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Pose d'un bâti-support WC Geberit avec habillage

Un WC suspendu est fixé sur une structure métallique cachée dans le mur, que l'on appelle bâti-support ou module d'installation. Chez Geberit, les modèles les plus courants sont le Duofix et le Kombifix.

Mis à jour 09/2026·12 min read·10 price list items
Prix d'une prestation standard
201,50 €/ pce
Fourchette indicative
161,20 € - 261,95 €
Prix pour cette prestation uniquement - hors fournitures et hors travaux préparatoires. Il ne s'agit pas du prix d'un chantier complet.
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Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.

PosteUnitéPrix / unitéQuantitéTotal
Installation d'éléments sanitaires
Installation bâti-support WC suspendu + habillagepce201,50 €-
Installation de baignoire (travaux de carrelage)pce94,55 €-
Habillage de baignoire et raccordement à l'évacuationpce-
Construction marche de receveur de douche et mise en pentepce-
Installation de WC à poserpce69,75 €-
Installation robinet mélangeur baignoire / douchepce85,25 €-
Installation de lavabopce54,25 €-
Installation robinet mélangeur de lavabopce38,75 €-
Installation de meuble vasquepce93,00 €-
Pose de miroir collépce77,50 €-
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Ce que comprend la pose avec habillage

La différence avec une simple pose de bâti, c'est que l'artisan ne repart pas en laissant une structure métallique nue. Vous obtenez un coffrage terminé, plan, avec l'ouverture pour la plaque de commande et les tiges filetées qui dépassent pour fixer la cuvette. En général, la prestation regroupe :

  • le traçage de la position et de la hauteur du bâti par rapport au sol fini et à l'axe de la cuvette ;
  • la fixation de la structure au sol et au mur, avec réglage de niveau et d'aplomb ;
  • le raccordement de la pipe d'évacuation au réseau et de l'arrivée d'eau froide au robinet d'arrêt situé dans le réservoir ;
  • l'essai sous pression de l'alimentation et le contrôle d'étanchéité de l'évacuation ;
  • la mise en place des protections sur l'ouverture de la plaque, la pipe et les tiges filetées ;
  • la construction du coffrage en carreaux de béton cellulaire ou en placo sur ossature métallique ;
  • selon ce qui a été convenu, une tablette au-dessus du bâti ou un coffrage jusqu'au plafond.

En règle générale, ne font pas partie de la prestation : le système d'étanchéité sous carrelage, le carrelage lui-même, la pose de la cuvette et de la plaque de commande. Ces étapes viennent après l'habillage et sont souvent réalisées par le même carreleur. Avant de commander, faites préciser où s'arrête son travail.

Ce qui doit être prêt avant l'arrivée de l'artisan

L'information la plus importante, c'est la hauteur du sol fini. Le bâti se règle par rapport à elle, pas par rapport à la dalle actuelle. Si l'on ne sait pas encore s'il y aura une nouvelle chape, un plancher chauffant ou simplement un carrelage collé sur l'ancien support, l'artisan doit estimer, et une erreur ne se rattrape plus sans casser. Tracez au mur un trait « sol fini » ou donnez la composition exacte du sol : cela évite bien des ennuis.

Réseaux et espace

  • L'évacuation, d'un diamètre suffisant, doit arriver à l'emplacement du WC. En immeuble, elle part en général de la colonne de chute. Le raccordement doit avoir une pente vers la canalisation.
  • L'arrivée d'eau froide doit être amenée à peu près au niveau du réservoir. Le placement précis est réglé par l'artisan, mais le tuyau ne doit pas se terminer à l'autre bout de la pièce.
  • Le mur derrière le bâti doit être solide. Le Kombifix se fixe surtout dans la maçonnerie. Le Duofix reporte la charge au sol par ses pieds, mais il a quand même besoin d'un ancrage solide en partie haute.
  • Si vous prévoyez un WC lavant ou un éclairage près des toilettes, l'alimentation électrique doit être tirée avant l'habillage, par un électricien qualifié et dans le respect de la NF C 15-100.

