Chiffrez les travaux depuis la grille tarifaire
Saisissez les quantités et le prix se recalcule instantanément. Niveau de prix : France. Vous pouvez ajuster les tarifs dans votre grille tarifaire.
Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.
| Poste | Unité | Prix / unité | Quantité | Total |
|---|---|---|---|---|
| Pavage | ||||
| Pose de pavés, épaisseur 4-6 cm | m² | 17,05 € | - | |
| Pose de pavés, épaisseur 8-10 cm | m² | - | ||
| Pose de pavés décoratifs | m² | - | ||
| Supplément pour petits pavés jusqu'à 10×10 cm | m² | 8,55 € | - | |
| Découpe de pavés, épaisseur 4-6 cm | ml | 5,40 € | - | |
| Découpe de pavés, épaisseur 8-10 cm | ml | 8,55 € | - | |
| Jointoiement au sable de silice | m² | 2,95 € | - | |
| Sablage final et balayage des joints | m² | 1,55 € | - | |
Quand un pavé de 4 à 6 cm suffit
L'épaisseur du pavé n'est pas une question d'esthétique, c'est la charge qui décide. Un pavé plus épais bascule moins facilement sous une roue et répartit mieux la pression vers le sol. Un pavé fin soumis à une forte charge ponctuelle risque plutôt de se fendre ou de s'incliner.
- L'épaisseur de 4 cm est prévue pour les surfaces strictement piétonnes : allées de jardin, terrasses, abords de piscine, emplacement d'un banc ou d'un barbecue, chemin vers le composteur.
- L'épaisseur de 6 cm supporte aussi des zones piétonnes avec passage occasionnel d'un véhicule léger, si le fabricant l'indique pour le modèle choisi et si le fond de forme est prévu pour. Typiquement, une allée où passe de temps en temps une voiture chargée de matériaux, ou une zone pour vélos et tracteur tondeuse.
Peut-on se garer sur un pavé de 6 cm ? Les fabricants l'admettent souvent pour un passage occasionnel de voiture, pas pour un stationnement quotidien. Ce qui abîme le plus un pavage, c'est de tourner le volant à l'arrêt. La roue ne pousse pas seulement les pavés vers le bas, elle les décale sur les côtés et casse les arêtes. Pour une entrée de garage, une place de stationnement ou une zone de manœuvre, mieux vaut partir sur 8 cm.
Si vous pensez transformer un jour une partie de la surface en place de parking, décidez-le dès maintenant. Remplacer ensuite un pavé fin par un pavé épais oblige à tout démonter, à creuser plus profond et à recompacter le fond de forme.
Ce qui change par rapport au pavé de 8 à 10 cm
À première vue, les deux épaisseurs se ressemblent, et le même modèle existe souvent dans les deux. Sur le chantier, la différence est pourtant nette :
- Charge : le 4 à 6 cm est fait pour les piétons et un passage léger occasionnel. Le 8 à 10 cm va sur les entrées de garage, les parkings et les zones où circulent camionnettes ou camion-poubelle.
- Fond de forme : sous un pavé fin, une couche de grave plus mince et un décaissement moins profond suffisent en général. On évacue moins de terre et on apporte moins de granulats.
- Compactage : le pavé fin se compacte avec une plaque vibrante plus légère, munie d'un tapis en caoutchouc. Une plaque lourde adaptée au 8 cm peut fendre des pavés de 4 cm.
- Bordures : sur une surface piétonne, on utilise le plus souvent des bordurettes de jardin. Sur une surface carrossable, les bordures sont plus massives et scellées plus profondément dans le béton.
- Manutention : le pavé fin est plus léger. On peut le porter à la main ou le transporter à la brouette à travers le jardin, là où un engin ne passe pas.
- Découpe : un pavé fin se coupe plus vite avec une scie plus petite. En revanche, les chutes étroites sont plus fragiles et se descellent plus facilement.
Sur un même terrain, on combine souvent les deux : entrée de garage en 8 cm, allée vers la porte et terrasse en 4 ou 6 cm. La différence d'épaisseur se rattrape dans le fond de forme, si bien que la surface finie peut rester continue. La transition gagne à être marquée par une bordure ou une rangée de pavés scellés au béton, pour que la partie fine ne glisse pas en bordure de la zone roulante.
Ce qui doit être prêt avant l'arrivée de l'équipe
Niveaux, pentes et évacuation de l'eau
Avant de creuser, il faut savoir où se situera la surface finie et où ira l'eau. Une surface contre la maison doit s'écarter de la façade avec une pente, en général d'environ 1,5 à 2 %. Sur une allée de 2 m de large, cela représente à peu près 3 à 4 cm. Pour une terrasse, la hauteur se cale sur le seuil de la porte-fenêtre, pour une entrée sur la marche. Si l'eau ne peut pas s'écouler vers la pelouse, prévoyez dès le départ un caniveau ou un puisard d'infiltration.
