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Tous les prix indiqués sont hors taxes (HT). Le prix main-d'œuvre ne comprend que le travail. Le prix avec fournitures ajoute les petites fournitures (colle, primaire, mastics, visserie et fixations). Le carrelage, les revêtements de sol, la peinture et les sanitaires sont choisis et achetés par le client et ne sont pas inclus.
| Poste | Unité | Prix / unité | Quantité | Total |
|---|---|---|---|---|
| Carrelage mural et sol | ||||
| Découpe jet d'eau 120×120 (chant à 45°) | ml | 12,25 € | - | |
| Pose de carrelage mural/sol standard jusqu'à 60 cm | m² | 60,45 € | - | |
| Pose de carrelage grès cérame au-delà de 60 cm | m² | 75,95 € | - | |
| Pose de carrelage grand format mural/sol 60×120 | m² | - | ||
| Pose de carrelage très grand format mural/sol 120×260 | m² | - | ||
| Pose de carrelage en mosaïque | m² | - | ||
| Pose de parement pierre naturelle/reconstituée / klinker | m² | - | ||
| Parement en pierre clivée (murets, soubassements) | m² | - | ||
| Pose de listel / bande décorative | ml | 3,90 € | - | |
| Pose de carrelage au sol en diagonale jusqu'à 600 mm | m² | 69,75 € | - | |
| Réalisation de joints de carrelage | m² | 2,95 € | - | |
| Réalisation de joints silicone | m² | 5,60 € | - | |
| Application de silicone sur les angles et bords internes | ml | 2,95 € | - | |
| Découpe jet d'eau 60×60 (chant à 45°) | ml | 9,15 € | - | |
| Découpe jet d'eau - découpe de carreaux | ml | 16,30 € | - | |
| Chant à 45° (coupe jolly) - pose et ajustement | ml | 91,45 € | - | |
| Plinthes en carrelage | ml | 10,10 € | - | |
| Réalisation de percements dans le carrelage | pce | 18,60 € | - | |
Qu'est-ce que l'onglet Jolly et pourquoi le jet d'eau
Sur un angle sortant classique, le carrelage se termine soit par un profilé métallique ou PVC, soit par un carreau qui recouvre le chant de l'autre. La première solution est pratique, mais le profilé se voit. La seconde laisse apparaître le biscuit du carreau, c'est-à-dire sa masse. L'onglet Jolly évite ces deux défauts : les deux carreaux sont biseautés, mis bord à bord, et l'angle ne montre plus qu'un joint fin, presque invisible. Sur les carreaux à veinage marbre ou pierre, le motif peut même se prolonger d'une face à l'autre, ce qui explique le succès de cette finition sur les grands formats.
Pourquoi le jet d'eau ? Une coupe droite en biais se fait aussi avec une scie sur table à disque inclinable. Le jet d'eau chargé d'abrasif, en général un sable de grenat fin, a pourtant plusieurs avantages. Il n'exerce ni pression ni vibration comme un disque, il ménage donc les carreaux fins et fragiles. Il réalise dans la même opération des coupes courbes, des arrondis et des découpes, par exemple pour une plaque de cuisson, une prise ou un lavabo, en plus du biseau. Et la machine est pilotée par ordinateur à partir d'un plan, les cotes restent justes même sur de grandes longueurs, là où une coupe à la main accumulerait les écarts.
L'inconvénient, c'est que la machine est fixe. Il faut transporter les carreaux à l'atelier et les ramener sans casse, et tout repose sur un relevé de cotes précis. Le jet laisse aussi une surface de coupe légèrement rugueuse et, en coupe inclinée, le chant peut être un peu irrégulier. C'est pourquoi on le reprend presque toujours au polissage.
Le déroulement du travail étape par étape
Relevé de cotes et plan
Tout commence par un relevé précis de l'endroit où se trouvera l'angle. Le carreleur ou le technicien mesure longueurs, hauteurs et surtout les angles réels. En pratique, il arrive souvent qu'un angle de mur ou d'îlot ne fasse pas exactement 90 degrés. Le biseau doit alors être ajusté, sinon le joint s'ouvre. Les mesures servent à dessiner un plan qui indique, pour chaque carreau, quel chant est biseauté, où sont les découpes et comment doit courir le motif. Sur les carreaux très veinés, on étale souvent les pièces à l'avance et on les numérote, pour que les bons morceaux se retrouvent face à face sur l'angle.
