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Pose d'une clôture en plaques béton jusqu'à 2,1 m de hauteur

Une clôture en plaques béton d'environ 2,1 mètres de haut se choisit le plus souvent quand on veut un jardin vraiment à soi. À cette hauteur, un adulte ne voit plus par-dessus. La clôture atténue le bruit de la rue et cache la terrasse depuis le trottoir ou depuis la maison voisine.

Mis à jour 09/2026·12 min read·22 price list items
Prix d'une prestation standard
35,65 €/ ml
Fourchette indicative
28,52 € - 46,34 €
Prix pour cette prestation uniquement - hors fournitures et hors travaux préparatoires. Il ne s'agit pas du prix d'un chantier complet.
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Fondations et clôtures22 postes

Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.

PosteUnitéPrix / unitéQuantitéTotal
Clôtures
Pose de clôture béton jusqu'à 2,1 mml35,65 €-
Maçonnerie de blocs de clôture en bétonpce6,20 €-
Maçonnerie de piliers de clôtureml34,10 €-
Pose de clôture béton jusqu'à 1,8 mml31,00 €-
Pose de clôture béton jusqu'à 2,4 mml37,20 €-
Clôture en blocs à bancher 12/15m²-
Clôture en blocs à bancher 20/25m²-
Dépose d'ancienne clôtureml13,65 €-
Pose de poteau de clôture jusqu'à 2,4 mpce38,75 €-
Pose de poteau de clôture jusqu'à 2,7 mpce43,40 €-
Pose de poteau de clôture jusqu'à 3,8 mpce54,25 €-
Pose de jambe de force de clôture jusqu'à 2,7 mpce2,65 €-
Installation de bavoletpce2,15 €-
Mise en tension du fil de tensionml0,80 €-
Tension de fil barbeléml1,15 €-
Pose de cadre de clôturepce-
Pose de cadre de clôture sur mesurepce-
Installation de panneaux de clôturepce-
Pose de grillage jusqu'à 1,4 mml3,90 €-
Pose de grillage jusqu'à 1,8 mml4,20 €-
Pose de grillage de plus de 3,0 mml5,75 €-
Fixation de renfort d'anglepce1,55 €-
Total main-d'œuvre
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Pourquoi 2,1 m : la comparaison avec une clôture plus basse ou plus haute

Une clôture béton se compose de plaques horizontales, souvent d'environ 50 cm de haut, qui s'emboîtent dans les rainures des poteaux. La hauteur augmente donc par paliers, selon le nombre de plaques et selon la présence ou non d'une plaque de soubassement en bas. Une clôture de 2,1 m compte en général une rangée de plaques de plus que la version inférieure. Cette rangée supplémentaire change plus de choses qu'on ne l'imagine.

  • Jusqu'à 1,8 m : la clôture sépare bien le terrain et cache l'essentiel de la vue, mais une personne grande peut encore regarder par-dessus. Les poteaux sont plus courts et plus légers, les plaques du haut se posent à peu près à hauteur d'épaules. Le montage va plus vite et se fait généralement sans tréteaux.
  • Jusqu'à 2,1 m (cette prestation) : un compromis sensé entre intimité et difficulté de pose. Les poteaux sont plus longs, souvent autour de 2,8 à 3 m selon le fabricant, et plus profondément ancrés. La dernière plaque se pose au-dessus de la tête, l'équipe travaille donc sur tréteaux ou sur une plateforme stable, et à trois personnes. Côté vent dominant, la clôture prend nettement plus de prise qu'une version de 1,8 m.
  • Jusqu'à 2,4 m : on la choisit le long d'une route passante, face à un terrain voisin surélevé ou pour masquer une vue difficile à cacher. Les poteaux sont encore plus longs et plus lourds, souvent mis en place à l'engin, les fondations sont plus massives et le fabricant peut imposer un poteau renforcé pour cette hauteur. L'avis d'un bureau d'études structure devient alors plus utile.

Vous hésitez entre 1,8 et 2,1 m ? Installez-vous sur la terrasse ou à la fenêtre où vous passez le plus de temps, et demandez à quelqu'un de tenir une règle à 1,8 m puis à 2,1 m sur la limite du terrain. Vous verrez tout de suite si la version basse suffit. Le relief compte aussi : si le terrain voisin ou le trottoir est plus haut que le vôtre, une clôture de 2,1 m paraîtra plus basse vue de chez vous.

