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Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.
| Poste | Unité | Prix / unité | Quantité | Total |
|---|---|---|---|---|
| Clôtures | ||||
| Pose de clôture béton jusqu'à 2,4 m | ml | 37,20 € | - | |
| Maçonnerie de blocs de clôture en béton | pce | 6,20 € | - | |
| Maçonnerie de piliers de clôture | ml | 34,10 € | - | |
| Pose de clôture béton jusqu'à 1,8 m | ml | 31,00 € | - | |
| Pose de clôture béton jusqu'à 2,1 m | ml | 35,65 € | - | |
| Clôture en blocs à bancher 12/15 | m² | - | ||
| Clôture en blocs à bancher 20/25 | m² | - | ||
| Dépose d'ancienne clôture | ml | 13,65 € | - | |
| Pose de poteau de clôture jusqu'à 2,4 m | pce | 38,75 € | - | |
| Pose de poteau de clôture jusqu'à 2,7 m | pce | 43,40 € | - | |
| Pose de poteau de clôture jusqu'à 3,8 m | pce | 54,25 € | - | |
| Pose de jambe de force de clôture jusqu'à 2,7 m | pce | 2,65 € | - | |
| Installation de bavolet | pce | 2,15 € | - | |
| Mise en tension du fil de tension | ml | 0,80 € | - | |
| Tension de fil barbelé | ml | 1,15 € | - | |
| Pose de cadre de clôture | pce | - | ||
| Pose de cadre de clôture sur mesure | pce | - | ||
| Installation de panneaux de clôture | pce | - | ||
| Pose de grillage jusqu'à 1,4 m | ml | 3,90 € | - | |
| Pose de grillage jusqu'à 1,8 m | ml | 4,20 € | - | |
| Pose de grillage de plus de 3,0 m | ml | 5,75 € | - | |
| Fixation de renfort d'angle | pce | 1,55 € | - | |
Quand une clôture de 2,4 m a du sens et ce qui la distingue des plus basses
Le tarif propose trois prestations distinctes : la pose d'une clôture béton jusqu'à 1,8 m, jusqu'à 2,1 m et jusqu'à 2,4 m. À première vue, seule change la quantité de plaques glissées entre les poteaux. En réalité, chaque rang supplémentaire modifie la stabilité, le poids des éléments, la façon de les manipuler et les risques pendant la pose.
- la clôture jusqu'à 1,8 m ne cache qu'en partie la vue d'une personne debout. Les poteaux sont plus courts et plus légers, les fondations plus petites, et la plupart des plaques se posent depuis le sol ;
- la clôture jusqu'à 2,1 m offre en général une intimité complète face au regard depuis la rue. Elle se monte encore sans échafaudage, mais les plaques du haut se posent au-dessus de la tête ;
- la clôture jusqu'à 2,4 m masque aussi la vue depuis une rue en surplomb ou la terrasse du voisin. Les poteaux sont nettement plus longs et plus lourds, les fondations doivent être plus profondes ou plus larges, les plaques du haut se posent depuis un échafaudage ou avec un engin de levage, et le vent pousse beaucoup plus fort sur l'ensemble.
Pourquoi le vent compte-t-il autant ? Une clôture béton est un mur plein, sans aucun jour. Plus elle est haute, plus la surface exposée au vent est grande, et plus le bras de levier qui transmet cet effort jusqu'à la fondation est long. Une clôture de 2,4 m ne travaille donc pas seulement un tiers de plus qu'une clôture de 1,8 m : l'effort au pied du poteau est bien plus important. C'est pourquoi les fabricants prévoient souvent, pour leurs montages les plus hauts, des poteaux renforcés, des fondations plus grandes ou une hauteur limitée en terrain dégagé.
La version 2,4 m se justifie quand la hauteur règle réellement un problème. Si vous voulez simplement séparer votre terrain de celui du voisin, 1,8 ou 2,1 m suffisent souvent, avec une pose plus simple et moins d'ombre dans le jardin. Une clôture haute projette en effet une ombre longue : du côté nord, une bande de pelouse ou de massif restera à l'ombre une bonne partie de la journée, chez vous comme chez le voisin.
Ce qui doit être prêt avant l'arrivée de l'équipe
Limite de propriété et réseaux enterrés
La limite du terrain doit être matérialisée par un géomètre-expert, pas devinée d'après l'ancienne clôture. Avec une clôture béton, une erreur ne se corrige pas en déplaçant deux poteaux, mais en cassant des fondations. Le repérage des réseaux enterrés est tout aussi important : gaz, électricité, eau, assainissement, câbles télécom. Demandez aux exploitants de réseaux de localiser leurs canalisations avant les travaux, car les fouilles de la clôture descendent justement à la profondeur où ces réseaux passent souvent.