Réception et transport des carreaux
Les carreaux de 120×120 cm voyagent debout, sur un chevalet ou une palette à cadre, jamais posés à plat sans appui. Au chargement, on utilise un cadre de manutention à ventouses ou au minimum deux ventouses et deux personnes. Avant de partir en atelier, chaque carreau est contrôlé : fissure, coin épaufré, défaut d'émail. Il est utile que vous assistiez à ce contrôle, ou que vous demandiez des photos.
La découpe
Le carreau est posé sur la table de découpe à grille de façon à reposer sur toute sa surface, sans fléchir. On réalise d'abord en général les coupes droites et les formes, puis le biseau. Le biseau Jolly ne va pas jusqu'à une arête vive en surface. On garde côté émail un petit méplat d'environ 1 à 2 mm, qui protège l'émail des éclats et ménage la place d'un joint fin au collage. La coupe inclinée est plus lente qu'une coupe droite, car le jet traverse plus de matière.
Finition du chant
Après la coupe, le carreau est rincé de son abrasif et le chant est repris avec des disques diamantés de polissage. On supprime ainsi la rugosité et les petites irrégularités laissées par le jet, et on adoucit légèrement le méplat pour qu'il ne coupe pas. Sur un carreau poli, le chant peut être lustré. Sur un carreau mat, on le ponce pour qu'il garde le même aspect que la face. Les carreaux sont ensuite renumérotés selon le plan et emballés avec des protections d'arêtes.
Retour sur le chantier
Les carreaux coupés reviennent sur le chantier. Le chant biseauté est bien plus fragile que le bord d'origine. On les porte donc de manière à ce que l'arête ne touche jamais le sol ni un dormant de porte. Le collage et l'assemblage de l'angle sont faits par le carreleur qui pose.
Ce qui doit être prêt avant le départ des carreaux à l'atelier
L'erreur qui coûte cher ici, c'est de couper un carreau sur de mauvaises cotes. En 120×120, un carreau raté ne se remplace pas par une chute. La règle est simple : on coupe seulement quand le support est terminé.
- Le support doit être dans son état final : enduit, dressé, cornières d'angle posées, étanchéité sous carrelage faite dans la douche, saignées électriques terminées.
- Les angles à habiller doivent être droits et d'aplomb. Reprendre un angle tordu avant le relevé est plus simple que de rattraper au mortier-colle.
- L'épaisseur de colle doit être connue. Les grands formats se collent en double encollage, et l'épaisseur de colle avance tout le carreau, ce qui déplace la position de l'angle.
- Pour un îlot ou un meuble, le caisson doit être fixé solidement et terminé. Un caisson de cuisine qui bouge encore casse un angle Jolly en quelques semaines.
- Les positions exactes des découpes doivent être connues : prises, interrupteurs, robinetterie, évacuations, siphons et appareils selon leurs notices techniques.
- Décidez à l'avance où le motif doit se prolonger sur l'angle et où cela vous importe peu.
En appartement, pensez aussi à l'acheminement. Un carreau de 120×120 n'entre souvent pas dans l'ascenseur d'un immeuble ancien et se monte par l'escalier. Prévoyez deux porteurs, un chemin dégagé et une protection des murs et des marches dans les parties communes.
Format 120×120 ou 60×60 : ce qui change
Le tarif comporte aussi une ligne séparée, Découpe au jet d'eau 60×60 (onglet Jolly). Le principe de la coupe est le même, mais la taille du carreau change presque tout autour.
- Poids et manutention : un 120×120 a quatre fois la surface d'un 60×60. Avec une épaisseur de 9 à 10 mm environ, il pèse autour de 30 kg, tout en étant long et flexible. Il faut deux personnes avec ventouses ou cadre. Un 60×60 se porte seul.
- Risque de casse : le grand format casse quand on le soulève mal, quand on le transporte à plat ou s'il ne repose pas entièrement sur la table pendant la coupe. En 60×60, ce risque est nettement plus faible.
- Longueur de chant par pièce : un 120×120 offre un chant de 1,2 m. Pour le même mètre linéaire, il y a moins de pièces et moins de mises en place sur la table. Mais la coupe est plus longue, et une erreur d'angle s'y voit davantage.
- Précision de l'angle : un écart de biseau presque invisible sur 60 cm devient sur 120 cm un joint qui s'élargit vers l'extrémité de l'angle.
- Usage : on choisit le 120×120 quand on veut le moins de joints possible sur l'angle, par exemple sur les faces d'îlot, les niches hautes et les poteaux. Le 60×60 est plus pratique sur les petits tableaux, les appuis et les plinthes basses.