Les choix à faire à l'avance

L'artisan doit connaître la cuvette et la plaque de commande choisies, le format du carrelage et son calepinage. La profondeur de la cuvette détermine la distance entre le mur et l'assise. Le format des carreaux décide si l'ouverture de la plaque tombera au milieu d'un carreau ou sur un joint. Ceux qui y réfléchissent seulement au moment de carreler découvrent souvent que la plaque est décalée d'un demi-centimètre par rapport au joint, et l'effet n'est pas soigné.

Appartement en copropriété

Si le chantier touche à la colonne de chute ou aux canalisations communes, prenez contact avec le syndic suffisamment tôt. Il faut souvent couper l'eau de toute la colonne ou organiser le remplacement d'un piquage, ce qui se prévoit avec le syndic ou le gardien. Prévenir les voisins du dessous évite aussi les mauvaises surprises en cas de coupure d'eau prolongée.

Le déroulement étape par étape

Traçage et pose de la structure

L'artisan trace d'abord l'axe du WC, la hauteur du sol fini et la position de l'évacuation. Les pieds du bâti sont sortis selon l'épaisseur du sol, le cadre est plaqué contre le mur et réglé au niveau dans les deux sens. La hauteur d'assise dépend de celle des tiges de fixation : le fabricant indique sur le cadre des repères pour le réglage. L'assise se situe en général entre 40 et 46 cm environ au-dessus du sol fini. Les personnes grandes ou âgées préfèrent souvent le haut de la fourchette.

Vient ensuite l'ancrage. Les pieds sont vissés dans le sol, les pattes supérieures dans le mur. Dans une cloison en carreaux de plâtre, une brique creuse ou du béton cellulaire, il faut choisir des chevilles adaptées. Dans l'ancien, par exemple sur un plancher bois ou contre une cloison légère, il arrive souvent que le mur ne tienne pas : la fixation haute passe alors par un profilé de renfort ou par le coffrage maçonné lui-même.

Raccordement de l'eau et de l'évacuation

La pipe d'évacuation est raccordée au réseau, selon le cas par une réduction ou une rallonge. Elle doit être positionnée pour dépasser, une fois le carrelage posé, de la bonne longueur pour la cuvette. L'alimentation est amenée au robinet d'arrêt du réservoir, accessible plus tard par l'ouverture de la plaque. Puis vient l'essai sous pression : le tuyau est mis en pression et l'artisan vérifie que la pression ne baisse pas et que rien ne goutte. Mieux vaut assister à cet essai : une fois le coffrage fermé, une fuite est difficile à localiser.

L'habillage

En version maçonnée, on monte autour du bâti des carreaux de béton cellulaire, généralement de 50 à 100 mm d'épaisseur, collés au mortier-colle en joint mince. Ils sont découpés autour de la pipe, de l'alimentation et de la protection de la plaque, et viennent bien au contact du cadre. En version sèche, on monte autour du bâti une ossature en rails et montants métalliques, ou les profilés propres au fabricant. L'ossature est ensuite habillée de plaques de plâtre hydrofuges, en principe en double peau autour d'un WC pour que le coffrage ne fléchisse pas. Les règles de mise en œuvre des plaques de plâtre sont décrites dans le DTU 25.41.

Pour finir, la planéité est contrôlée à la grande règle. La surface doit être plane pour la colle du carrelage, et les protections des ouvertures restent en place. On ne les recoupe qu'après le carrelage, jamais avant.

Combien de temps cela prend

Dans une pièce préparée, la pose et le raccordement du bâti prennent en général quelques heures. Avec l'habillage, la tablette et les reprises de planéité, il faut compter en principe une journée de travail, davantage pour un coffrage jusqu'au plafond ou un raccordement compliqué. Le mortier-colle du béton cellulaire demande en général au moins jusqu'au lendemain avant la suite. L'étanchéité sous carrelage s'applique en deux couches, chacune devant sécher selon les indications du fabricant, puis le carreleur peut intervenir.

Habillage maçonné ou à sec : lequel choisir

Béton cellulaire

Un coffrage maçonné est rigide, lourd et isole bien du bruit. Le carrelage y tient de façon fiable, même en grand format, sans aucune souplesse. Il convient particulièrement au Kombifix, conçu justement pour être maçonné. Ses inconvénients : le poids, beaucoup de poussière à la découpe et un temps de séchage plus long. Sur un plancher bois, fréquent dans les immeubles anciens et les maisons de ville, demandez-vous si le plancher supportera cette charge.