Réseaux enterrés
Avant le décaissement, faites repérer les réseaux enterrés : eau, eaux pluviales, assainissement, gaz, électricité et télécoms. Les exploitants de réseaux renseignent sur leur tracé à la demande. Si une conduite de gaz est touchée pendant le terrassement ou si vous sentez une odeur de gaz, éloignez-vous, n'allumez ni flamme ni interrupteur et appelez GRDF Urgence sécurité gaz au 0 800 47 33 33 ou le 112.
Accès, stockage et matériaux
Prévoyez un emplacement pour les palettes, les granulats et les déblais. Si la zone n'est accessible que par la cour ou le jardin, signalez-le à l'avance, car cela change la façon de travailler. Commandez les pavés en une seule fois, d'un même lot de fabrication, avec une marge pour les découpes et les réparations futures.
Coordination avec les autres corps de métier
Tout ce qui passe sous le pavage doit être terminé avant le fond de forme : évacuation des eaux pluviales, branchements, gaines pour l'éclairage, arrosage automatique. Le raccordement des luminaires et des prises extérieures revient à un électricien qualifié, dans le respect de la NF C 15-100. Le soubassement de la maison et la protection contre l'humidité au pied du mur doivent être finis avant qu'on y adosse le pavage. Plantations et gazon se font plutôt après les pavés, pour que les engins n'abîment pas les massifs.
Le déroulement de la pose, étape par étape
Décaissement et fond de forme
La profondeur du décaissement additionne l'épaisseur du pavé, du lit de pose et de la couche de fondation. Pour une surface piétonne, on descend généralement à environ 25 à 30 cm sous le futur niveau fini. Le fond de fouille, appelé plateforme, est réglé directement en pente puis compacté. Sur un sol argileux qui se transforme en boue quand il est mouillé, on pose un géotextile pour que les granulats ne s'enfoncent pas dans la terre.
Couche de fondation
La fondation est en grave non traitée, le plus souvent en 0/31,5 ou 0/63. Pour une surface piétonne, elle fait en général environ 15 à 20 cm. Pour un pavé de 6 cm avec passage occasionnel, on l'épaissit, autour de 20 à 25 cm. On compacte par couches d'environ 10 cm, avec une grave légèrement humide. Trop sèche, elle se compacte mal, détrempée, elle ondule. C'est la fondation qui décide de la durée de vie de la surface. Ni le lit de pose ni les pavés ne rattrapent une grave mal compactée.
Bordures
Les bordures se posent avant les pavés, sur béton, avec un épaulement côté extérieur. Elles tiennent l'ensemble, sans elles les pavés de rive finissent par s'écarter. Le béton doit prendre au moins quelques jours avant le compactage des pavés, la durée exacte dépend de la météo.
Lit de pose
On étale sur la fondation un lit de gravillon fin, par exemple en 2/4 ou 4/6, d'environ 3 à 4 cm après compactage. Il se règle à la règle sur des rails de guidage posés en pente. On ne marche plus sur le lit une fois réglé. Un lit plus épais ne remplace pas une bonne fondation, il finit par tasser de façon irrégulière.
Pose et découpes
On pose en avançant depuis la partie déjà pavée, pour ne pas piétiner le lit. Les pavés se prennent en alternant entre plusieurs palettes, sinon des taches de couleur apparaissent. Le joint fait en général 3 à 5 mm, beaucoup de modèles ont des ergots d'écartement qui le maintiennent. On contrôle les alignements au cordeau. Les découpes contre les bordures, les regards et le mur se font à la scie à eau ou à la disqueuse. Avec un pavé fin, il faut éviter les chutes étroites. Un morceau plus petit qu'environ un tiers de pavé se descelle et casse facilement, on répartit donc plutôt la coupe sur deux pavés voisins.
Jointoiement et compactage
On balaie dans les joints du sable sec 0/2 ou un gravillon très fin selon la recommandation du fabricant. La surface est ensuite compactée à la plaque vibrante équipée d'un tapis en caoutchouc ou en polyuréthane, des bords vers le centre, en passes qui se chevauchent. Pour un pavé de 4 cm, on prend une plaque légère. Après le compactage, on remplit à nouveau les joints et on repasse. Le sable continue à se tasser pendant quelques semaines, il faut donc compléter les joints plus tard.