- Remplacement en cas d'erreur : un 60×60 abîmé se remplace facilement par un carreau de réserve. En 120×120, la réserve est souvent plus petite et un réassort d'un autre lot de fabrication peut avoir une nuance différente.
- Transport : les grands formats demandent chevalet, cadre et véhicule adapté. Les petits voyagent en cartons.
Si vous hésitez sur le format à biseauter, c'est ce que vous posez qui décide. On coupe toujours le carreau qui sera utilisé sur l'angle. Si vos murs sont en 120×120, l'angle doit l'être aussi, sinon l'aspect de tout le mur en souffre.
Ce qui facilite le travail et ce qui le complique
La difficulté, et donc le coût global du chantier, dépend de plusieurs points que l'on peut influencer dès la conception.
Ce qui facilite
- des chants droits sans découpe, quand le carreau est seulement biseauté sur toute sa longueur ;
- un plan précis avec carreaux numérotés, sans compléments à fournir ;
- des carreaux plus épais et plus rigides, qui travaillent moins en manutention ;
- des carreaux teintés dans la masse, pour lesquels la couleur du biscuit ne pose pas de problème ;
- un nombre important de coupes identiques, car la préparation de la machine se répartit.
Ce qui complique
- les carreaux fins d'environ 6 mm, très souples en 120×120 et avec peu de matière au biseau ;
- les angles différents de 90 degrés et la combinaison d'un biseau avec un arrondi ou une découpe sur le même carreau ;
- un motif qui doit se raccorder exactement sur l'angle, car il impose le choix de carreaux précis ;
- les surfaces très brillantes, où un éclat d'émail ou un chant moins lustré se voient tout de suite ;
- un accès difficile au chantier : escalier étroit, pas d'ascenseur, stationnement éloigné ;
- des changements de cotes après la remise du plan à l'atelier.
Un point mérite une attention particulière. Sur les carreaux émaillés dont le biscuit n'a pas la couleur de la surface, un mince filet de biscuit apparaît sur l'angle Jolly. Sur un marbre clair à biscuit rougeâtre, cela se voit. Si vous prévoyez beaucoup d'angles Jolly, demandez au vendeur des carreaux teintés dans la masse, ou faites biseauter un échantillon avant de commander toute la quantité.
Erreurs courantes et leurs conséquences
- Arête vive sans méplat. Un biseau poussé jusqu'à la surface paraît parfait à l'atelier, mais l'émail s'éclate au collage ou au premier choc. Il reste alors de petits éclats sur l'angle, irréparables sans changer le carreau.
- Relevé avant la fin du support. Après le dressage du mur, l'angle bouge de quelques millimètres et les carreaux ne tombent plus juste. On le voit à un joint ouvert ou à un carreau qui dépasse sur l'autre.
- Angle mal mesuré. Un angle à 92 degrés avec des biseaux exactement à 45 degrés donne un joint étroit en bas et large en haut, ou l'inverse. Sur 120 cm de hauteur, c'est flagrant.
- Mauvaise manutention. Un carreau porté à plat par un seul bord casse souvent plus tard : la microfissure n'apparaît qu'après la pose. En grand format, c'est une cause classique de réclamation.
- Joint rigide sur support mobile. Si un angle sur placo ou sur meuble est assemblé avec un produit sans souplesse, une fissure fine apparaît avec le temps dans le joint ou le chant se décolle.
- Chant non poli. Un chant rugueux sorti du jet absorbe la saleté et le mortier de joint, et l'angle prend un aspect grisâtre.
- Jolly sur une arête de passage. Un angle biseauté sur un nez de marche ou une surface piétinée finit par s'épaufrer. Pour les marches, les pièces de marche toutes faites ou les nez arrondis conviennent mieux.
- Lots mélangés. Un carreau racheté après une casse n'a pas tout à fait la même nuance, et c'est justement sur l'angle, là où deux carreaux se rencontrent, que la différence saute aux yeux.
Combien de temps cela prend
La coupe elle-même prend sur la machine de quelques minutes à quelques dizaines de minutes par carreau, selon la longueur du chant, l'épaisseur et le nombre de découpes. Le délai total dépend surtout de ce qui l'entoure. Le relevé et le plan demandent en général un déplacement et un temps de préparation. Les ateliers ont souvent un planning chargé : entre la remise du plan et le retour des carreaux, il s'écoule couramment plusieurs jours ouvrés, davantage pour les gros chantiers. Intégrez ce délai au planning, pour que le carreleur n'attende pas sur place sans matériau.
