifiques | ||||
| Pose de chape sèche jusqu'à 200 mm - billes d'argile expansée | m² | - | ||
| Pose collée d'éléments de chape sèche en gypse-cellulose Rigidur | m² | 11,84 € | - | |
| Sol coulé décoratif en polyuréthane | m² | - | ||
| Sol coulé époxy jusqu'à 4mm | m² | - | ||
| Sol coulé époxy motif Terrazzo/Marbre | m² | - | ||
| Préparation | ||||
| Dépose d'ancien sol flottant | m² | 4,14 € | - | |
| Dépose de plinthes | ml | 1,78 € | - | |
| Dépose de linoléum collé | m² | 6,66 € | - | |
| Ponçage de dalle béton | m² | 8,88 € | - | |
| Ponçage du support avant ragréage (retrait colle/goudron) | m² | 3,55 € | - | |
| Primaire de ragréage + calfeutrage d'angle | m² | 2,52 € | - | |
| Primaire de ragréage | m² | 1,92 € | - | |
| Ragréage autolissant | m² | 9,62 € | - | |
| Bande de désolidarisation périphérique | ml | 1,63 € | - | |
| Ravoirage en billes d'argile expansée (Liapor) | m² | 8,88 € | - | |
| Pose de dalles OSB au sol | m² | - | ||
| Panneau sous-couche en fibre de bois 20 mm (isolation thermique et phonique) | m² | - | ||
| Membrane bitumineuse soudée au chalumeau (1 couche) | m² | - | ||
| Pontage et pontage de joints de fractionnement à la résine | pce | 26,63 € | - | |
| Autres travaux | ||||
| Autres travaux non classés | h | 29,60 € | - | |
Combien ça coûte selon l'ampleur
| Stratifié sur support préparé Pose de 45 m² de stratifié, montage de 30 m de plinthes et de deux barres de seuil | 734,08 € |
| Vinyle clipsable avec préparation Primaire et ragréage sur 45 m², pose du vinyle, 30 m de plinthes et deux barres de seuil | à partir de 769,48 € |
| Rénovation complète de parquet Ponçage, rebouchage et trois couches de vitrificateur sur 45 m², montage de 30 m de plinthes | 2175,15 € |
Quand réaliser les travaux
Types de matériaux et leur prix
Surface résistante et entretien facile, adapté aux pièces de vie courantes. Une couche d'usure abîmée ne peut pas être rénovée par ponçage.
Supporte bien l'humidité courante et présente une faible épaisseur. Il exige un support très plan et doit être prévu pour les conditions d'usage concernées.
Plus stable que le massif, il se pose en flottant ou collé selon le produit. La couche d'usure mesure en général 2 à 4 mm, ce qui permet seulement 1 à 3 ponçages sur sa durée de vie. L'entretien courant se fait avec un produit adapté ou de l'huile, pas par ponçage.
Ces éléments en bois collés, traditionnels, se rénovent à plusieurs reprises. Un motif plus complexe augmente le nombre de coupes et le temps de pose.
Ces produits ne se choisissent pas isolément. Ils doivent former un système compatible avec le support, le revêtement et l'éventuel plancher chauffant.
Préparation du support étape par étape
Avant de commander le revêtement, le solier vérifie que le support est solide, plan et propre, et calcule l'épaisseur totale du complexe. Il tient compte de l'espace sous les portes, du raccord avec les pièces voisines et de la hauteur des plinthes et des barres de seuil.
On ne juge pas une chape sèche à l'œil, ni au temps écoulé depuis son coulage. L'humidité se mesure à la bombe à carbure (méthode CM). À titre indicatif, une chape ciment ne devrait pas dépasser environ 2 % et une chape anhydrite environ 0,5 %, encore moins avec un plancher chauffant. Les valeurs du fabricant du revêtement et de la colle priment toujours. Un support pas assez sec est la première cause de litiges sur les parquets.
Le solier élimine les restes de colle, les couches de surface friables et les défauts ponctuels. Le support doit rester solide et exempt de tout ce qui nuirait à l'adhérence du primaire ou de la colle.
Le primaire se choisit selon la nature du support et son pouvoir absorbant. La planéité se contrôle à la règle de 2 m. On demande en général 2 à 3 mm sous la règle de 2 m, moins encore pour le vinyle. Si le support ne convient pas, le solier applique un ragréage dans l'épaisseur prévue par le système du fabricant.
Avant de commencer, le solier fixe le sens de pose, la largeur des rangées de rive, les transitions entre pièces, les finitions en haut d'escalier et les jeux en périphérie. Il évite ainsi les coupes trop étroites et les joints mal placés.