Plaques de plâtre

Le coffrage à sec est léger, rapide et ne demande pas de séchage. C'est la solution courante avec le Duofix et pour les doublages longs qui alignent WC, lavabo et parfois mitigeur encastré. Pour que le carrelage ne fissure pas, l'ossature doit être serrée, les plaques hydrofuges et de préférence en double peau autour du WC. On glisse souvent de la laine minérale dans le vide pour atténuer le bruit de la chasse.

Mi-hauteur ou jusqu'au plafond

Un coffrage à hauteur du bâti avec une tablette horizontale est pratique : la tablette accueille les petits objets et le carreleur a moins de surface à traiter. Mais elle ajoute une arête à carreler avec précision, et une légère pente pour que l'eau n'y stagne pas. Un coffrage jusqu'au plafond donne un rendu plus net et cache mieux la colonne, au prix de plus de matériaux et de temps. En appartement, on le choisit souvent justement pour faire disparaître les vieilles canalisations.

Ce qui facilite le travail et ce qui le complique

La pose est rapide et sans surprise dans une pièce vide et propre, avec un mur droit et solide, une évacuation en attente et une hauteur de sol connue. L'artisan n'a alors qu'à tracer, poser, raccorder, tester et habiller.

Le travail devient plus long et plus délicat dans ces situations :

  • l'évacuation est mal placée et doit être prolongée ou déplacée, parfois avec une saignée dans la dalle ;
  • le mur derrière le WC est de travers, creux ou dans un matériau qui tient mal les chevilles ;
  • le bâti se pose dans un angle, où le coffrage doit faire un retour, ou à côté d'une fenêtre ou d'une porte ;
  • en immeuble, il faut contourner la colonne de chute et monter le coffrage jusqu'au plafond ;
  • vous voulez une tablette, une niche ou un coffrage commun au WC et au lavabo ;
  • en maison neuve, le sol n'est pas encore réalisé et la hauteur doit être déduite des plans ;
  • l'artisan doit attendre d'autres corps de métier, par exemple l'électricien pour la prise du WC lavant.

La différence avec la pose Geberit sans habillage

La grille de prix contient aussi une prestation distincte : Pose Geberit (Duofix / Kombifix) sans habillage. Le bâti, le raccordement et l'essai sont les mêmes. Ce qui change, c'est qui construit le coffrage, et quand. Concrètement :

  • sans habillage, l'artisan repart en laissant un bâti posé et testé, le coffrage est ensuite réalisé par un plaquiste, un maçon ou vous-même ;
  • avec habillage, vous recevez une surface terminée, prête pour l'étanchéité et le carrelage, et une seule personne répond de la planéité et de l'épaisseur ;
  • sans habillage, il faut transmettre précisément l'épaisseur de coffrage prévue lors du réglage, sinon la longueur des tiges et de la pipe risque de ne pas convenir ;
  • avec habillage, le travail s'étale souvent sur deux jours à cause du séchage, alors que la pose seule du bâti ne prend fréquemment qu'une partie de la journée ;
  • la version sans habillage se justifie surtout quand un grand doublage en placo est prévu pour plusieurs équipements et qu'une même équipe le réalise en une fois.

Si la pièce ne comporte que le WC et qu'un carreleur intervient sur toute la salle de bains, la version avec habillage est en général plus simple. Il n'y a pas de coordination à organiser ni de discussion pour savoir qui a laissé une surface de travers.