Si une conduite de gaz est touchée pendant la fouille ou si vous sentez une odeur de gaz, quittez immédiatement les lieux, n'utilisez ni flamme ni appareil électrique, et appelez GRDF Urgence sécurité gaz au 0 800 47 33 33 ou le 112. Toute intervention sur le gaz relève d'un professionnel qualifié.
Si la clôture est mitoyenne, mieux vaut s'entendre par écrit avec le voisin sur son emplacement et son aspect. Un mur de 2,4 m change sa lumière et sa vue.
Accès, terrain et travaux liés
- prévoir le long du tracé une bande libre d'au moins un à deux mètres de large, sans arbustes, racines ni ancienne clôture ;
- le camion de livraison a besoin d'une zone de déchargement, idéalement au plus près de la clôture, car transporter de longs poteaux à travers le terrain est lent et risqué ;
- l'emplacement du portail et du portillon doit être défini précisément, avec la largeur du passage et le type de poteaux ;
- si vous prévoyez une motorisation de portail, une sonnette, une caméra ou un éclairage, les fourreaux pour les câbles se posent avant le bétonnage des fondations. Le raccordement est réalisé par un électricien qualifié, conformément à la NF C 15-100 ;
- en cas de différence de niveau entre votre terrain et celui du voisin, il faut décider à l'avance qui retient la terre et avec quel ouvrage.
Matériaux et variantes de systèmes
Les poteaux
Un système comprend plusieurs types de poteaux, à compter précisément lors de la commande :
- les poteaux intermédiaires ont une rainure sur deux faces opposées ;
- les poteaux d'extrémité n'ont qu'une rainure et se placent près du portail ou au bout de la clôture ;
- les poteaux d'angle ont deux rainures à angle droit ;
- certains fabricants proposent des poteaux renforcés, de section plus forte ou plus armés, justement pour les montages les plus hauts.
Pour 2,4 m, consultez toujours la fiche technique pour savoir quel poteau le fabricant prévoit à cette hauteur. Un poteau standard conçu pour une clôture plus basse risque de fléchir ou de se fissurer au pied avec le temps.
Plaques et décors
Les plaques mesurent en général entre 25 et 50 cm de haut et sont armées d'acier. On trouve des plaques lisses, des imitations pierre, brique ou bois, avec un décor sur une face ou sur les deux. Le décor double face se justifie en limite avec le voisin ou côté rue, quand la clôture se voit des deux côtés. Le montage se compose pour que le soubassement et les rangs suivants tiennent dans la hauteur hors sol du poteau. À 2,4 m, c'est le montage qui compte le plus de rangs, donc le plus de plaques par mètre linéaire.
Le béton des fondations
On utilise du béton prêt à l'emploi livré en toupie ou gâché sur place, de la classe recommandée par le fabricant de la clôture. Pour une longue clôture de 2,4 m, la toupie est intéressante : le volume est important et une qualité régulière compte davantage que pour une clôture basse. Le béton en sac convient plutôt aux petits tronçons et aux réparations.
Finition de surface
Le béton peut rester brut, être imperméabilisé ou recevoir une peinture pour béton et façade. La peinture se fait une fois le béton mûr et par temps sec. L'hydrofuge réduit l'absorption d'eau et ralentit la mousse sur la face à l'ombre, très visible sur une clôture haute.
Ce qui facilite ou complique le chantier
Le prix au mètre linéaire repose sur des conditions moyennes. La difficulté réelle dépend surtout de ces facteurs :
- un terrain plat et une terre facile à forer accélèrent nettement le travail, alors qu'un sol caillouteux, des gravats enterrés ou des racines le ralentissent ;
- une pente impose une pose en escalier, des poteaux plus longs à chaque décrochement et des mesures plus soignées ;
- un bon accès pour le camion et l'engin de levage raccourcit la manutention des éléments lourds, un passage étroit entre deux maisons la rend longue et pénible ;
- beaucoup d'angles, de changements de direction et de travées courtes signifient plus de découpes et de mesures précises ;
- une ancienne clôture à démolir ajoute du travail et l'évacuation des gravats. Les anciennes plaques en fibrociment peuvent contenir de l'amiante : leur retrait relève d'une entreprise certifiée ;
- à 2,4 m s'ajoutent l'échafaudage ou le bras hydraulique, une équipe plus nombreuse et un délai plus long entre le bétonnage et la finition ;
- un sol détrempé et la pluie pendant le bétonnage arrêtent le chantier, le gel empêche de bétonner sans précautions particulières.