Mise en œuvre
- 01Le solier mesure la surface nette et le périmètre des pièces, et compte les portes, niches et traversées de tuyaux.
- 02Il contrôle la planéité, la solidité et l'humidité résiduelle du support, et consigne les résultats avant de le recouvrir.
- 03Il retire les couches qui n'adhèrent pas, aspire la surface puis la ponce, l'imprègne de primaire ou la ragrée si nécessaire.
- 04Le revêtement s'acclimate dans la pièce même où il sera posé : en général 48 heures pour le stratifié, 48 à 72 heures pour le bois, ou selon les indications du fabricant.
- 05Le solier définit le sens et le calepinage. En pose flottante sur béton, il place un pare-vapeur (film polyéthylène de 0,2 mm si la sous-couche n'en intègre pas) et une sous-couche adaptée. En pose collée, il étale la colle à la spatule crantée sur le support, et non sous les lames.
- 06Le sol est posé rang par rang ou selon le motif convenu. Le solier contrôle en continu les joints, la planéité et le jeu en périphérie, généralement de 8 à 10 mm en pose flottante. Sur les grandes surfaces, il fractionne le sol au niveau des portes.
- 07Autour des portes, des tuyaux et des éléments fixes, il réalise des coupes nettes tout en laissant le sol libre de bouger.
- 08Pour finir, il pose les plinthes et les barres de seuil. Les plinthes sont fixées au mur, jamais à travers le revêtement flottant dans le support.
- 09Il nettoie la surface et la livre avec des conseils sur la mise en charge, l'entretien, le climat intérieur à maintenir et la première remise en chauffe du plancher chauffant.
- Règle de 2 m et cale de mesure pour contrôler la planéité du support
- Appareil de mesure professionnelle de l'humidité résiduelle de la chape
- Aspirateur industriel et ponceuse avec aspiration
- Malaxeur, seaux, raclette à ragréage et rouleau débulleur
- Scie à onglet ou scie plongeante avec aspiration selon le revêtement
- Cales d'écartement, cale de frappe et outillage de pose recommandé par le fabricant
5 erreurs courantes
Sur un support inégal, les lames fléchissent, grincent et les assemblages fatiguent. Une sous-couche plus épaisse ne remplace pas un ragréage et peut même accentuer les mouvements.
Une chape peut sembler sèche en surface et rester humide à cœur. La recouvrir dans cet état expose le bois, la colle et la sous-face du revêtement à des dégâts.
Un sol flottant ne doit être bloqué ni par une plinthe, ni par un chambranle, ni par un meuble de cuisine, ni par une vis. Avec les variations de température et d'humidité, il se dilate et se rétracte, et il lui faut de la place pour cela.
C'est la résistance thermique de l'ensemble du complexe qui compte, pas seulement celle du revêtement. Il faut vérifier la compatibilité de la sous-couche et de la colle, ainsi que la température de surface maximale admise par le fabricant.
Si l'épaisseur finale n'est pas fixée à l'avance, les portes risquent de frotter, la barre de seuil de former une marche et la plinthe de ne pas couvrir le jeu périphérique. Ces détails se planifient donc avant le ragréage.
Sols techniques et chapes sèches
Une chape sèche en plaques de fibres-gypse repose librement sur un ravoirage d'argile expansée. Les plaques sortent d'usine en double couche avec feuillure, et sont collées et vissées entre elles, sans profilés métalliques. L'argile expansée isole, si bien qu'un plancher chauffant en pose sèche passe par un panneau rainuré avec lames de diffusion. Un sol coulé en résine époxy ou polyuréthane et un câble chauffant électrique en natte ont une autre composition et se réalisent autrement. Ils ne remplacent donc pas un sol flottant classique. Avant de choisir, il faut évaluer la portance, l'humidité, la hauteur disponible, les joints de dilatation, le chauffage et l'usage de la pièce. C'est pourquoi la grille tarifaire les présente comme des postes distincts.
Quel revêtement de sol choisir pour chaque pièce
Un sol ne se choisit pas seulement sur son aspect. Ce qui compte d'abord, c'est la vie de la pièce. Y marche-t-on en chaussures ? De l'eau peut-elle s'y renverser ? Des enfants ou un chien y courent-ils ? Y a-t-il un plancher chauffant ? Un matériau qui tient des années dans une chambre peut vieillir en quelques saisons dans une entrée ou une cuisine.