Les erreurs typiques et leurs conséquences

  • Mauvaise hauteur de sol. Un bâti réglé sur la dalle brute se retrouve trop bas une fois la chape et le carrelage ajoutés. Le WC est alors bas et les tiges ne correspondent plus aux trous de la cuvette.
  • Cadre mal réglé. Cela ne se voit pas tout de suite sur la cuvette, mais la plaque de commande est de travers et le carreleur doit retailler les carreaux autour avec peine.
  • Essai sous pression absent ou bâclé. Un raccord qui goutte se manifeste après quelques semaines par une tache d'humidité sur le mur voisin ou au plafond du voisin du dessous.
  • Coffrage trop épais. Les tiges de fixation et la pipe ne dépassent plus assez, et la cuvette ne se serre pas correctement.
  • Placo trop fin ou ossature trop espacée. Le coffrage fléchit quand on s'assoit, les joints autour de la cuvette fissurent et le silicone se décolle.
  • Protections retirées avant le carrelage. De la colle ou des débris tombent dans le réservoir ou la pipe : la chasse fuit ou l'évacuation se bouche.
  • Robinet d'arrêt oublié. S'il n'est pas accessible par l'ouverture de la plaque, impossible de couper l'eau du seul WC lors d'une réparation.
  • Pas d'étanchéité sur le coffrage. Avec une douche ou une douchette hygiénique à côté, l'humidité pénètre dans le placo et le carrelage finit par se décoller.

Guide pour bricoleurs : poser et habiller un bâti Geberit

Un bricoleur adroit et bien outillé peut réaliser ce travail seul si l'eau et l'évacuation sont déjà en attente et s'il travaille avec précision. En copropriété, voyez avec le syndic avant de toucher à la colonne. Si vous n'êtes pas sûr de votre raccordement, confiez l'essai sous pression à un plombier-chauffagiste. Lisez attentivement la notice du fabricant, car les cotes varient selon les modèles.

  1. Couper l'arrivée d'eau générale et vérifier que l'eau ne coule plus.
  2. Tracer au mur l'axe du WC et un trait indiquant la hauteur du sol fini, carrelage et colle compris.
  3. Sortir les pieds du bâti selon l'épaisseur du sol et plaquer le cadre contre le mur.
  4. Régler le cadre de niveau et d'aplomb, puis contrôler la hauteur avec les repères du cadre.
  5. Percer, poser des chevilles adaptées et fixer solidement les pieds au sol et les pattes au mur.
  6. Raccorder la pipe d'évacuation au réseau avec son joint et vérifier la pente.
  7. Raccorder l'arrivée d'eau froide au robinet d'arrêt du réservoir selon la notice.
  8. Mettre l'alimentation en pression, la laisser sous pression le temps recommandé et contrôler tous les raccords.
  9. Remplir le réservoir et faire une chasse d'essai dans la pipe en surveillant l'étanchéité de l'évacuation.
  10. Mettre en place toutes les protections sur l'ouverture de la plaque, la pipe et les tiges filetées.
  11. Monter le coffrage en béton cellulaire collé, ou en ossature métallique avec placo hydrofuge en double peau.
  12. Contrôler la planéité à la règle et la longueur des tiges qui dépassent selon l'épaisseur du carrelage.
  13. Laisser sécher la colle selon le fabricant avant de passer à l'étanchéité et au carrelage.

Contrôle et réception du travail

Avant le carrelage, tout est encore visible et rattrapable. Après, plus du tout. Lors de la réception, passez en revue ces points et n'hésitez pas à poser des questions :

  • le bâti est solide, il ne bouge pas et ne grince pas quand on appuie dessus ;
  • la hauteur correspond au trait de sol fini et à la hauteur d'assise convenue ;
  • l'axe du WC est à l'endroit prévu et l'ouverture de la plaque tombe juste dans le calepinage ;
  • l'essai sous pression a été fait devant vous et aucun raccord ne goutte ;
  • le robinet d'arrêt est accessible par l'ouverture de la plaque et se ferme bien ;
  • la pipe et les tiges filetées dépassent d'une longueur adaptée à l'épaisseur du carrelage ;
  • toutes les protections sont en place et intactes ;
  • le coffrage est plan, sans ondulation marquée, et ne fléchit pas s'il est en placo ;
  • la tablette ou l'arête supérieure est de niveau, ou avec une légère pente vers l'avant ;
  • les abords sont nettoyés et l'artisan vous a remis la notice et la référence du bâti.

Questions fréquentes

Le Kombifix est conçu pour être maçonné et se fixe principalement au mur. Le Duofix repose sur ses pieds, reporte la charge au sol et convient aux doublages à sec ainsi qu'aux murs peu résistants. Avec un habillage maçonné, les deux sont possibles : le choix dépend du mur et du sol.

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