Les erreurs courantes et leurs conséquences
- fondations trop peu profondes ou trop étroites : la clôture penche après le premier hiver ou un coup de vent, et à 2,4 m cela arrive plus vite et se voit davantage ;
- entraxe imprécis : la plaque n'entre pas dans la travée ou y flotte et claque, la reprise oblige à casser un poteau ;
- poteaux hors d'aplomb : sur une clôture haute, l'écart grandit vers le haut et les plaques supérieures se coincent dans la rainure ;
- charger les poteaux de toutes les plaques avant la prise du béton : le poteau tourne ou s'incline dans sa fondation et ne revient plus ;
- poteaux prévus pour une hauteur inférieure : fissures au pied, d'abord fines comme un cheveu, puis de plus en plus ouvertes ;
- clôture utilisée comme mur de soutènement : la terre du voisin pousse sur les plaques, qui se bombent et se fissurent. Une clôture à plaques n'est pas faite pour retenir de la terre ;
- eau qui stagne au pied du soubassement : les plaques s'imprègnent, s'écaillent en hiver et se couvrent de mousse ;
- fourreaux oubliés vers le portail : il faudra creuser le long de la clôture finie ou entailler les fondations ;
- arêtes abîmées lors du déchargement et du transport : un angle éclaté sur une surface décorative ne se répare pas discrètement.
Sur le terrain, il arrive souvent qu'une clôture de 2,4 m soit montée exactement comme une version basse, simplement avec plus de plaques. Tout semble correct les premiers mois, et le problème n'apparaît qu'après quelques tempêtes.
Durée de la pose et délai avant de charger la clôture
La pose se fait en deux temps. D'abord l'implantation, les fouilles, le scellement des poteaux avec les plaques basses. Ensuite, une fois le béton durci, les rangs supérieurs et les chapeaux. Entre les deux, il s'écoule en général quelques jours, davantage par temps froid. Le délai exact dépend du fabricant et de la température. Pour une clôture de 2,4 m, inutile de vouloir raccourcir cette attente : ce sont justement les rangs du haut qui exercent le plus fort levier sur le poteau.
Sur terrain plat et avec un bon accès, une équipe expérimentée scelle les poteaux d'une cour ordinaire en un à quelques jours, et l'ensemble, finitions comprises, se termine le plus souvent en une à deux semaines. Une pente, un sol caillouteux ou une météo défavorable allongent ce délai. Le béton continue de mûrir pendant plusieurs semaines : attendez avant de peindre ou de charger la clôture, par exemple en y accrochant de grandes jardinières ou en y appuyant des matériaux.
Guide pour bricoleurs : ce que vous pouvez préparer avant la pose
La pose elle-même d'une clôture de 2,4 m n'est pas un travail pour un particulier : les éléments pèsent plusieurs dizaines de kilos, se posent au-dessus de la tête, souvent depuis un échafaudage, et une erreur de fondation se corrige difficilement. En revanche, vous pouvez préparer le terrain vous-même et faire gagner du temps à l'équipe.
- Faire intervenir un géomètre-expert pour borner la limite et garder les repères bien visibles.
- Demander aux exploitants de réseaux de localiser les canalisations enterrées et marquer leur tracé à la peinture ou avec des piquets.
- Convenir avec le voisin de l'emplacement, du décor double face et de l'accès par son terrain pendant la pose.
- Dégager la bande le long du tracé : arbustes, racines, pierres et déchets.
- Démonter l'ancienne clôture en bois ou en grillage, si elle ne contient pas d'amiante, et évacuer les déchets.
- Définir et marquer la position et la largeur exactes du portail et du portillon.
- Décider des câbles vers le portail et l'éclairage, et prévoir les fourreaux pour que les poseurs les mettent en place avant le bétonnage.
- Préparer une zone plane et stable pour décharger les matériaux, au plus près de la clôture.
Contrôle et réception de la clôture
Parcourez toute la clôture des deux côtés, de préférence en plein jour, avec un niveau et un cordeau. Sur une clôture haute, les défauts se repèrent bien en regardant le long de la ligne depuis une extrémité.