- Stratifié : il résiste bien aux rayures et compte parmi les solutions les plus abordables. Sa résistance à l'usure est indiquée par les classes AC. Pour un logement, on choisit souvent AC4, et une classe plus élevée pour les zones très passantes. Son âme est en panneau de fibres de bois : si l'eau s'infiltre dans les joints, il gonfle. Il n'a donc pas sa place dans une salle de bains.
- Sol vinyle : il ne craint pas l'eau, il est plus silencieux et plus agréable au toucher. Sa durée de vie dépend de l'épaisseur de la couche d'usure. Un vinyle à âme minérale rigide (souvent vendu sous le nom SPC) reste plus stable. Un vinyle souple épouse mieux le support, mais il en révèle chaque défaut.
- Parquet : un matériau naturel que l'on peut rénover plusieurs fois. Il réagit cependant à l'humidité de l'air, et les objets pointus y laissent des marques.
- Carrelage : dans une cuisine, une entrée ou une salle de bains, il est très résistant et s'entend parfaitement avec un plancher chauffant. En revanche, il est froid et dur sous le pied.
Vous avez de grandes baies vitrées plein sud ? Un vinyle posé en flottant chauffe au soleil direct et se dilate. Dans ces pièces, on choisit donc souvent un vinyle collé en plein, qui ne bouge pas.
Le support : planéité et humidité résiduelle
Un bon revêtement ne vaut que par le support sur lequel il repose. Posé sur une surface irrégulière, un sol flottant devient souple sous le pied, il grince, et les clips des lames finissent par s'abîmer. Un vinyle collé de faible épaisseur, lui, laisse voir chaque bosse et même un grain de sable. La planéité se contrôle donc avec une longue règle. Les points hauts se poncent, les creux se rattrapent avec un ragréage autolissant.
Une chape neuve contient beaucoup d'eau, qui met des semaines, parfois des mois, à s'évaporer. Si l'on pose trop tôt un parquet ou un revêtement collé, cette humidité passe dans le sol. Le bois gonfle, le vinyle se décolle, et des moisissures peuvent se former sous un sol flottant. L'humidité résiduelle se mesure directement dans la chape avec la méthode à la bombe à carbure. À titre indicatif, sous un parquet, on demande en général environ 2 % pour une chape ciment et autour de 0,5 % pour une chape anhydrite. Avec un plancher chauffant, les valeurs doivent être encore plus basses. Les limites exactes sont toujours fixées par le fabricant du revêtement et de la colle, et les DTU de la série 51 donnent le cadre de pose pour les parquets.
Si le nouveau sol se pose sur un ancien carrelage ou un ancien revêtement, vérifiez que le support est solide et qu'il ne bouge nulle part. Les joints profonds d'un vieux carrelage doivent être rebouchés. Sinon, leur motif finit par apparaître à travers un vinyle fin, et vous le verrez au sol.
Sous-couche, pare-vapeur et bruit de pas
Un sol flottant se pose sur une sous-couche. Elle compense les petits défauts, atténue le bruit et protège les assemblages des lames. Sur une chape ciment ou anhydrite, on ajoute aussi sous un stratifié ou un parquet un film pare-vapeur. Ses lés se chevauchent et se scotchent, pour bloquer l'humidité qui remonte du support. Certaines sous-couches intègrent déjà ce pare-vapeur. Si votre vinyle a une sous-couche intégrée, n'en ajoutez pas une autre : les clips seraient trop sollicités.
En immeuble, pensez aussi aux bruits d'impact, c'est-à-dire au bruit de vos pas qui descend chez le voisin du dessous. Un stratifié sur une sous-couche fine sonne creux et fort à la marche, un vinyle ou un sol collé est plus discret. Si vous remplacez une moquette par un sol dur, prenez une sous-couche acoustique de qualité, dont le fabricant indique la performance (souvent notée ΔLw). Sinon, attendez-vous à des plaintes du voisin d'en bas. Une sous-couche plus épaisse n'est pas forcément meilleure pour autant. Pour un vinyle clipsable ou sur plancher chauffant, les fabricants imposent des caractéristiques précises, et il faut les respecter.
En copropriété, le règlement de copropriété contient souvent des règles sur les travaux bruyants et sur l'isolation acoustique des sols. Renseignez-vous auprès du syndic avant de commander le revêtement : il est plus simple de choisir la bonne sous-couche au départ que de tout reprendre après un litige avec un voisin.
Sol flottant : joints de dilatation, seuils et cuisine
Un sol flottant n'est pas fixé au support. Il se dilate et se rétracte avec la température et l'humidité, il lui faut donc un jeu sur tout le pourtour de la pièce. Ce jeu est ensuite caché par les plinthes. Dans les pièces longues et là où la surface se rétrécit, par exemple au passage d'une porte, on prévoit un joint de dilatation avec une barre de seuil. La longueur maximale sans joint est indiquée par le fabricant.