Matériaux et variantes
Forme et calepinage
Pour les surfaces piétonnes, on trouve le pavé carré, le rectangle, la forme en double T autobloquante et des grands formats. Un calepinage en chevrons ou à joints décalés répartit mieux les charges que des pavés alignés les uns derrière les autres, et c'est encore plus vrai avec un pavé fin. Les grandes dalles de 4 cm ont un rendu élégant, mais elles supportent mal un fond irrégulier et cassent plus facilement au passage d'une roue. Elles sont réservées aux zones piétonnes.
Finition de surface
Le pavé brut est simple et résistant. Le pavé avec couche d'usure a une surface plus fine et une couleur plus stable. Les finitions grenaillées, polies ou éclatées imitent la pierre. Pour une terrasse ou une plage de piscine, pensez à l'adhérence quand le sol est mouillé et à la facilité d'entretien. Un pavé lisse et foncé chauffe beaucoup en été, ce qui se sent quand on marche pieds nus.
Lit de pose et joints
Le gravillon laisse passer l'eau et se lessive moins que le sable, c'est pourquoi il est aujourd'hui plus courant. Les sables polymères limitent la pousse des herbes et le lessivage des joints. D'après les fabricants, ils demandent en général un support drainant, une largeur de joint minimale et un temps sec à l'application. Si l'eau ne peut pas s'évacuer sous le pavage, le joint risque de se désagréger.
Bordures et bordurettes
Les bordurettes béton sont courantes et solides. Pour les allées courbes, on utilise parfois des bordures en acier ou en plastique que l'on peut cintrer. Elles doivent épauler fermement la rive, sinon les pavés de bord partent vers la pelouse.
Ce qui facilite ou complique le travail, et la durée
D'une surface à l'autre, le travail au mètre carré peut beaucoup varier. Le chantier est plus simple avec :
- une forme rectangulaire sans obstacles,
- un bon accès pour une mini-chargeuse et une livraison des granulats au plus près,
- un sol ferme et drainant,
- un calepinage simple d'une seule couleur.
Il se complique avec :
- des courbes, des encoches, des regards, des avaloirs et des poteaux, qui multiplient les découpes,
- une allée étroite où la pose ne s'enchaîne pas et où la part de découpes est élevée,
- l'évacuation de la terre et l'apport des granulats à la brouette à travers le jardin,
- la démolition d'une ancienne dalle béton ou d'un ancien pavage, avec évacuation des gravats,
- un terrain en pente, des marches et des raccords de hauteur au seuil et au soubassement,
- un sol argileux ou gorgé d'eau qui impose un géotextile et une fondation plus épaisse,
- des mélanges de couleurs et des motifs.
Une petite allée de jardin se fait souvent en un ou deux jours. Une terrasse d'environ 30 m² demande habituellement deux à quatre jours, dont une bonne partie pour le décaissement et la fondation. Les pavés n'ont pas besoin de sécher, la surface est praticable dès le compactage. Seul le béton des bordures impose un temps d'attente. La pluie arrête le chantier pendant le réglage du lit et le jointoiement, car le sable mouillé ne descend pas dans les joints.
Les erreurs typiques et leurs conséquences
- Fondation trop mince ou mal compactée : après le premier hiver apparaissent des creux et des ondulations où l'eau stagne.
- Lit de pose trop épais : les pavés tassent de façon irrégulière, surtout sur les passages fréquents.
- Pente vers la maison ou absence de pente : l'eau ruisselle vers le soubassement, le mur prend l'humidité, du verglas se forme devant l'entrée en hiver.
- Bordures absentes ou mal scellées : les rives s'écartent, les joints s'ouvrent et les pavés basculent.
- Pavés posés bord à bord sans joint : les arêtes éclatent au compactage et avec les variations de température.
- Compactage sans tapis ou avec une plaque trop lourde : la surface garde des traces et des frottements, les pavés fins se fendent.
- Stationnement sur du 4 cm : les pavés cassent et basculent, la réparation passe par la dépose et une nouvelle fondation.
- Pose palette après palette : la surface présente des bandes de couleur visibles.
- Joints mal remplis : les pavés ne se bloquent pas entre eux, bougent sous le pied et les herbes poussent plus vite.
Un voile blanc sur un pavage neuf est en général une efflorescence de calcaire. C'est un phénomène naturel du béton, qui disparaît d'ordinaire de lui-même en quelques mois et ne constitue pas un défaut.