Après le collage, le mortier-colle doit durcir selon la fiche technique du fabricant, en général environ 24 heures pour un mortier-colle déformable courant avant de jointoyer. Les joints d'angle en époxy durcissent selon le fabricant, et pendant ce temps rien ne doit s'appuyer sur l'angle. L'îlot ou la niche ne doivent pas être sollicités tant que tout n'a pas durci.
Comment contrôler le travail terminé
Faites le contrôle en deux temps : à la réception des carreaux coupés, puis après leur pose.
À la réception des carreaux
Regardez le chant à contre-jour. Il doit être droit sur toute sa longueur, sans éclat côté émail, avec un méplat de largeur régulière. Passez le doigt dessus : il ne doit être ni coupant ni rugueux. Comparez la numérotation avec le plan et vérifiez au mètre la position des découpes. Regardez aussi la face autour de la coupe : pas de rayures dues à la grille ni de traces d'abrasif.
Après la pose
L'angle doit présenter un joint fin et régulier sur toute sa hauteur ou sa longueur. Posez un grand niveau sur les deux faces : les carreaux doivent être dans le même plan et l'angle ne doit ni rentrer ni ressortir. Tapotez doucement les carreaux près de l'angle : un son creux révèle des zones sans colle, où l'arête risque de casser. Sur les carreaux à motif, vérifiez que le raccord correspond à ce qui était prévu.
Réception des travaux
- tous les carreaux sont numérotés et conformes au plan ;
- le chant biseauté est droit sur toute sa longueur, sans éclat d'émail ;
- un petit méplat subsiste côté face et l'arête n'est pas coupante ;
- le chant est poli et son brillant ou son mat correspond à la face ;
- les découpes tombent sur les positions mesurées des boîtiers, robinets et appareils ;
- les carreaux ne présentent ni fissure, ni coin épaufré, ni rayure de machine ;
- le joint d'angle posé est régulier sur toute sa longueur ;
- les deux faces de l'angle sont dans le même plan ;
- aucun son creux au tapotement près de l'angle ;
- le motif se prolonge sur l'angle comme convenu ;
- le joint d'angle est rempli avec le produit prévu, dans la teinte du carreau ;
- les chutes et carreaux de réserve remis sont du même lot et identifiés.
Questions fréquentes
On compte la longueur de chant biseauté. Sur un angle sortant, deux carreaux se rejoignent et chacun a son propre biseau. Un angle d'un mètre compte donc en général pour deux mètres linéaires de coupe. Les coupes droites, les formes et les découpes peuvent figurer sur des lignes séparées, vérifiez-le à la commande.
Pas au jet d'eau : la machine est fixe et reste à l'atelier. Sur chantier, le biseau se fait à la scie sur table à disque inclinable ou à la meuleuse sur rail de guidage. Sur de grands carreaux et de longs chants, cette coupe est cependant plus exigeante en précision et le risque de casse est plus élevé.
Sur des faces verticales, oui, si le support est rigide et si l'angle est bien collé et assemblé avec un produit souple ou époxy. Aux endroits où l'angle prend souvent des coups, par exemple dans un passage avec tabourets ou au bord du plan de travail, il vaut mieux adoucir légèrement l'arête ou choisir une autre finition.
C'est le biscuit du carreau. Les carreaux émaillés n'ont le décor qu'en surface, et leur masse peut avoir une autre teinte. Sur les carreaux teintés dans la masse, ce filet se voit à peine. Si ce détail compte pour vous, faites biseauter un échantillon avant de lancer la découpe de tous les carreaux.
C'est la raison pour laquelle une réserve du même lot est précieuse. En 120×120, il est conseillé de commander avec une marge et de convenir à l'avance avec l'atelier de qui assume le risque de casse pendant le transport et la découpe.
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Chiffrez tout le projet, pas seulement une prestation
Dans la grille tarifaire des travaux, vous choisissez des postes de tous les corps de métier et NUMIQ en fait un devis prêt à envoyer au client.
Comment ce travail s'enchaîne avec les autres corps de métier
La découpe au jet d'eau est une étape intermédiaire entre le relevé et la pose. Elle dépend de plusieurs métiers, et la plupart des problèmes naissent justement à leurs interfaces.
Sur le terrain, cela se passe bien quand c'est le carreleur qui posera qui fait aussi le relevé. Il connaît son épaisseur de colle et sa façon d'assembler les angles, et on évite le débat sur la responsabilité de l'atelier ou de la prise de mesures.