Un sol continu sans barre de seuil dans tout le logement, c'est joli, et beaucoup de gens le demandent. En pose flottante, ce n'est possible que si le fabricant l'autorise pour la surface concernée. Sinon, le sol finit par onduler ou par casser au niveau des clips. Avec un sol collé en plein, cette limite n'existe pas.
N'installez pas une cuisine, un placard intégré ou un îlot lourd sur un sol flottant. Ils le bloquent contre le support, et il ne peut plus bouger librement. Deux solutions : poser le sol seulement jusqu'aux meubles et laisser le support nu dessous, ou installer la cuisine avant la pose et raccorder le sol avec un jeu de dilatation. En pratique, on voit souvent un sol se soulever après le premier hiver, justement près d'un meuble lourd.
Plancher chauffant et revêtement de sol
Tout revêtement freine la chaleur. Plus cette résistance thermique est forte, moins la chaleur passe dans la pièce, et plus la chaudière ou la pompe à chaleur doit produire une eau chaude. Les fabricants indiquent donc si leur revêtement convient à un plancher chauffant. La résistance thermique totale, sous-couche comprise, doit rester faible. Pour un parquet, on retient en général une valeur maximale d'environ 0,15 m²·K/W, selon les indications du fabricant.
Pourquoi conseille-t-on les sols collés sur un plancher chauffant ? Parce qu'il n'y a pas de lame d'air entre le revêtement et la chape pour retenir la chaleur. Pour le bois, on choisit un parquet contrecollé, plus stable, et des essences qui travaillent peu en séchant. Le hêtre et l'érable réagissent fortement aux variations d'humidité, ils sont donc moins recommandés. La température de surface sous un parquet ne doit pas dépasser la valeur donnée par le fabricant, souvent autour de 27 à 28 °C.
Parquet : massif ou contrecollé, vitrifié ou huilé
Un parquet massif est en bois plein sur toute son épaisseur et peut se poncer de nombreuses fois. Un parquet contrecollé possède une couche d'usure plus fine en bois noble collée sur un support. Il reste plus stable, bouge moins et convient aussi au plancher chauffant. Le nombre de rénovations possibles dépend de l'épaisseur de sa couche d'usure.
La surface du bois est protégée par un vitrificateur ou par une huile. Le vitrificateur forme un film résistant, et le sol s'entretient facilement. Mais s'il est abîmé, la réparation passe par un ponçage et une nouvelle vitrification de toute la surface, sinon la retouche se voit. L'huile pénètre dans le bois : l'aspect est mat et plus naturel. Elle demande en revanche un entretien régulier. Son gros avantage : une zone abîmée se ponce et se ré-huile localement, sans différence visible.
Le bois vit avec l'humidité de l'air. En hiver, le chauffage assèche l'air et des joints apparaissent entre les lames, qui se referment en été. Quand l'humidité descend nettement sous 40 % environ, le bois peut se fendre. Quand elle est trop haute, les lames se tuilent. Un humidificateur en hiver fait du bien au parquet, et à vous aussi.
Rénover un vieux parquet
Les vieux parquets en chêne, qu'il s'agisse d'un point de Hongrie dans un immeuble ancien ou d'un parquet à l'anglaise des années 50 à 70, sont souvent en bois de bonne qualité. Après rénovation, ils peuvent paraître presque neufs. Avant le ponçage, on repère les lames qui bougent et on les recolle ou on les recloue. On vérifie aussi l'épaisseur de bois au-dessus de la languette, car c'est elle qui décide du nombre de ponçages encore possibles. Les joints se rebouchent avec une pâte mélangée à la poussière de ponçage, pour obtenir la même teinte que le bois.
On ponce par étapes, du grain gros au grain fin. Le long des murs et dans les angles, on reprend avec une bordureuse plus petite. Ensuite, on aspire la poussière, on applique une couche de fond ou d'huile, puis les couches de finition. Avant de vitrifier, renseignez-vous sur le produit utilisé autrefois. Les anciennes cires et certaines huiles empêchent le vitrificateur d'adhérer et doivent d'abord être retirées.
La rénovation n'a plus de sens si le parquet est poncé jusqu'à la languette, attaqué par des insectes, longtemps resté mouillé ou décollé sur une grande surface. Dans ces cas, mieux vaut le remplacer par un sol neuf.