- les poteaux sont d'aplomb dans les deux sens et ne bougent pas quand on pousse ;
- la ligne du haut est droite, ou régulièrement décalée en escalier sur une pente ;
- toutes les plaques reposent les unes sur les autres sur toute leur longueur, ne claquent pas et n'ont pas de jeu excessif dans la rainure ;
- ni plaques ni poteaux ne présentent de fissures, d'arêtes éclatées ou de traces de béton ;
- le décor se suit et la face visible est orientée comme convenu ;
- tous les poteaux portent leur chapeau ;
- les abords des fondations sont remblayés et le terrain éloigne l'eau de la clôture ;
- les ouvertures du portail et du portillon ont la largeur convenue et les fourreaux sont en place ;
- la clôture suit la limite bornée et l'entreprise vous a remis les informations sur le système posé et l'entretien conseillé.
Questions fréquentes
Au minimum la profondeur hors gel de votre région, souvent entre 60 et 90 cm environ, et pour cette hauteur fréquemment davantage ou avec une emprise plus large. La recommandation du fabricant fait foi et, sur un sol instable, l'avis d'un bureau d'études est utile.
Oui, les travées se posent en escalier avec un poteau plus long à chaque décrochement. Si la différence de niveau entre les deux terrains est importante, la clôture ne doit pas retenir la terre : il faut un mur de soutènement à part.
Oui, si les poteaux et les fondations sont prévus pour cette hauteur et que le béton a bien pris avant la finition. En zone dégagée et ventée, certains fabricants limitent la hauteur ou imposent des poteaux renforcés : à vérifier avant de commander.
Une fois le béton mûr et sec, en général après plusieurs semaines, selon les indications du fabricant de la peinture. On peint par temps sec, avec une peinture pour béton, idéalement après nettoyage et application d'un primaire.
Si vous cherchez surtout à vous protéger du regard depuis la rue, une clôture de 2,1 m suffit souvent, avec une pose plus simple et moins d'ombre. La version 2,4 m se justifie quand on voit chez vous depuis un point plus haut, ou pour masquer le bruit et la vue sur un grand bâtiment.
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Comment se déroule la pose étape par étape
Implantation et fouilles
Les poseurs tendent un cordeau le long de la limite et marquent l'emplacement des poteaux. L'entraxe ne se décide pas à l'œil : il découle de la longueur des plaques du fabricant, souvent autour de deux mètres, plus le jeu dans les rainures. Viennent ensuite les trous des fondations, creusés à la tarière thermique ou à la tarière montée sur mini-pelle, car pour une clôture de 2,4 m les trous sont profonds et nombreux dès que la clôture est longue. La profondeur dépend du fabricant et du sol. En France, elle doit au moins atteindre la profondeur hors gel, qui varie selon la région, souvent entre 60 et 90 cm environ, davantage en altitude. Pour la version la plus haute, les fabricants demandent souvent des fondations plus profondes ou plus larges que pour une clôture de 1,8 m.
Scellement des poteaux
On pose d'abord un poteau d'extrémité ou d'angle. Il est placé dans le trou, réglé d'aplomb au niveau à bulle dans les deux sens, calé en hauteur sur le cordeau, puis scellé au béton. Les autres suivent un par un. La méthode éprouvée consiste à glisser une plaque de soubassement entre deux poteaux fraîchement posés, ou à utiliser une latte d'écartement, pour que l'entraxe soit juste. Pour une clôture de 2,4 m, un poteau mesure environ trois mètres et demi avec sa partie enterrée et pèse lourd : il se manipule à plusieurs ou avec un bras hydraulique, puis reste étayé jusqu'à la prise du béton.
Détail important : le béton frais ne tient pas encore le poteau face au vent ni à la poussée des plaques que l'on ajoute. Le premier jour, on ne pose donc en général qu'une ou deux plaques basses, le reste vient une fois les fondations durcies.
Mise en place des plaques
On commence par la plaque de soubassement, enterrée en partie, qui empêche chiens et animaux de creuser sous la clôture. Les plaques suivantes descendent par le haut dans les rainures. Jusqu'à environ deux mètres, on travaille depuis le sol ou un escabeau. Pour les derniers rangs d'une clôture de 2,4 m, on passe par un échafaudage, des tréteaux roulants ou une grue auxiliaire. Chaque plaque doit reposer sur toute sa longueur sur celle du dessous, sans pencher ni se coincer dans la rainure. Avec des plaques décoratives, on veille à la continuité du motif et à l'orientation de la face visible.
Finitions
On coiffe les poteaux de leurs chapeaux, qui protègent le sommet de l'eau et du gel. Les abords des fondations sont remblayés, et le terrain est réglé pour que l'eau s'éloigne de la clôture au lieu de stagner contre le soubassement. Les traces de béton et de mortier sont nettoyées sur les plaques tant qu'elles sont fraîches.