Ce qu'il faut préparer avant l'arrivée de l'équipe

La limite de propriété et l'accord avec le voisin

Une clôture de plus de deux mètres ne se déplace pas facilement. Si vous avez un doute sur la limite, faites-la borner par un géomètre-expert et marquer les points par des piquets. Il arrive souvent qu'une ancienne clôture ou une haie ne soit pas exactement sur la limite, et le désaccord n'apparaît qu'une fois les poteaux scellés. Discutez avant avec votre voisin : de quel côté sera la face décorative des plaques, qui s'occupera de l'entretien, et si une clôture plus haute ne risque pas d'ombrager son potager ou ses massifs.

Les réseaux enterrés

Les trous des poteaux descendent à près d'un mètre, ils peuvent donc toucher un câble électrique, un branchement d'eau ou une conduite de gaz. Avant de creuser, faites repérer les réseaux par leurs gestionnaires et marquer leur tracé au sol. Si une conduite de gaz est endommagée pendant le terrassement ou si vous sentez une odeur de gaz, éloignez-vous immédiatement, n'utilisez ni flamme ni appareil électrique et appelez GRDF Urgence sécurité gaz au 0 800 47 33 33 ou le 112. Ne touchez jamais un câble électrique abîmé, prévenez le gestionnaire du réseau. La réparation est l'affaire d'un électricien qualifié ou du distributeur.

L'accès, le terrain et le stockage des plaques

Plaques et poteaux arrivent sur palettes et pèsent plusieurs dizaines de kilos par pièce. Prévoyez un endroit où le camion grue peut déposer les palettes au plus près du tracé, idéalement sur une surface plane et stable. Le long de l'alignement, retirez arbustes, pierres, ancienne clôture et restes de fondations, ou convenez à l'avance de qui les démolit et les évacue. L'équipe a besoin d'une bande libre d'environ un mètre de chaque côté de la clôture, sinon elle n'a pas la place de se tenir pour poser les plaques du haut.

Le déroulement de la pose, étape par étape

Le traçage et l'entraxe des poteaux

Le poseur tend un cordeau entre les points extrêmes et reporte l'axe des poteaux selon la longueur des plaques. L'entraxe ne fait pas exactement deux mètres : on ajoute à la longueur de la plaque le jeu dans les rainures indiqué par le fabricant. C'est pourquoi on ne marque pas les distances au mètre ruban à vue d'œil, mais avec une plaque témoin. On décide en même temps où placer les poteaux d'angle et de fin, et où réserver l'emplacement d'un portail ou d'un portillon.

Les trous et les plots de fondation

Les trous se font à la tarière manuelle ou thermique, à la mini-pelle pour une grande longueur ou un sol difficile. La profondeur hors gel varie selon les régions, de l'ordre de 50 cm sur le littoral doux jusqu'à 80 cm ou plus en montagne et dans l'Est. Pour une clôture de 2,1 m, les plots sont généralement creusés à environ 80 à 100 cm de profondeur et 30 à 40 cm de largeur, selon le sol et les préconisations du fabricant. Une couche de gravier au fond du trou évacue l'eau. En terrain en pente ou dans un sol peu cohérent, on remplace les plots isolés par une semelle filante en béton sur laquelle la clôture repose sur toute sa longueur.

La mise en place des poteaux

Le premier poteau est posé dans son trou, réglé au niveau dans les deux directions puis scellé. On utilise la classe de béton préconisée par le fabricant de la clôture, souvent de l'ordre de C20/25. Le deuxième poteau se place en glissant la plaque du bas entre les deux : l'entraxe est ainsi exact. Pour une clôture de 2,1 m, on étaie le plus souvent les poteaux avec des chevrons ou des jambes de force jusqu'à la prise du béton, car un poteau long bascule facilement dans un béton frais. La hauteur des têtes se contrôle avec un cordeau tendu sur toute la longueur.