Guide du bricoleur : réparer rayures et enfoncements sur un parquet
Les petits dégâts sur un parquet se réparent souvent sans faire venir un parqueteur. La méthode dépend de la finition : huilée ou vitrifiée.
- Identifier la finition : sur un vitrificateur, une goutte d'eau reste posée comme une perle, sur un bois huilé elle pénètre légèrement au bout d'un moment.
- Pour un enfoncement sur bois huilé, par exemple après la chute d'un objet, poser un chiffon en coton humide sur la zone et passer brièvement le fer à repasser. La vapeur redresse les fibres écrasées.
- Après séchage, poncer légèrement la zone au papier abrasif dans le sens des fibres, puis appliquer la même huile que sur le reste du sol.
- Pour une rayure superficielle sur sol huilé, poncer au papier fin dans le sens des fibres et ré-huiler. Essuyer l'excédent d'huile après quelques minutes jusqu'à ce que la surface soit sèche.
- Pour une rayure superficielle sur sol vitrifié, la masquer avec un feutre de retouche ou une cire de la couleur du bois. Réparer un vitrificateur plus abîmé uniquement par ponçage et nouvelle vitrification d'une surface plus large.
- Coller des patins en feutre sous les pieds des chaises et des meubles, et placer un tapis de protection sous le fauteuil de bureau pour éviter que le problème revienne.
Les points à vérifier à la réception du sol
- le sol est plan, ne fléchit pas, ne grince pas et ne craque pas au niveau des clips à la marche ;
- les joints entre lames sont serrés, sans bords qui dépassent et sans écarts ;
- le jeu de dilatation périphérique est caché par des plinthes qui ne sont pas fixées dans le sol ;
- les barres de seuil tiennent bien et les portes s'ouvrent sans frotter ;
- un sol collé ne sonne pas creux quand on le tapote ;
- vous avez reçu le relevé de mesure d'humidité du support et la notice d'entretien adaptée à la finition ;
- quelques lames du même lot de fabrication sont mises de côté pour une éventuelle réparation.
Questions fréquentes
Une rénovation complète de parquet, avec ponçage à la machine, rebouchage en plein et trois couches de vitrificateur, coûte selon la grille tarifaire actuelle 44,40 € par m² de main-d'œuvre. Vitrificateur et autres fournitures sont facturés à part.
Le vinyle clipsable se pose en flottant et tient par emboîtement, le vinyle collé adhère au support sur toute sa surface. Tous deux sont fins et révèlent la moindre irrégularité, ils demandent donc un support plus plan que le stratifié, souvent avec un ragréage en plein à 9,62 € par m².
La pose d'un sol stratifié coûte, selon la grille tarifaire actuelle, 11,84 € par m² de main-d'œuvre. Préparation et ragréage du support, plinthes, barres de seuil et dépose de l'ancien revêtement sont facturés à part.
Non. Le ragréage s'impose lorsque le support n'atteint pas la planéité exigée par le fabricant du revêtement, ou lorsqu'il faut ajuster l'épaisseur du complexe. C'est le contrôle à la règle qui tranche, pas un simple coup d'œil sur la surface.
Seulement si l'ancien sol est solide, plan, sec, sain et que le fabricant du nouveau système accepte ce type de support. Les couches molles, décollées ou humides doivent être retirées. Vérifiez aussi la hauteur finale au niveau des portes et des transitions.
Oui, si le fabricant l'autorise. On vérifie la résistance thermique de l'ensemble du complexe, la sous-couche adaptée et la température de surface maximale admise. Le chauffage se remet en route progressivement selon le protocole prévu, et non directement à pleine puissance.
Cela dépend du plan des pièces, du format des lames et du motif. Une pose droite simple demande une marge réduite, une pose en diagonale ou à motif davantage. La quantité exacte découle du plan de pose et des recommandations du fabricant.
Outre la surface, surtout l'état et la planéité du support, le nombre de pièces et de portes, le mode de pose, la quantité de coupes, les plinthes et les transitions, et la nécessité de déposer l'ancien revêtement. C'est pourquoi chaque poste est chiffré séparément plutôt qu'au forfait par m².
Un sol flottant n'est pas fixé au support et travaille comme un ensemble. Un sol collé adhère au support sur toute sa surface, paraît plus ferme sous le pied et conduit généralement mieux la chaleur. Il exige en revanche un support préparé plus soigneusement et une colle parfaitement adaptée.
Souvent oui, s'il est assez épais, bien fixé et sans dégâts importants dus à l'humidité ou aux insectes xylophages. Avant la rénovation, on contrôle les lames décollées, les joints, la planéité et l'épaisseur de bois encore disponible pour le ponçage.
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