Guide pour bricoleurs : une allée de jardin en pavés autobloquants
Une surface piétonne en pavés de 4 à 6 cm est à la portée d'un bricoleur soigneux. Vous pouvez louer une plaque vibrante avec tapis en caoutchouc chez un loueur de matériel. En revanche, confiez plutôt à un professionnel une terrasse raccordée au seuil d'une porte-fenêtre ou une surface contre un soubassement protégé de l'humidité, car une erreur de niveau ou de pente s'y rattrape difficilement.
- Faire repérer les réseaux enterrés et les marquer sur le terrain.
- Implanter la surface avec piquets et cordeau, fixer le niveau fini et la pente vers l'extérieur de la maison.
- Décaisser à la profondeur nécessaire et compacter la plateforme en pente.
- Sur sol argileux, poser un géotextile avec recouvrements.
- Apporter la grave par couches d'environ 10 cm et compacter chaque couche.
- Sceller les bordures au béton en suivant le cordeau et laisser prendre le béton.
- Poser les rails de guidage en pente, étaler le gravillon et régler le lit à la règle.
- Retirer les rails, combler les saignées avec précaution et les lisser.
- Poser les pavés en avançant depuis la partie posée, en alternant les palettes, avec le joint indiqué par le fabricant.
- Contrôler les alignements au cordeau au fur et à mesure et rectifier au maillet en caoutchouc.
- Couper les pavés de rive à la scie à eau, avec lunettes, protection auditive et masque anti-poussière.
- Balayer dans les joints du sable sec ou un gravillon très fin.
- Compacter la surface à la plaque vibrante avec tapis, des bords vers le centre.
- Remplir à nouveau les joints, balayer l'excédent et compléter les joints après quelques semaines.
La réception de la surface terminée
À la réception, parcourez la surface lentement et attentivement. Une règle de 2 m révèle les défauts de planéité. Un arrosoir montre où l'eau va réellement. En marchant, soyez attentif aux pavés qui bougent ou qui basculent. Vérifiez en particulier que :
- la pente part de la maison et l'eau ne stagne nulle part,
- la règle ne laisse voir ni creux ni bosses marqués,
- la hauteur au seuil, à la marche et au soubassement correspond à ce qui était convenu,
- les bordures sont fermes, alignées et épaulées par du béton,
- les joints sont réguliers et bien remplis,
- aucun pavé ne bouge sous le pied,
- la surface ne présente ni fissures, ni arêtes épaufrées, ni traces de compactage,
- les nuances de couleur sont bien réparties, sans bandes,
- les découpes autour des regards et des bordures sont nettes, sans petites chutes,
- les tampons et avaloirs sont au niveau du pavage,
- il reste des pavés de réserve du même lot pour d'éventuelles réparations,
- les abords sont propres et les déblais évacués.
Questions fréquentes
Pour une terrasse où l'on ne circule qu'à pied, le 4 cm suffit. Prenez du 6 cm si un tracteur tondeuse ou une voiture chargée de matériaux doit y passer de temps en temps, ou si vous voulez une marge de sécurité. À modèle égal, l'aspect est le même.
Les fabricants admettent souvent le passage occasionnel d'une voiture sur du 6 cm, à condition que la fondation soit suffisante. Pour un stationnement régulier et des roues qui tournent à l'arrêt, mieux vaut un pavé de 8 cm, qui fait l'objet d'une ligne séparée dans la grille de prix.
En général, ce n'est pas conseillé. L'eau ne peut pas s'évacuer sous les pavés, le lit de pose se lessive et le gel peut soulever le pavage en hiver. Si la dalle reste en place, il faut régler l'évacuation de l'eau, par exemple en la perçant ou en la mettant en pente. Le plus souvent, il est plus simple de la démolir.
Dès le compactage et le jointoiement terminés. Un pavage posé sur gravillon n'a pas besoin de temps de séchage. Pendant les premières semaines, le sable se tasse dans les joints, il faudra donc les compléter un peu plus tard.
Des joints bien remplis, une surface bien compactée et un balayage régulier aident beaucoup. Les sables polymères limitent nettement la pousse des herbes, mais ils demandent un support drainant et le respect de la mise en œuvre du fabricant. Aucune surface pavée n'est totalement sans entretien.
Travaux associés
Comment couper des pavés épais pour allées carrossables : outils, méthode, erreurs courantes, différence avec les pavés minces et contrôle des coupes.
Quand prévoir une fondation en grave jusqu'à 50 cm, comment la mettre en place et la compacter par couches, quels granulats choisir et comment la réceptionner.
Chiffrez tout le projet, pas seulement une prestation
Dans la grille tarifaire des travaux, vous choisissez des postes de tous les corps de métier et NUMIQ en fait un devis prêt à envoyer au client.