La pose des plaques

Les plaques se glissent par le haut dans les rainures, de la plus basse à la plus haute. Les premières se posent à deux depuis le sol, mais à 2,1 m la dernière rangée doit être levée au-dessus de la tête. L'équipe travaille alors sur tréteaux, s'aide de sangles ou d'un manipulateur, avec une personne de chaque côté du poteau. On intercale parfois des cales en caoutchouc ou en plastique entre les plaques pour éviter qu'elles ne claquent et que les arêtes ne s'épaufrent. Pour finir, on pose les chapeaux sur les poteaux : ils protègent les rainures de la pluie et du gel.

La durée et le moment où la clôture peut être sollicitée

L'avancement journalier dépend du terrain, de l'accès et du nombre de poseurs. Sur un terrain plat bien accessible, la pose avance bien plus vite que sur une pente caillouteuse où les trous se creusent à la main. Les poteaux doivent rester plusieurs jours dans le béton avant la pose des plaques supérieures, la durée exacte dépend du béton et de la météo. En été la prise est plus rapide, et on ne coule pas de béton par températures proches de zéro. Le béton atteint en général sa résistance finale au bout d'environ 28 jours : d'ici là, n'accrochez pas de jardinières lourdes et n'appuyez pas d'échelle contre la clôture.

Les matériaux et les variantes de plaques

À 2,1 m, la surface de clôture est importante, l'aspect des plaques se remarque donc davantage que sur une clôture basse. Et les plaques décoratives plus lourdes compliquent la manutention et sollicitent plus les poteaux.

  • Plaques simple face : le motif n'existe que d'un côté, l'autre est lisse ou brut. Elles conviennent quand personne ne regarde l'arrière, par exemple côté champ.
  • Plaques double face : le motif est des deux côtés. On les choisit en limite avec un voisin ou côté rue, mais elles sont souvent plus lourdes.
  • Motifs : pierre éclatée, brique, bois, ou béton lisse. Les plaques lisses se peignent plus facilement, les plaques à relief cachent mieux les petits défauts et les salissures.
  • Plaque de soubassement : c'est la plaque du bas, légèrement enterrée, qui empêche chiens et animaux de creuser dessous. En pente, elle comble les vides sous les travées posées en escalier.
  • Poteaux : on distingue les poteaux intermédiaires, d'angle et de départ ou de fin, selon le nombre et la position des rainures. Pour 2,1 m, demandez au fabricant s'il propose un modèle renforcé pour cette hauteur.
  • Teinte : gris naturel, teinté dans la masse ou peint après coup. Une peinture façade pour béton s'applique seulement une fois la clôture sèche, les fabricants conseillent généralement d'attendre plusieurs semaines.

Les poteaux béton ne sont pas faits pour supporter un portail. Si vous voulez un portail ou un portillon dans la clôture, prévoyez des poteaux acier ou des piliers maçonnés indépendants, avec leur propre fondation.

Ce qui facilite le travail et ce qui le complique

La difficulté, et donc le prix au mètre linéaire, peut varier sensiblement d'un chantier à l'autre. Le travail est plus simple avec :

  • un terrain plat et un sol cohérent sans cailloux ;
  • un accès pour le camion grue jusqu'au tracé ;
  • une longue section droite sans angles ni changements de direction ;
  • une bande libre le long de la clôture, une limite déjà bornée et des réseaux repérés.

Il se complique en revanche avec :

  • une pente, qui oblige à poser les travées en escalier et à traiter chacune séparément ;
  • un sol caillouteux ou gorgé d'eau, d'anciennes fondations ou des racines sur le tracé ;
  • un passage étroit par lequel il faut porter les plaques à la main ;
  • beaucoup de petits tronçons, d'angles, de raccords avec la clôture voisine et d'emplacements de portillons ;
  • une pose contre un mur ou un bâtiment existant, où l'on ne peut pas installer de tréteaux.

À 2,1 m, ces contraintes pèsent plus que sur une clôture basse, car chaque obstacle signifie lever encore des plaques lourdes au-dessus de la tête.

Les erreurs typiques et leurs conséquences

  • Plots trop peu profonds ou trop étroits. Une clôture pleine et haute se comporte comme une voile. Sous le vent fort et avec le gel du sol, les poteaux s'inclinent peu à peu et, au bout de quelques années, toute une section penche.
  • Entraxe mesuré au mètre au lieu de la plaque. Des poteaux trop écartés laissent sortir les plaques des rainures, trop rapprochés ils empêchent de les glisser. Une fois le béton durci, la seule réparation consiste à casser le scellement.
  • Poteaux non étayés. Un poteau long se déplace facilement dans le béton frais. Résultat : une ligne haute ondulée et des jeux irréguliers.
  • Plaques du haut posées trop tôt. Le béton des plots ne supporte pas encore la charge, le poteau tourne ou s'enfonce.
  • Chapeaux oubliés. L'eau s'infiltre dans les rainures, gèle en hiver et fait éclater les arêtes des poteaux.
  • Aucune évacuation d'eau en pente. La plaque du bas retient la terre et l'eau du terrain voisin, le béton reste humide, verdit et se couvre d'efflorescences. Une clôture n'est pas un mur de soutènement, elle n'est pas faite pour retenir un remblai.
  • Mauvaise manutention. Des plaques jetées les unes sur les autres ou posées sur l'arête ont des angles épaufrés, très visibles à hauteur des yeux et de loin.

Guide pour bricoleurs : poser une clôture béton jusqu'à 2,1 m

Un bricoleur adroit peut monter une clôture de 2,1 m s'il dispose d'au moins deux aides costauds, de tréteaux et de patience. Ce n'est en aucun cas un travail pour une personne seule. Plaques et poteaux sont lourds, la rangée du haut se lève au-dessus de la tête et une chute peut provoquer une blessure grave. Si des réseaux passent près du tracé, si le sol est difficile ou si le terrain est en pente, confiez plutôt le chantier à une équipe.

  1. Vérifier la limite de propriété et faire repérer les réseaux enterrés.
  2. Tendre un cordeau et marquer l'axe des poteaux à l'aide d'une plaque témoin.
  3. Forer les trous à la profondeur recommandée par le fabricant, généralement 80 à 100 cm, et verser du gravier au fond.
  4. Poser le premier poteau, le régler au niveau dans les deux directions, le sceller et l'étayer avec des chevrons.
  5. Glisser la plaque du bas, placer le deuxième poteau contre elle, le régler et le sceller.
  6. Continuer travée par travée en contrôlant la hauteur des têtes au cordeau.
  7. Attendre que le béton ait suffisamment pris, selon le fabricant du béton et la météo.
  8. Poser les plaques suivantes de bas en haut, la rangée supérieure depuis les tréteaux, toujours à deux par plaque.
  9. Poser les chapeaux et reprofiler le terrain autour des plots pour que l'eau s'écoule loin de la clôture.

Le contrôle à la réception

Parcourez toute la clôture des deux côtés. Regardez la ligne haute en vous plaçant à une extrémité : c'est ainsi que l'on voit le mieux les ondulations et les ressauts.

  • les poteaux sont d'aplomb dans les deux directions, vérifiés au niveau ;
  • la ligne haute est droite ou régulièrement décalée selon le terrain ;
  • les plaques sont bien engagées dans les rainures sur toute la hauteur et ne claquent pas quand on les pousse ;
  • les poteaux ne bougent pas sous une forte poussée à la main ;
  • aucune plaque ni aucun poteau ne présente d'arête épaufrée ou de fissure ;
  • tous les poteaux ont leur chapeau ;
  • la face décorative est tournée du côté convenu ;
  • la clôture suit la limite bornée et le tracé prévu ;
  • le terrain autour des plots est reprofilé et l'eau ne s'écoule pas vers la clôture ;
  • les emplacements de portail et de portillon ont la bonne largeur ;
  • les abords sont nettoyés, restes de béton et emballages évacués.

Questions fréquentes

Oui, à condition d'avoir des plots assez profonds et larges, des poteaux prévus pour cette hauteur et un béton qui a eu le temps de durcir. Dans les secteurs très exposés, en plaine dégagée, sur une hauteur ou dans les régions de mistral et de vent côtier, il vaut mieux dimensionner les fondations avec de la marge et demander conseil au fabricant ou à un bureau d'études structure.

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